Ma Kelly's Greasy Spoon

Liste des groupes Hard Rock Status Quo Ma Kelly's Greasy Spoon
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Nom du groupe Status Quo
Nom de l'album Ma Kelly's Greasy Spoon
Type Album
Date de parution 28 Août 1970
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album35

Tracklist

1. Spinning Wheel Blues
2. Daughter
3. Everything
4. Shy Fly
5. (April) Spring, Summer and Wednesdays
6. Junior's Wailing
7. Lakky Lady
8. Need Your Love
9. Lazy Poker Blues
10. Is It Really Me / Gotta Go Home

Chronique @ Krokodebil

24 Fevrier 2011

Un album moins connu que ses suivants mais qui vaut le détour.

Parce que ce groupe n'a pas fait que des bouses dans les années 80, je me lance dans une chronique express d'un album que je maîtrise bien.
Ce "Ma Kelly's Greasy Spoon" a bercé mon enfance. Pochette inoubliable de cette vieille bougon qui hanta mes cauchemars, la galette possède un charme fou, et le disque distille un authentique boogie blues-rock d'une grande sincérité.
3e album du groupe, relativement méconnu comparé aux suivants ("Dog of Two Head", "Quo"), c'est pour moi un grand disque.

Aucun single n'est extrait de cet album culte, pourtant vous avez surement entendu, quelque part, un jour, des morceaux comme "Junior's Wailing", "Lazy Poker Blues" ou "Daughter".
Les deux premières pistes sont énergiques et de facture somme toute assez classique. Des Riffs sympas, des refRains qui rentrent en tête instantanément. Le groupe joue un premier atout sur le morceau suivant, le superbe "Everything" : une touche de violon, un texte mélancolique. Une piste envolée, lyrique et fragile. A écouter quand tout va mal et qu'il pleut, au chaud sous la couette, c'est un joli moment de poésie. Tout en simplicité.
"Shy Fly" nous embarque sur un nouveau rythme enjoué et un refRain tubesque - chanson souvent réutilisée dans la publicité ce me semble. Nouveau morceau plus complexe, "April, spring, summer and wednesdays" est une chanson à tiroirs, qui gronde lentement, comme un orage de campagne. Riff sombre de basse, éclats de guitare sur le refRain. Un petit travail d'orfèvre sur la composition, une chanson vraiment remarquable sur laquelle pointe un certain psychédélisme bluesy et enlevé. J'affectionne particulièrement ces morceaux du groupe, quand il prend plus son temps et joue sur les tempos.

2 nouvelles chansons plus rapides, ce qui montre la manière dont est construit l'album, en alternance de chansons légères et joyeuses et de compositions plus intimistes, plus graves ou plus complexes. Pas de faux pas, pas de fausse note jusque là, les chansons légères étant de suffisamment bonne facture pour que l'on ne s'ennuie pas.
Mais la bombe de l'album reste peut-être pour la fin. "Need Your Love" est un titre somptueux, au riff carrément psychédélique, entêtant, répétitif et gras à souhait. La voix de Rossi est impeccable, très oldies, et le temps a donné une jolie patine à ce genre de morceaux. Un travail méticuleux de la mélodie, du rythme, illustré par le renversement du morceau avec ce riff qui semble s'inverser pour une accélération, avant le retour à l'ordre de la fin. Ca dure moins de 5min, mais quelle claque !
"Lazy Poker Blues" est, comme son nom l'indique, un blues-rock plus traditionnel, mais vraiment sympathique, avec la vieille bastringue de service et l'ambiance tripot convoyée par la texte et la musique à l'unisson. Elle se conclut par un inquiétant rire, qui me rappelle celui d'une boîte à rire que j'avais étant enfant, j'écoutais l'album le soir dans le noir et ce rire me foutait les chocottes...
Piste finale, l'épique "Is it Really Me / Gotta Go Home" est une suite blues de longue haleine, qui s'étire sur presque 10 minutes. Les envolées guitaristiques de Rossi sont prodigieuses, un vrai morceau de guitar hero. Le rythme s'emballe et la chanson nous emmène pour clore l'album de manière flamboyante.

Au final, on retient de cet album assez prodigieux son alternance intelligente entre bluettes boogie-rock traditionnelles et morceaux plus imposants. A retenir surtout, "Everything", "April, Spring, Summer and Wednesdays", "Need Your Love" et le double titre final, typique des expérimentations musicales du début des années 70.

13 Commentaires

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Elevator - 25 Fevrier 2011: J'irai jusqu'à 1982.

Pour moi, l'effondrement arrive vraiment avec "Back to Back" en 1983.

Quant à ce qui me semble être l'apogée juste avant le déclin, c'est en 1976 avec l'énorme "Blue for You".
Krokodebil - 25 Fevrier 2011: Je préfère les débuts, cet opus ci et le suivant notamment.
D'ailleurs il est pas chroniqué, je vais arranger ça :D
ZazPanzer - 26 Fevrier 2011: Grand merci pour cette chronique d'un groupe que je ne connais presque pas. Tu vas m'aider à réparer ça, ça manque à ma culture :-)
Ceci dit, je les ai vus live sur un festival en 2007, j'avais trouvé ça atroce !
angus107 - 02 Mars 2011: Je ne connais pas cet album, donc pas de commentaires.
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