Once Upon a Fearytale

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18/20
Nom du groupe Snow White Blood
Nom de l'album Once Upon a Fearytale
Type EP
Date de parution 15 Octobre 2016
Labels Recordjet
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album12

Tracklist

1.
 Shadows of Our Yesterdays
 05:44
2.
 Mirror on the Wall
 05:30
3.
 Lullaby for the Undead
 04:22
4.
 Hamelin
 05:58
5.
 Sheherazade
 06:38

Durée totale : 28:12

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Snow White Blood


Chronique @ ericb4

06 Octobre 2017

Un outsider avec lequel il faudra compter...

Encore un énième groupe de metal symphonique à chanteuse voué comme tant d'autres à une carrière en dents de scie, voire à une disparition prématurée, me direz-vous, et vous auriez raison...à quelques nuances près ! En effet, ce jeune et talentueux quartet allemand originaire de Dreieich entend précisément relever le défi de s'illustrer dans ce registre metal, notamment face à ses homologues et compatriotes Elvellon, Beyond The Black et autres Xiphea et Once. Et ce, afin d'embrasser un projet au long cours à l'international. Légitime dessein envisagé par Ulli (frontwoman aux volutes à mi-chemin entre Ailyn (ex-Sirenia) et Zuberoa Aznarez (Diabulus In Musica)), Chris (guitare), Thomas (basse) et Heinz (batterie) et pour lequel nos quatre mousquetaires semblent s'être donné les moyens de leurs louables ambitions...

Au moment où certains de ses maîtres inspirateurs n'ont de cesse de galvaniser les foules aux quatre coins de la planète, à l'image de Sirenia (seconde période), Delain, Nightwish (première mouture) ou encore Diabulus In Musica, le combo a enchaîné les concerts depuis près de trois ans à l'échelle locale, avec un accueil plutôt chaleureux de la part de son auditoire. Parallèlement, nos acolytes ne se sont pas montrés moins productifs en studio, mais néanmoins prudents dans leur démarche et soucieux du moindre détail de production. Que ce soit pour leur single « Snow White Blood » (2014) ou cet introductif EP 5 titres « Once Upon a Fearytale », généreuse offrande de 28 minutes sortie chez Recordjet, la qualité d'enregistrement et des arrangements reste de bon aloi et le mixage équilibré entre instrumentation et lignes de chant. Mais entrons plutôt dans les arcanes du méfait...

Le collectif germanique officie depuis ses débuts, en 2013, dans un metal mélodico-symphonique gothique classique, riche en harmoniques, éminemment mélodieux, à la touche orientalisante et à la technicité éprouvée mais non ostentatoire. Ce faisant, il démontre déjà sa faculté à générer des hits en puissance, ou pour le moins des compositions aux accords rigoureux, fortement chargées en émotions et durablement inscriptibles dans les mémoires. A commencer par les deux pistes remastérisées de son single.

Ainsi, on ne tardera pas à esquisser un headbang bien senti sur « Shadows of Our Yesterdays », tubesque mid tempo symphonique gothique aux refrains estampés Sirenia, dont les arrangements instrumentaux rappellent ceux de « Perils of the Deep Blue », sixième album du groupe norvégien. On restera également suspendu aux lèvres de la déesse, déversant ses limpides et enchanteresses envolées semi-lyriques, et happé par un riffing vrombissant et ondulant dans la lignée d'un Delain typé « April Rain ». On ne résistera pas davantage à l'appel de la sirène sur le nightwishien « Mirror on the Wall » ; titre aux refrains catchy, à la basse claquante et imposant le rythme soutenu de ses frappes conjointement à de virevoltantes nappes synthétiques.

Par ailleurs, le combo livre de saisissantes séries d'accords sur des pistes certes moins directement orientées vers les charts et un poil impersonnelles, mais jouant habilement des contrastes. Et la sauce prend, là encore... Ainsi, sur une rythmique syncopée, dans le sillage harmonique de Diabulus In Musica, le mid tempo « Lullaby for the Undead » investit une basse vrombissante, un tantinet saccadée, venant en contre-point d'une fragile boîte à musique. Effet d'ombre et de lumière qui n'est pas sans rappeler « Frozen » de Delain. Déversant ses riffs plombants au fil des ondulantes et graciles inflexions de la maîtresse de cérémonie, le brûlot se pare également d'un solo de guitare au fin legato dans la veine de Lanvall (Edenbridge). Dans cette mouvance, coulera également dans nos veines l'entraînant mid tempo « Hamelin », où ses riffs corrosifs oscillent avec une inattendue harpe samplée et une violoneuse assise. Une manière subtile de faire cohabiter le Yin et le Yang.

Lorsqu'il s'adonne au metal symphonico-progressif, le quartet allemand révèle là aussi un bel élan d'inspiration, nous livrant une orientalisante offrande que l'on ne quitte qu'à regret. Ainsi, la sensuelle fresque « Sheherazade », dans la lignée d'un Epica à l'époque de « The Divine Conspiracy », nous immerge dans une atmosphère chatoyante, presque brûlante. Sur une rythmique graduellement enfiévrée au fil de ses quasi 7 minutes, par ses incessants ondoiements instrumentaux, le propos enivre les sens et magnétise le tympan, in fine. Modulant son vibrato à l'envi, la belle, quant à elle, ne contribue pas moins à nous retenir tout au long de notre périple, loin s'en faut...

Ainsi, on découvre une formation bien inspirée, au potentiel mélodique avéré, qui a beaucoup appris de ses maîtres inspirateurs et qui s'est laissée le temps de soigner sa production pour nous livrer cette ragoûtante galette. Si, ni l'originalité, ni la prise de risque sont au rendez-vous de nos attentes, et si les sources d'influence ne semblent pas encore totalement digérées, le combo parviendra assurément au déclenchement inconscient d'une émotion chez l'amateur du genre. On regrettera aussi l'insuffisance de diversité atmosphérique et vocale, même si les patines d'Ulli font mouche où qu'elles se meuvent. Mais pour un premier essai, le quartet allemand s'en sort avec les honneurs, nous offrant une œuvre raffinée et accessible, mais nullement simpliste, poussant irrémédiablement à une certaine addiction. Bref, un outsider avec lequel il faudra compter...

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