Mortalis

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18/20
Nom du groupe Midnightmares
Nom de l'album Mortalis
Type Album
Date de parution 04 Octobre 2025
Style MusicalDark Symphonique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Consors Diaboli
Ecouter06:37
2.
 Hellcoaster
Ecouter03:28
3.
 Insanity Express
Ecouter03:50
4.
 Mortalize (ft. Ralf Scheepers)
Ecouter05:07
5.
 Blasphemia
Ecouter05:47
6.
 I Wonder Why
Ecouter04:54
7.
 The Executioner
Ecouter04:57
8.
 Ziggurat
Ecouter04:59
9.
 Soul to Flesh
Ecouter03:52
10.
 Totus Ardeo
Ecouter05:31

Durée totale : 49:02

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Midnightmares



Chronique @ ericb4

07 Octobre 2025

Un deuxième élan épique et racé, un brin démoniaque et ébouriffant...

Il est des formations impulsées par une furieuse envie d'en découdre – avec pour corolaire un resserrement des dates de sortie de leurs publications – dont ce combo international cofondé en 2023 par l'expérimenté pluri-instrumentiste et vocaliste belge Giovanni Smet (Giotopia, Horrorwish, Wolfpact, ex-Everglow, feu-Gitaron...) et par la soprano et claviériste mexicaine Mariel Gimeno (ex-Exordum). En effet, un an à peine sépare leur premier et mémorable album studio, « Shadow People », de son successeur, « Mortalis », une auto-production de même acabit, où dix pistes – contre douze pour sa devancière – se dispatchent sur une bande auditive de 49 minutes. Toutefois, la célérité du partage de ce nouvel élan d'inspiration ne signifie nullement que nos acolytes aient sacrifié la qualité de leur production d'ensemble, loin s'en faut : enregistré, mixé et mastérisé à son tour par Giovanni aux Gio Smet Records, ce second élan n'accuse pas l'once d'une sonorité résiduelle tout en bénéficiant, lui aussi, d'une saisissante profondeur de champ acoustique.

Dans cette deuxième aventure, et conformément à leurs aspirations premières, nos compères nous replongent dans un espace metal gothico-symphonique aux colorations dark et folk, dans le sillage coalisé d' Epica, Nightwish, Xandria, Tristania et Dark Sarah. Un propos à la fois fougueux, épique, parfois rageur, délicieusement intrigant et un tantinet romantique, assez souvent calé sur le schéma vocal de la Belle et la Bête nous est alors adressé, auquel le puissant vocaliste du groupe de power speed allemand Primal Fear, Ralf Scheepers, a apporté sa contribution. Intégralement composé par Giovanni et écrit par Mariel, ce set d'inédites partitions permettra-t-il au vaillant collectif de tenir la dragée haute à ses homologues stylistiques ? Plus encore, ce second méfait constituerait-il la rampe de lancement pour propulser dès lors nos acolytes parmi les valeurs montantes de ce registre metal ?

Une fois n'est pas coutume, c'est sous le joug d'une fresque metal symphonico-progressif que démarre notre périple ; un exercice de style non encore étrenné par nos acolytes, qu'ils réitéreront plus loin, révélant de fait leur capacité à maintenir l'attention constante, quel que soit le parcours emprunté. Ainsi, non sans renvoyer à Epica, « Consors Diaboli » déverse ses quelque 6:37 minutes d'une dantesque traversée abondant en soubresauts percussifs, d'où exhalent d'orientalisantes sonorités. Se dessine alors un complexe mais engageant effort aux relents cinématiques, mis en exergue par les seules et prégnantes envolées lyriques de la sirène ; octroyant, en prime, un sidérant final en crescendo, l'orgiaque méfait ne se quittera qu'à regret. Dans cette logique, au carrefour entre Dark Sarah et Tristania, s'inscrit le polyrythmique « Blasphemia » ; se plaisant à nous bringuebaler eu égard à ses inaliénables variations rythmiques, parallèlement pourvu d'un break bien amené, instillé par les gracieuses ondulations de la déesse et recelant de seyants gimmicks guitaristiques, le démoniaque manifeste n'aura pas tari d'armes pour asseoir sa défense et se jouer des nôtres.

S'il s'avère un poil moins offensif que son aîné, ce deuxième élan recèle non moins un sémillant espace d'expression, apte à générer un headbang bien senti. Ce à quoi nous sensibilise « Ziggurat », up tempo aux riffs acérés et adossés à une frondeuse rythmique ; dans la lignée d'un Epica des premiers émois, le rugissant mouvement se cale sur une mélodicité toute de fines nuances cousue où se greffent les empreintes alors en parfaite osmose des deux vocalistes patentés. Inoculé, en prime, d'un break parfumé d'orientalisantes senteurs et de délicats arpèges pianistiques, que balaiera une bondissante reprise sur le crête d'un refrain catchy, l'intrigant passage poussera assurément à une remise en selle sitôt l'ultime mesure envolée.

Quand la cadence du convoi instrumental se fait un tantinet moins vive, la troupe trouve à nouveau les arguments susceptibles de nous aspirer dans la tourmente. Ce qu'atteste, en premier lieu, « Hellcoaster », entraînant et opératique mid tempo aux riffs crochetés, à mi-chemin entre Nightwish et Tristania, eu égard à un duo mixte en voix de contrastes bien habité, auquel s'adjoignent des choeurs en faction ; un pont techniciste, certes, opportunément positionné mais accusant de bien ternes longueurs, nuirait toutefois à la dynamique d'un titre pourtant des plus avenants. Un poil plus ténébreux mais guère moins empreint d'un saisissant lyrisme, l'énigmatique et ''tristanien'' « Insanity Express » s'avère aussi frissonnant que ''gorgonesque''. Et la sauce prend, in fine. Dans une même mouvance mais jouant davantage sur les effets de contrastes atmosphériques, rythmiques et vocaux, et non sans essaimer de sémillantes séries de notes, le mid/up tempo « Soul to Flesh » tire non moins sans épingle du jeu. Difficile, enfin, de ne pas se sentir porté par les vibes enchanteresses jaillissant des entrailles du polyrythmique « Totus Ardeo » qui, de fait, ne lâchera pas sa proie d'un iota.

Dans cette dynamique, l'imaginatif combo a misé quelque espoirs de l'emporter par le truchement d'un duo mixte en voix claire. Bien lui en a pris. Ainsi, c'est sans ambages que le ''xandrien'' mid tempo progressif « Mortalize » happera le tympan du chaland, et ce, tant au regard de sa ligne mélodique des plus enivrantes – où les cristallines inflexions de la belle font écho aux puissantes et limpides impulsions de Ralf Scheepers – que de ses sécurisants enchaînements intra-piste.

Lorsqu'ils nous conduisent en de plus apaisants territoires, nos compères parviennent une fois de plus à nous retenir plus que de raison. Ce qu'illustre « I Wonder Why », ballade romantique jusqu'au bout des ongles et aux airs d'un slow qui emballe, que n'auraient sans doute reniée ni Xandria ni Nightwish. Mis en habits de soie par les fondantes modulations de la maîtresse de cérémonie, couplets finement ciselés et refrains immersifs à souhait glisseront avec célérité dans nos tympans alanguis. Un exercice de style auquel le combo est déjà rompu et qui lui sied à merveille, que l'aficionado de moments intimistes affectionnera particulièrement.

A l'aune de son devancier, le méfait n'ira pas sans accuser un bémol. Ce que révèle l'ombrageux et ''tristanien'' mid/up tempo « The Executioner » qui, en dépit des saisissantes montées en régime de son corps orchestral, peine à convaincre de son efficacité, au regard d'intarissable répétibilité de ses schèmes d'accords et d'une sente mélodique en proie de tenaces linéarités. On passera donc son chemin, cette fois-ci.

A l'issue d'une croisière aussi frissonnante que riche en péripéties, d'aucuns pourront ressentir le désir d'y revenir dès la chute finale de la galette amorcée. Bénéficiant à son tour d'une ingénierie du son coulée dans le bronze, ce second arrivage varie parallèlement ses phases rythmiques comme ses ambiances et ses joutes vocales, pour un résultat tenant toutes ses promesses. Plus diversifié que son aîné en matière d'exercices de style – fresques et duos en voix claires faisant dorénavant partie de la panoplie de nos belligérants – le cadet se fait en revanche plus complexe quant à sa technicité instrumentale quand ses mélodies, elles, sans pour autant y perdre de leur rayonnement, s'offrent moins immédiatement au tympan. Etat de fait qui ne saurait empêcher l'énigmatique et seyant méfait de gagner en charge émotionnelle ce qu'il ne perd nullement en brio oratoire. Bref, un deuxième élan épique et racé, un brin démoniaque et ébouriffant, apte à propulser nos acolytes parmi les valeurs montantes de l'espace dark symphonique à chant mixte. Wait and see...


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