Long Night's Journey into Day

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Nom du groupe Redemption (USA)
Nom de l'album Long Night's Journey into Day
Type Album
Date de parution 27 Juillet 2018
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1.
 Eyes You Dare Not Meet in Dreams
 05:23
2.
 Someone Else's Problem
 07:02
3.
 The Echo Chamber
 08:16
4.
 Impermanent
 05:11
5.
 Indulge in Color
 07:53
6.
 Little Men
 06:34
7.
 And Yet
 03:47
8.
 The Last of Me
 05:07
9.
 New Year's Day
 05:58
10.
 Long Night's Journey into Day
 10:31

Durée totale : 01:05:42


Chronique @ frozenheart

31 Juillet 2018

Le changement, c'est maintenant...

En à peine deux petites années que de changements au sein du groupe californien Redemption!

Effectivement, après une longue absence de quatre ans, liée aux problèmes de santé du guitariste Bernie Versailles, suit en 2016 un The Art of Loss d'excellente facture qui nous présentait une formation de nouveau sur le devant de la scène encore plus déterminée que jamais.
Après cet enthousiasme retrouvé, le groupe verra Bernie Versailles (guitariste solo) et Greg Hosharian, (claviers) quitter le groupe en 2017. Le premier sera remplacé par deux invités de choix, à savoir Chris Poland (Megadeth) et Simone Mularoni (DGM), le second par le virtuose des claviers Vikram Shankar (ex-Gravity, Meridian). Malheureusement et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, ce sera au tour du chanteur Ray Alder, de quitter le groupe cette même année.

Suite à cette terrible nouvelle, nous ne pouvions qu'être inquiet et sceptique, quant à l'avenir de Redemption. Le groupe pas découragé pour un sou se lancera donc en quête d'un nouveau vocaliste en recrutant un autre frontman de renom l'excellent et très polyvalent Tom S. Englund (Evergrey) en personne. Son timbre de voix nettement plus ample et différent, voire plus harmonieux que celui de Ray se trouvera être en parfaite corrélation avec les compositions et textes de Nick Van Dick le maître à penser et leader du groupe.
C'est donc deux ans après The Art of Loss, salué par la critique, un line-up remanié et un nouvel album intitulé Long Night's Journey into Day, que nous revient le groupe Redemption. Un nouvel opus qui évoquera principalement, les maux de notre siècle, tels que les conflits intérieurs de l'être humain, son obligation à s’adapter, la solitude. "Impermanent", "Eyes You Dare Not Face In Dreams" en seront les meilleurs exemples.

La production sera supervisée et réalisée par le gourou des consoles, Jacob Hansen (Volbeat, Doro, Manticora, Evergrey...), le tout pour un résultat énergique et homogène, avec un son résolument moderne et un mix final qui mettra en valeur un chant et une instrumentation très technique, sans failles et au-delà de nos attentes. Quant à sa pochette signée Travis Smith (Opeth, Cynic, Cradle Of Filth, Deadsoul Tribe...), elle est assez dépouillée et sombre et bien qu'elle résume assez bien l'atmosphère générale de l'opus elle sera à ranger parmi les moins belles de la discographie du combo.

Musicalement, Long Night's Journey into Day, reprendra plus ou moins les mêmes schémas Metal Progressif, que The Art of Loss, son prédécesseur. Il est constitué de morceaux et grandes fresques aux ambiances tantôt sombres ou mélancoliques, avec des guitares rageuses mises encore plus en avant et un peu au détriment de certaines interventions de claviers plus en retrait. Je vous rassure le groupe n'oubliera pas de nous gratifier de plusieurs solos diluviens et quelques duels de guitares/claviers des plus inspirés comme sur "The Echo Chamber" par exemple.

Dès que les premières notes de "Eyes You Dare Not Meet in Dreams", résonnent, nous entrons directement dans le vif du sujet. Ce morceau à la rythmique détonante et efficace, au riff incisif limite Thrash, alliant technique et finesse, soutenu par le chant mélodieux et puissant de Tom, agrémenté d'opulentes nappes de claviers, donnera plus ou moins le ton de l'album. Parmi les 10 pistes de l'opus, certaines m'auront interpellé plus que d'autres. À commencer par le mélodieux "Impermanent" aux chant empli d'émotion et ses nombreux breaks, le tout parsemé de belles et légères notes de piano. L'imposant "Little Men" et son gros riff Heavy est magnifié par de subtils arrangements et nappes de claviers. Quant à "The Last of Me" de par ses leads guitare Heavy et son approche directe, il sera à ranger parmi les titres les plus moins démonstratifs de l'opus.

Outre ses trois excellents morceaux puissants aux motifs Power Progressif, nous retiendrons l'éponyme qui clôture admirablement l'opus. En effet, cette longue pièce à l'ambiance sombre se distinguera par des solos et nombreux breaks de guitares à la fois techniques et mélodieux, mais aussi grâce au chant émouvant et expressif de Tom. Le très beau et court "And Yet" mettra en valeur un chant plus dramatique, nous dévoilant ainsi la facette la plus mélodieuse et sensible du groupe.
Mention spéciale à "Indulge in Color" et à l'énorme travail du groupe sur les chœurs et surtout sur sa cohésion instrumentale (ce final de guitare accompagné de piano!). On terminera par "New Year’s Day" la reprise du groupe U2, revisitée à la sauce Power Progressif, elle s'intègre parfaitement au sujet et à l'ambiance générale de l'opus.

Grâce au chant polyvalent et très émotionnel de Tom Englund son nouveau chanteur, à des guitares mieux agencées plus puissantes et thrashy, le groupe Redemption réussit le pari de nous proposer un pur album de Metal Progressif de qualité, riche, varié, alliant technique et mélodie. En espérant que l'aventure avec Tom S Englund continue sur le long terme, Long Night's Journey into Day, de par ses nombreuses qualités se pose d'ores et déjà comme l'une des meilleures œuvres du quintet californien, mais aussi de l'année en matière de Metal Progressif.

Au final, si vous êtes un fan inconditionnel du groupe, vous ressortirez de cette écoute conquis et avec une seule envie : y retourner afin d'y retrouver toutes ses mélodies et autres subtilités qui ornent ce magnifique opus. Quant aux autres, je leur conseillerais d'aller jeter une oreille ou deux sur ce superbe manifeste de Metal Progressif issu des années 90.

6 Commentaires

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workflame90 - 31 Juillet 2018:

Merci pour cette belle chronique Frozenheart, pleines de détails que je n'avais pas connaissance et qui ma rendu cette lecture très instructive, pour le reste suis bien d'accord avec toi, quel belle album que je ne peut que conseiller à tous.

pielafo - 31 Juillet 2018:

Un disque qui comme tous les albums de ce groupe aurait pu etre meilleur. Je ne doute pas du talent des zicos. Mais sur le plan purement structurel, c'est vraiment trop le bordel a mon sens. On s'y retrouve pas, y a peu de fils conducteur. J'aime mon prog quand il est complexe, mais la ca va vraiment tellement loin dans les cassures rhytmiques et mélodiques que ca en pert sacrément son charme je trouve. Fin bon, comme sur tous les albums du groupe quoi.. Mais au moins ici ils ont un vrai chanteur qui a un vrai timbre, une vraie personnalité et qui met de l'ame dans son chant. Pas comme son prédecesseur qui ne me manque pour ma part absolument pas. 

lynch42 - 02 Août 2018:

Etant un fan d'Evergrey et plus particulièrement de la voix de Tom S. Englund, je vais y jeter une oreille attentive même si en général, j'ai du mal avec le progressif. Merci pour cette chronique qui donne envie d'écouter cet album.

David_Bordg - 05 Janvier 2019:

Sur certains aspects cet opus me rappèle un certain ARK

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