On Va Tous Crever

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Nom du groupe Sidilarsen
Nom de l'album On Va Tous Crever
Type Album
Date de parution 26 Avril 2019
Labels Verycords
Style MusicalFusion
Membres possèdant cet album19

Tracklist

1.
 À Vif
 05:14
2.
 Money Game
 04:03
3.
 Interdit de Se Taire
 04:05
4.
 Zéro un Zéro
 04:59
5.
 God’s Got Guns
 04:05
6.
 Start Up Nation
 04:52
7.
 We Come to Get It
 06:07
8.
 On Va Tous Crever
 04:04
9.
 Powerful Day
 04:36
10.
 Dans Tes Bras
 04:32
11.
 L’Ardeur du Vivant
 06:29

Durée totale : 53:06


Chronique @ Just_an_Ellipsis

01 Mai 2019

Jamais dans la facilité, mais peut-être un poil trop de gourmandise ...

Quand on y pense, un an après la sortie de « Dancefloor Bastard », Sidilarsen a tout de même fêté ses 20 ans. Quand je les ai découverts en 2008 avec la sortie de « Une Nuit pour Sept Jours », aurais-je pensé dix ans après attendre avec autant de passion chacune de leurs nouvelles sorties ? Mélangeant depuis leurs débuts de multiples influences diverses pour accoucher d’une musicalité variée leur permettant de fusionner Metal industriel et Rock électronique influencé par une techno dancefloor jamais éludée, nous avions pourtant aperçu sur l’opus précédent une « Metalisation » exponentielle en phase de devenir une nouvelle corde intéressante à l’arc des Toulousains. Toujours électro, mais bien plus agressif, le virage entreprit sur ce septième album est évident, ne serait-ce que par son nom : « On Va Tous Crever » ; que sa sublime pochette.

Chuchotement malsain enchainant sur des blasts étouffants, mélange fluide entre la voix rocailleuse et hargneuse de Viber jusqu’aux hurlements de Didou sur des refrains fédérateurs, « A Vif » se veut dans la droite lignée d’une version encore plus violente de l’album « Dancefloor Bastards ». Au-delà de cet aspect toujours plus colérique, le son beaucoup plus hard de l’album n’en est pas pour autant surprenant, Sidilarsen n’oubliant pas ses propres références, optant pour des duos vocaux classiques (mais efficaces) sur « Money Game » et son break qui fera toujours malheur sur scène ou de légères touches électro introduisant la très Mass Hysteria « Interdit de se Taire », poussant un refrain d’une magnifique émotion contrebalançant avec de légers manques de créativité pour des paroles moins inspirées qu’à l’accoutumée.

C’est d’ailleurs sur ce point que cet album m’aura rafraichi en de multiples occasions. Si les thèmes ne manquent pas, que cela soit pour critiquer les GAFA (l’exceptionnelle « Zéro Un Zéro »), le manque d’investissement envers l’écologie (« On Va Tous Crever »-titre, réunissant au meilleur rythmique hardcore et mélodique et paroles inspirées et accrocheuses), la politique actuelle (la bien nommée « Startup Nation », bluesy et hard-rock taillé pour le live, car à chaque album son tacle à la présidentielle, après tout) ou les Etats-Unis (la purement hardcore « God’s Got Guns »), tous les textes ne se valent pas. Déjà dans les quatre mentionnés, il y a des hauts (davantage) et des bas, mais on peut également mentionner la mauvaise « Powerful Day », pas aussi ratée que « Go Fast », certes, mais pas franchement intéressante pour autant, s’étalant dans un moule impersonnel d’une rythmique massive très lambda (même si je retiens les petits breaks de basse) et des paroles scandées sans aucune motivation.

Cette volonté de massivité toute à l’honneur du groupe trouve toutefois certaines limites quand Sidilarsen tente de ralentir le rythme. C’est notamment le cas pour la belle « Dans tes Bras », trouvant un lyrisme érotique joliment raconté, mais étouffé par des refrains beaucoup trop massifs, hurlés de manière lambda et ne posant que trop peu d’aération dans sa musicalité. Néanmoins, la belle surprise vient de « We Come to Get It », rappelant la longue « Prédiction », mettant en avant un univers électro-core, entêtant et répétitif sans que cela n’en soit un défaut, ayant la bonne idée d’offrir la seule minute de vrai calme sur cet album. « L’Ardeur du Vivant » arrive pourtant bien rapidement pour clôturer l’album. Si à son départ, on croit encore tomber sur cette fameuse rythmique massive propre à ce recueil, la bonne surprise vient de cette électronique qui aérera joliment ce morceau long, s’ambiançant progressivement jusqu’à une conclusion grandiose.

Peut-être suis-je apparu très froid et tranchant dans cette critique, je tiens pourtant à modérer le ton de celle-ci. « On Va Tous Crever » est un très bon album. Depuis « Machine Rouge », qui tient lieu du fameux album de la « maturité » pour Sidilarsen, les Toulousains ont toujours pris à cœur le fait de ne jamais tomber dans la facilité musicale et « On Va Tous Crever » réussit haut la main sur ce registre. Si le disque se fait bien plus technique (et sombre) que les Sidi ne l’ont jamais été (ce travail monstrueux sur la batterie, notamment, multipliant descente, blast et double avec une immense fluidité), les Toulousains pêchent parfois par excès de gourmandise, opérant trop de schémas répétitifs entre les morceaux sans penser à suffisamment les aérer, sans compter une plume qui s’étiole douloureusement par instant en enfonçant lourdement beaucoup de portes ouvertes. Le disque passe avec facilité, certes, mais je ne peux m’empêcher d’en garder un léger arrière-gout amer.

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vincysteria - 03 Mai 2019:

J'apprécie Sidi mais sans plus (notamment le chant, si les textes sont bons, j'ai un peu de mal avec les voix). Mais je suis agréablement surpris par ce nouvel album que je trouve frais et accrocheur!
Merci pour la chronique, très bien rédigée!

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