Nightmarish Illusions

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Nom du groupe Ghoulchapel
Nom de l'album Nightmarish Illusions
Type Album
Date de parution 12 Novembre 2013
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Intro / the Beginning 01:34
2. In the Hands of the Forest 04:50
3. One Strange Dream 04:09
4. Where the Fear Conquers All 03:53
5. Ghoul Chapel 06:34
6. The Funeral of a Horrid Man 03:48
7. Lost in the Walls 04:29
8. The End / Outro 00:57
Total playing time 31:14

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Ghoulchapel


Chronique @ Matai

30 Novembre 2013

Malgré des compos tout à fait satisfaisantes, l'opus manque de moments forts, de puissance et d'efficacité

S’il y a bien un pays qui mériterait de se dynamiser un peu en matière de black symphonique, c’est bien l’Arménie. Les groupes du genre doivent à peine se compter sur les doigts de la main. Seul Blood Covenant semble tirer son épingle du jeu depuis 2001. Avec quatre albums au compteur, ils ont montré qu’ils étaient les leaders dans ce domaine, avec un line-up assez imposant. Le guitariste et programmeur Mark Erskine faisait partie de la bande avant de partir cette année pour fonder au mois d’août son propre groupe, Ghoulchapel, avec son ami Ando Kamavosyan. Une formation qui s’est faite très rapidement, à croire que les acolytes sont plutôt pressés. Ils disent vouloir créer quelque chose de nouveau afin de revitaliser leur pays. Et cette nouvelle force se matérialise sous la forme du premier album « Nightmarish Illusions », sorti en novembre, soit après trois mois d’activité.

Le titre de l’opus peut rappeler celui du dernier full length de Bishop Of Hexen, « The Nightmarish Compositions ». Ce n’est pas anodin. Ghoulchapel est inspiré par les histoires de fantômes, les récits horribles et les cauchemars. Même s’il emprunte aux Israéliens leur thématique, il ne s’intéresse pas à officier dans le même registre. Les Arméniens se rapprochent davantage d’Hymir ou de Carach Angren, le côté théâtral en moins. L’ambiance inquiétante est présente ainsi que ce côté fantomatique et effrayant que l’on peut retrouver dans « Lammendam », notamment dans les mélodies au piano et au violon. Ghoulchapel joue de ce côté-là, en intégrant des éléments death metal et en composant une bonne partie de ses orchestrations par ordinateur. Ce n’est pas spécialement pro à l’oreille mais les atmosphères sont là, en témoigne l’introduction « The Beginning » qui met l’auditeur dans le bain.

Ghoulchapel est un groupe qui semble vouloir tout miser dans les orchestrations ainsi que dans la vitesse et dans l’agressivité de sa musique. En cela, les claviers et les programmations sont très mises en avant et les blasts (assez basiques dans l’ensemble) sont souvent de la partie lorsqu’il ne s’agit pas de la double pédale. Les guitares ont vraiment du mal à se tailler la part du lion, surtout que les riffs suivent principalement les mélodies au violon, on ne les distingue donc pas beaucoup, comme dans « In the Hands of the Forest ». La musique du quatuor manque cruellement de puissance surtout avec une batterie sonnant particulièrement synthétique, avec une frappe qui manque de force.

Le reste des morceaux suit cette ligne de conduite. Des blasts qui ne cassent pas trois pattes à un canard, des lignes de piano qui soulèvent certains passages mais qui se ressemblent, des orchestrations bien fichues mais couvrant beaucoup trop les guitares, un chant black plutôt convainquant alternant parfois avec un growl death. L’ennui, c’est que certains passages sont très bons et d’autres sont plus basiques, comme dans « Where the Fear Conquers All », ou « Ghoul Chapel » qui met davantage l’accent sur les guitares. Mais souvent, l’enthousiasme retombe. Cela n’empêche pas les titres d’être tout à fait convenables, même si on se serait attendu à mieux pour un groupe prétendant apporter quelque chose de « nouveau » en Arménie.

Ghoulchapel n’aurait peut-être pas dû se précipiter car son « Nightmarish Illusions » manque de moments forts, de puissance, et d’efficacité. Le thème des fantômes étant de plus en plus présent dans le monde du black symphonique (Carach Angren, Bishop Of Hexen, Withering Soul, Hymir, Serpenthia, etc) il aurait sans doute fallu présenter les choses autrement et prendre le temps de peaufiner. Ceci dit, c’est sympa et c’est encourageant pour un pays qui manque de représentants, d’autant plus que le leader Mark Erskine semble s’investir énormément : il a d’autres projets comme Edengard ou Ao Eterno et s’occupe des artworks (celle de ce « Nightmarish Illusions » rappellerait presque l’artwork du « No Closure » de Withering Soul »). Ghoulchapel pourrait donc être à surveiller, malgré tout.

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Icare - 30 Novembre 2013: Putain, un groupe arménien! Félicitations pour la découverte en tous cas! :-D
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