Né au cours de l’année 2009 dans la ville strass & paillettes de
Los Angeles,
Vampires Everywhere va devenir très très vite un nouveau phénomène musico-commercial, vous allez voir. Les Hollywoodiens ont tout compris pour que ça marche…
Le phénomène vampirique à l’eau de rose
Twilight faisant de plus en plus d’admirateurs (enfin surtout d’admiratrices), les
Vampires Everywhere décident de surfer eux aussi sur la vague en proposant du post-hardcore mélo avec ce qu’il faut de refrain en chant clair et de claviers derrière pour apprivoiser l’auditeur emo. Ajoutez à cela un look gothique des plus évocateurs, des paroles évidemment portées sur l’amourette entre l’humain et la créature de la nuit, du mascara, une brochette de beaux gosses menés par le leader-chanteur-créateur-du-groupe-ultra-frontman Michael
Vampire et vous obtenez un pur produit méchamment commercial.
Deux options s’offrent maintenant à vous : soit vous crachez dessus en voyant leur look, voire en écoutant un morceau ou en regardant leur clip, soit vous rentrez dans le jeu. Pour ma part, je suis un peu entre les deux hélas : je ne suis pas dupe et je ne vais pas m’extasier devant une bande de mécheux opportunistes, ni afficher un poster d’eux dans ma chambre juste à côté de celui d’
Alesana ou de Cinema Bizarre et je ne vais pas faire la queue pour leur premier concert parisien qui arrivera d’ici peu (si si, vous allez voir). Mais force est d’admettre que leur son envoie suffisamment pour passer un bon petit moment avec ce premier EP déjà produit par
Century Media. Ça commence fort…
Comment ça ‘opportunistes’ ? Bah oui,
Lost in the Shadows est original si on n’a pas écouté le dernier
Asking Alexandria (claviers electro-soft à l’appui) ou si on ne connait
Bring Me The Horizon que de nom. Car avec des coupes de cheveux empruntées à
Lostprophets, un chant au débit très similaire à celui d’Oli Sykes sur
Suicide Season et d’autres similitudes diverses avec des groupes du style
Escape the
Fate ou encore
A Breach On Heaven, les petits nouveaux rentrent tout simplement dans un moule déjà bien formaté.
Pour ce qui est de la musique en elle-même, c’est donc du sûr, les Américains ne révolutionneront rien, ne se démarqueront pas mais arriveront à s’enticher de pas mal de fans grâce à des riffs post-rock, quelques passages hardcore soft et surtout des refrains langoureux plutôt bien foutus. Le batteur David Darko (oui, vous constaterez qu’ils ont quasiment tous choisi des noms très emblématiques) frappe bien, sans surplus, sans oser un petit roulement de tomes bienvenu ; il reste dans les clous, on en demandait pas plus. Les grattes, elles, sont plutôt agréables, balançant constamment des allers-retours mélo rock, quelques saccades pompeuses et du solo mielleux mais également quelques riffs plus sympathiques, plus osés (le début de "The Embrace"). Mais dans l’ensemble, tout est bien sûr mis en place pour laisser transcender le chant de Michael
Vampire.
Michael
Vampire, c’est le 'famous' ultime, le gars tatoué sur le torse avec des cols en V et un blouson en cuir, le type post-ado qui contrôle de A à Z le projet. Il aime la mode et surfe naturellement sur tout ce qui bouge. Il faut donc lui faire de la place, aussi bien sur scène que dans les clips, les photos et l’enregistrement. Il est donc au premier rang dans
Lost in the Shadows. Heureusement pour le groupe, sa voix claire est bonne, parfois limite enivrante, et son scream des plus classiques arrive à bien booster chaque chanson. Ainsi, l’EP s’écoute tranquillement, devient plaisant après chaque écoute, comme un petit bonbon légèrement acidulé que l’on prend de temps à autre.
Avec des titres-singles bien sympathiques comme "Dear
Eliza" ou "Forever Forever", les soi-disant inspirés du film Génération perdue (vous connaissez ce film 100% années 80, ne mentez pas) vont comme je l’ai dit très vite chambouler les mœurs screamo et faire chavirer les cœurs des jolies adolescentes. Un premier EP opportuniste mais pas désagréable. Vous êtes prévenu(e)s.
Bravo
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire