Ahhhhh
Peer Günt...Voilà bien un groupe méconnu qui pourtant ne cesse de proposer des albums de qualité depuis de nombreuses années, raison pour laquelle je me devais de proposer une chronique pour ce groupe dont seul
Korpiklaani avait fait la pub sur son dernier album. Pour la petite histoire, il faut savoir que le groupe a sorti son premier album en 1985 (un bon cru, l’année de ma naissance eh eh !!), fit un break en
1994 après «
Smalltown Maniacs » et nous revenait vient plus en forme que jamais en 2005 avec ce fracassant «No Piercing No Tattoo » qui reste à ce jour, l’album phare de leur discographie.
Peer Günt, avant tout, c’est l’œuvre d’un homme, Timo Nikki, homme dont les abus d’alcool ont façonné sa voix (tendance Lemmy mais en plus compréhensible) mais n’ont point altéré sa fougue et son envie de distiller sa musique comme du bon vieux whisky. La musique !! Justement parlons-en, qu’est-ce c’est ?? Du
Hanoi Rocks ? Du
Lordi ?? Je dirais tout simplement du
Hard rock comme on l’aime, celui qui tape là où ça fait mal et qui file le sourire en permanence. Vous aimez Motörhead pour son coté rock 'n' roll,
AC-DC pour son coté bluesy,
Peer Günt est fait pour vous. L’homme ne change pas une formule qui marche, ne révolutionne pas la musique mais prend son pied tout simplement et ça s’entend. L’album s’ouvre donc sur les chapeaux de roues, avec un « Comin' Back to You » qui pourrait s’adresser à l’auditeur après une absence de 11 piges et surtout avec l’envie retrouvée d’un groupe de repartir comme en l’an 40. Une envie irrépressible de taper du pied, bouger sa nuque, sourire, et lever sa chope de bière s’empare de nous et ne nous quittera pas jusqu’à la fin de l’album. Les titres s’enchaînent avec une facilité incroyable, aucun temps mort n’est à déplorer, tantôt hard/blues (« Scarecrow Shoes »), tantôt
Hard rock 'n' roll (« Motorcycle Woman »), le groupe ne laisse aucun répit à nos pauvres oreilles et j’ai envie de dire tant mieux !!!
Les paroles sont hautement philosophiques pour un groupe de
Hard (
Sex, and Gigs) et ne font que renforcer ce sentiment que ce groupe joue pour se faire plaisir d’abord tout simplement, plaisir communicatif bien évidemment.
Seul petit moment d’accalmie avec « Alone in the
Dark I
Whisper Your Name », ballade gentillette, sans grande prétention où on voit que finalement les femmes ne sont pas destinées qu’à assouvir leurs pulsions sauvages. Et l’album de se clôturer avec une chanson typée « country de redneck bourré pervers » absolument jouissive qui nous rappelle que ce groupe est totalement déjanté (notre regretté Bon Scott approuverait en bonne et due forme). C’est bien beau tout cela me direz- vous mais qu’en est-il de la production ? De la prestation des musiciens ? Rassurez-vous, le son est puissant, audible mais qui garde son aspect un peu « crade » quand même, sans pour autant faire figure de son « garage enregistré à l’arrache ». Bref, de l’urgence certes mais du professionnalisme (ce ne sont pas de nordiques pour rien, l’amour des choses bien faites, comme les femmes ;)). Le batteur et le bassiste sont excellents dans leur rôle respectif sans pour autant voler la vedette au chanteur / guitariste qui semble s’éclater comme un gamin à coup de rythmiques implacables ponctuées de solos. Au final donc cet album remplit aisément son contrat, à savoir qu’il est sévèrement burné et que le groupe n’a pas son pareil pour communiquer sa bonne humeur. Sans atteindre des niveaux de compositions dignes des plus grands, cet album constitue à mes yeux la bande son idéal d’un film avec Phil Hallyday (pour les connaisseurs ;)) et prouve que le
Hard rock n’est pas une question de look (« No Piercing No Tattoo ») mais bel et bien une fuckin’ attitude.
16/20.
http://www.youtube.com/watch?v=4elVogeHYjM
@ Sadorna
Leur son a évolué , j ai ecouté les anciens mais tu verras par toi meme. C est meme un peu brouillon sur "No guts No glory" et bizarre ( je dirais lisse, mais je suis pas gratteux) sur "Buck the odds". En tout cas, je mettrais leurs chroniques dans les semaines à venir si j' ai le temps.
Croisons les doigts pour que un jour ils passent en france...
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