New Sound of War

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11/20
Nom du groupe Iron Knights
Nom de l'album New Sound of War
Type Album
Date de parution 26 Novembre 2012
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album1

Tracklist

Recorded when the band’s name was STUKA SQUADRON
1. Jericho
2. First Legion
3. Feeder of Crows
4. Tell Me Strange Things
5. Immortals
6. The Path
7. Desert Fox
8. The Messenger
9. Afterwrath
10. Bloodstorm

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Iron Knights


Chronique @ Hellsheimer

27 Septembre 2012

Mais nous ne sommes plus dans les années 80...

Retour de Stuka Squadron après un «Tales of the Ost», paru en 2011, qui n’avait pas vraiment fait l’unanimité pour des raisons diverses propres à chacun mais que la critique de son pays d’origine avait porté aux nues.

Un mot sur l’artwork qui représente une sorte de momie regardant des avions dans une boule de cristal. Le tout devant un mur de ce qui semble être des hiéroglyphes. Pourquoi pas, on a largement vu pire...

Dans l’ensemble, le son de ce «New Sound of War" est très correct mais reste loin des quelques superproductions qui nous inondent tous les jours. On a constamment l’impression que le groupe hésite entre un son typé années 80 et quelque chose de plus moderne sans jamais trouver le juste milieu. Stuka Squadron reste fidèle à son trip militaire avec quelques bruitages parsemant l’album («Jericho», »The Path», «Desert Fox»).

La voix reste un élément qui peut porter à débat. Pas vraiment aigüe, pas vraiment grave, plutôt dans une tessiture moyenne donc, on ne peut pas dire que ce soit la panacée même si la plupart du temps, elle fait le job correctement. On pourrait la comparer avec celle de Blaze Bailey dans Iron Maiden, c’est à dire un poil décalée par moments. Les aigus sont limites, voir sous mixés pour cacher la misère («First Legion», »The Path»). Elle est même parfois à la limite de la justesse («Feeder of Crows»). Par contre, un peu comme King Diamond, elle arrive à créer des ambiances en jouant sur les tonalités («Tell Me strange Things»), avec quelques ratés quand le chanteur veut en faire trop («The Path»). Très peu d’effets sont utilisés hormis sur le début de «Afterwrath» qui est un morceau très court que l’on pourrait assimiler à l’intro du dernier titre de «New Sound of War».
Les choeurs sont là en soutenance de quelques petites parties des refrains, accentuant un mot, une expression mais rarement plus. Le ridicule n’est cependant pas loin parfois («Tell Me Strange Things»).

Niveau guitares, le niveau est plus que correct, assez technique, avec quelques passages à la Maiden pour les harmonies durant les rythmiques («First Legion»). Certains enchainements restants assez bizarres («Feeder of Crows», »Messenger»).
Par contre le groupe est doué pour les ambiances comme sur le début de «Tell Me Strange Things» ou «Afterwrath» que ne renierait pas Iron Maiden.
Le groupe utilise de temps en temps des sons sans distorsion comme sur l'instrumental «Immortals», «Tell Me strange Things», ou «Afterwrath».
Mais ça cacophonise un peu lorsqu’on se retrouve avec une tentative de soli par les deux guitares en même temps («Jericho»).
La batterie assure correctement sans fioritures et la basse, qui n’est pas un élément prépondérant dans la musique de Stuka Squadron, fait correctement son travail et on arrive à l’entendre de temps en temps («Desert Fox", »Tell Me Strange Things»).
Mais là ou Le groupe pèche souvent, c’est dans ses rythmiques déjà entendues mille fois et par un coté répétitif qui devient lassant à la longue. Le tempo reste très souvent le même mais s’emballe aussi sans raisons apparentes («Jericho»). On retrouve un coté plus épuré et Rock N Roll sur «Desert Fox", un peu gaché par les choeurs toutefois.

Nul doute qu’au début des années 80, le groupe aurait fait les beaux jours de la NWOBHM. Mais nous ne sommes plus dans les années 80...

13 Commentaires

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Sperma_frost - 29 Septembre 2012: C'est quand même pas un hasard si nous sommes tous du même avis!
Hellsheimer - 30 Septembre 2012: Deux/trois comparaisons, quelques tournures de phrases moisies et alambiquées et le tour est joué :-)
dark_omens - 02 Octobre 2012: Tu évoques le titre "Aftermath" à la place d'"Afterwrath". Le lapsus est joli et révélateur puisque le premier est un titre d'Iron Maiden période Blaze. ;)
Hellsheimer - 02 Octobre 2012: Décidément, je ne suis pas doué en ce moment.
Merci, j'ai corrigé :-)
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Chronique @ dark_omens

26 Août 2013

Eculé et raté, ce disque n'est qu'un long calvaire effrayant et cruel...

La biographie sommaire des Anglais de Stuka Squadron dépeint le groupe comme étant l'un des acteurs majeurs de la nouvelle vague du Metal traditionnelle. Une affirmation corroborée par nombres d'acteurs médiatiques, professionnels ou non, essentiellement britanniques. A l'aune de termes aussi élogieux, nul doute que le nouvel effort du quatuor londonien intitulé No Sound of War ne pouvait que combler nos attentes. Nos désirs. Nos envies.

Raté.

Par où débuter l'étude, forcément, subjective d'une telle œuvre? Peut-être par ce qu'elle de plus éprouvant, ses chants. En effet, les voix particulières de ce manifeste s'expriment en une interprétation médium dont les intonations et dont l'âpreté est proche de celles de Blaze Bayley (ex-iron maiden, Blaze Bayley, Wolfsbane…) mais dont l'exubérance affectée et la grandiloquence ubuesque sont caricaturales. Tant et si bien d'ailleurs, que ses volutes les plus cocasses, conjugué aux "talents" des autres instrumentistes présents ici, nous évoquent, en des morceaux ridiculement maniérés, des projets aussi fantaisistes que ceux de Spinal Tap ou à la théâtralité aussi exacerbé que ceux de Meat Loaf. Entendons-nous bien, a contrario d'un Stuka Squadron épouvantable, ces deux formations, dans leur style propre, ont commis des travaux tout à fait respectables. Quoi qu'il en soit et pour clore sur le sujet soyons conciliants et épargnons nous le désagréable désagrément de détailler en une longue tirade pleine de fiel et d'adjectifs acariâtres la teneur des aigus souvent atroce ou encore des problèmes de justesse d'un James Duke Fang-Begley exaspérant. Pour illustrer cette faillite citons, tout de même, quelques titres tels que les atroces First Legion dont certains passages sont péniblement répétitifs et dont les guitares sont fatigantes. Relevons aussi Immortals, Afterwrath, The Messenger et ses horribles refrains ou encore le terrifiant The Path aux finals grotesquement dantesques ou, souligné par des claviers aux constructions affreusement simplistes, le vocaliste de cet escadron nous gratifie d'une monté dans les aigus véritablement abominables.

Sans doute par mimétisme fraternel, notons aussi que les guitares, de temps en temps, ne dédaignent pas nous offrir, elles aussi, quelques sons crispants d'une justesse discutable.

La prouesse est quasiment inaccessible, mais tentons, un instant, de faire abstraction de ces chants insupportables, et de ces nombreuses fausses notes crispantes, et essayons de trouver ici les raisons qui poussèrent certains observateurs, plus ou moins avisés, à définir cette formation comme l'une des plus prometteuses de la nouvelle vague traditionnelle.

Difficile à dire et l'énigme reste insoluble à l'écoute d'un No Sound of War défendant un Heavy Metal d'un classicisme achevé où plane un esprit désespérément rétrograde influencé par Iron Maiden (alors que Blaze Bayley sévissait en ses rangs). Une expression artistique terriblement éculée qui ne parviendra que trop rarement, sinon à nous séduire, tout au moins à faire naître une once d'indulgence (Jericho, Desert Fox, Bloodstorm) et qui, en définitive, n'est qu'un long calvaire effrayant et cruel.

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