Groupe encore très confidentiel malgré sa nationalité française,
Lycosia (dont je ne connais que cet album, je précise) est comme une bouffée d’air frais à l’intérieur d’une scène métal au bord de l’asphyxie.
Très loin de la brutalité de la plupart de la scène francophone, le combo ne fait pour ainsi dire même pas précisément du métal, on pourrait appeler ça du rock gothique électronique (ah la magie des étiquettes !) mais la vérité est que cette musique sonne assez unique et qu’il faut véritablement s’en imprégner avant de juger si oui ou non on aime.
En effet, la première impression est assez mitigée. La musique se révèle de prime abords froide et sans réelle âme, mais le piège de la première écoute ne devra en aucun cas vous rebuter car ce serait passé à côté d’un opus avec un très fort potentiel. Les nombreux arrangements, largement mis en valeur au mixage, tirent irrésistiblement cet album hors de la masse. Souvent électronique, quelques fois orientaux (« Altaï »), ils font de chaque titre un voyage dans les méandres de la solitude et de la mélancolie.
Et parlons-en de solitude. À la lecture des textes de «
Cold Summer » par exemple, on s’aperçoit que l’on ne navigue pas dans des sphères particulièrement joyeuses, renforçant la froideur et la tristesse de la musique. Paradoxalement, elle se trouve finalement très accessible à un public pas forcement initié à ce genre musical, et c’est sa grande force, celle de pouvoir fédérer plusieurs auditoires sans pour autant faire de concessions sur le plan strictement musical. Et à l’écoute de tubes en puissance comme « Velveteen
Kiss » ou « Travelling
Through Our Love » (et son intro limite techno, et son magnifique refrain à deux voix !), aucun doute sur le fait que même des amateurs de pop pourront apprécier, mais sans doute avec un regard différent.
Car
Lycosia joue la carte de la variété en proposant des ambiances très différentes les unes des autres, malgré une forte homogénéité dans le son et l’interprétation. Car passé d’un morceau indus torturé comme «
Elegy » au splendide «
Cold summer » en passant par la reprise (de je ne sais pas qui en revanche !) «
Scythia » (le titre le plus violent de l’album, quels riffs de fous !), mélangeant allègrement passages électro à des vocaux thrash et saturés, conférant au tout une agressivité jouissive à ce court moment de fureur.
Lycosia impose donc un genre unique et nouveau en quarante courtes minutes. Il se forge un chemin dans des sentiers où bien peu ont le courage de s’aventurer : ceux de l’originalité et de la personnalité.
En ne me basant que sur cette chanson, je dirais que certes il y a un bon son, et une ceratines originalité, mais j'adhère justement pas au côté oriental. Je préfère la fin de la chanson quand il commence a y avoir un chant plus enervé, plus éveillé. Ca m'endort, ce groupe.
L'aspect electro est interessant cependant.
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