Obéir et Mourir

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
18/20
Nom du groupe Dernière Volonté
Nom de l'album Obéir et Mourir
Type Cassette
Date de parution 1998
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album1

Tracklist

DISC 1
1. L'Enfant Germain
2. Le Travail Rend Libre
3. Terrorangriff
4. La Force par la Joie
5. Europa
6. Exaction
7. Roma
8. La Logique de la Terreur
9. L'Assaut
10. Les Orgues de Staline
11. Lord
12. Résister
13. Par Notre Sang Versé
14. La Croix Sacrée
DISC 2
1. La Rose Blanche
2. Requiem
3. Un Matin d'Automne
4. L'Essence Nationale
5. Le Train (Pt. I)
6. PPF
7. Le Chemin des Douleurs
8. Radiophone
9. Les Partisans
10. A. Speer
11. Berlin
12. Le Train (Pt. II)
13. Belsen
14. ...V...

Acheter cet album

 $89.98  buy  buy  £12.99  buy  €34,06  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Dernière Volonté


Chronique @ PiedLeger

17 Septembre 2008
Obéir et Mourir… Première production de Dernière Volonté, composée par un jeune musicien (20 ans, paraît-il, à l’époque), ce double CD est assez bruitiste, martial, et influencé par les Joyaux de la Princesse, un autre groupe indus. Son nom est fort, son sujet également : il traite de la seconde guerre mondiale, thème sulfureux s’il en est.

Une musique très martiale avec de longues notes, style orgue ou vieux clavier, nous ramène dans l’Europe de 1940. Tous les morceaux n’ont pas le même rythme (par exemple, « La force par la joie », beaucoup plus calme que ses voisins) ; ce voyage historique, qui dure plus de deux heures au total, ne laisse pas le temps de s’ennuyer. Personnellement, j’apprécie assez peu les morceaux vraiment bruitistes (comme « Europa ») mais les fans de ce genre-là pourront accrocher.
La production est rugueuse, un peu amateur, quoique soignée. Tout en elle rappelle l’époque à laquelle il est fait référence. Les titres font références à diverses idées ou évènements de l’époque, retranscrits à travers des percussions, orgues, bruits – DV étant assez bruitiste à cette époque – et échantillons sonores. Parmi eux, beaucoup sont sans ambigüités, comme le speech d’A.H. dans « Terrorangriff ». Il n’en fallait pas plus pour que certains cataloguent DV comme néo-nazi, malgré l’avertissement : « En dépit de certains aspects ambigus, "Obéir et Mourir" ne se veut d'aucune tendance politique, extrémiste ou révisionniste. »
Ce genre d’accusations est probablement inévitable si l’on considère la facilité qu’ont certaines personnes à cataloguer, mais aussi l’inaccessibilité de l’album. Obéir et Mourir est sombre, résolument martial, parfois entraînant. Il reflète l’inhumanité, l’enthousiasme, la guerre. Plus encore, il reflète la fascination pour un certain régime politique, et pour une certaine frange de l’histoire qu’on a trop tendance à aborder derrière de confortables préjugés. Si Obéir et Mourir traite des années 40, il ne le fait pas négativement, comme le politiquement correct le souhaiterait, ni positivement. Il le fait simplement de manière à retranscrire l’ambiance de l’époque, l’idée que nous avons du totalitarisme, comme si 1984 était mis en musique. On y trouve aussi une fascination, une certaine esthétique, qui existe également et que l’on a tendance à rejeter hâtivement en étudiant cette période-là. Au contraire, Obéir et Mourir s’y attarde, en explore les moindres recoins. S’il faut plusieurs écoutes pour saisir toutes les subtilités, musicales et historiques, des morceaux, l’auditeur dépourvu de sentiment négatif ressentira la même obscure fascination pour ce régime qui a tant fait et qui nous a tant marqué. Au-delà, bien sûr, de tout jugement facile et binaire.

Quand Obéir et Mourir est vendu par le label Nouvelle Alliance, Dernière Volonté n’en est encore qu’à ses balbutiements. Pas de voix, ni de romantisme (sauf peut-être en filigrane), comme on en trouvera plus tard, un côté plus bruitiste et martial. Ce CD est intéressant pour connaître les racines du projet et en appréhender l’évolution. De plus, avec des moyens sobres et simples, le compositeur y crée une ambiance unique, qui retraduit pêle-mêle tout ce qui a pu exister à l’époque : peur, haine, espoir, enthousiasme, mort, et puis un soulagement fragile avec l’outro. A découvrir, pour les fans de DV ou d’indus qui ne l’ont pas encore fait !

0 Commentaire

4 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire