Liquid Monster

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Nom du groupe Brainstorm (GER-1)
Nom de l'album Liquid Monster
Type Album
Date de parution 04 Avril 2005
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album98

Tracklist

1. Worlds Are Comin' Through 04:55
2. Inside the Monster 04:55
3. All Those Words 04:05
4. Lifeline 03:05
5. Invisible Enemy 04:20
6. Heavenly 05:33
7. Painside 05:42
8. Despair to Drown 03:51
9. Mask of Life 05:20
10. Even Higher 04:22
11. Burns My Soul 05:13
Bonustrack (Japanese Release)
12. Breathe
DVD (Digibook Edition)
1. Streets, Stages & Studios (Documentary) 24:12
2. Before the Dawn (Judas Priest Cover) 03:25
Total playing time 51:21

Chronique @ ouija

10 Fevrier 2012

tout est à prendre, rien n'est à jeter

Avec Brainstorm, c'est jouer au dangereux exercice entre « le bien et le mal », entre « le yin et le yang », entre « le bon et le mauvais goût ». Rares sont les groupes qui savent marcher sur cette corde raide tendue au dessus d'un ramassis de mauvaise langues n'attendant qu'un mauvais pas pour se délecter de la chair du combo. Cependant, c'est mal connaître nos cinq forcenés de la musique, nous lâchant cette année 2005 une galette sobrement nommée « Liquid Monster ». Œuvrant un heavy métal osé, haut en couleur (je me répugne à appeler cela du power-métal, style fourre-tout lorsqu'on ne sait pas où caser une empreinte musicale), Brainstorm sait exactement où il emmène son auditeur. C'est un voyage sonore dans un train en direction des enfers !

Et la locomotive de ce convoi au sombre destin se nomme « Worlds Are Coming Through », un morceau fédérateur, puissant, avec plein de poil aux pattes comme les vrais hommes quoi !
C'est péchu, ça ne perd pas un poil de dynamisme tout au long du morceau et on se prend au jeu rapidement en martelant les coups de grosse caisse de son poing sur la table !

S'en suit un « Inside the Monster » tout à fait convaincant, chanté par le maître B.Franck qui use sans mésuse d'effets vocaux assez surprenants. On trouve cela aussi bien sur ce titre que clairsemé tout au long du dit skeud.

« All Those Words » fait la belle part à tout ces titres dits « faciles », mais qui au final, après s'être penché dessus, ne le sont plus. Rondement mené, ce titre fédérateur, où la voix de notre teuton se mélange à celle d'une bienvenue qui l'accompagne dans la sombre besogne du quinquet. Et c'est exactement là où je voulais en venir avec mon introduction, je vous l'accorde, peu accrocheuse : Brainstorm sait ce qu'il faut dire, ce qu'il faut faire, ce qu'il faut jouer, ce qu'il ne faut pas insinuer. Ils sont passés maîtres des mélodies monstrueuses qui restent en tête, très dynamiques, bourrées d'idées novatrices. Rien de très original me direz-vous, mais cette touche allemande est vraiment particulière, jugez vous-mêmes.

Car Brainstorm, c'est un groupe, mais c'est aussi et surtout un groupe allemand ! Et ça change la donne. Récalcitrant aux sonorités trop « ricaines », inspirés par le vent froid qui souffle son black des pays scandinaves, les Allemands ont toujours eu l'art et la manière de nous faire passer un message « nous sommes là, avec notre musique, nos bulldozers ». Une simple oreille jetée sur KREATOR, SODOM, ou encore DESTRUCTION pour ne citer qu'eux (vétérans du thrash) en dit long sur ce qu'est le cachet germain : un son caractériel, hargneux, rentre-dedans, sanguin.

C'est ainsi que je pourrais caractériser les deux sons qui suivent : « Lifeline » et « Invisible ennemy ». La puissance y est ici maîtrisée, ne laissant que le meilleur pour nos écoutilles. On soulignera la production extrêmement soignée qui donne aux guitares un son vraiment exceptionnel et qui a su mettre en valeur la voix du charismatique chanteur au devant d'une batterie un brin atténuée peut-être.

« Heavenly » nous propose une sorte de power-ballade comme aime à appeler certains ce type de progression musicale très IRON MAIDENienne à mon goût... Peut-être trop... Mais le refrain vaut vraiment le détour, ainsi que le break !

L'heure est aux retrouvailles avec le Brainstorm des débuts, celui qui tâche, avec « Dispair to Drown ». Le son y est ici plus violent, plus racé, double grosse caisse à burne, on discerne même comme un arrière goût de son crado, comme si la prod se cassait la goule... Pas du tout! Tout est millimétré au poil de fesse pour le plus grand plaisir de l’auditoire ! Et à vrai dire, le voilà le super titre que tout le monde attendait ! Ni plus ni moins.

En conclusion, tout est à prendre, rien n'est à jeter. On déplorera cependant un léger manque d'homogénéité qui donne à l'album cet aspect très monolithique. Dernier grand album d'un groupe de légende, Brainstorm aujourd'hui verse dans un registre plus soft. Seulement, un jour, ils retrouveront ce qu'ils ont perdus... Inside the monster...

Note: 16/20

2 Commentaires

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samolice - 05 Décembre 2013: Excellent disque de heavy aux mélodies souvent entêtantes. Merci pour la chronique, très sympa.
Chriscatcher - 06 Décembre 2013: Pas forcément mon album préféré de Brainstorm, mais ça reste de la belle ouvrage.
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Commentaire @ Julien

07 Mars 2005
Autant être honnête d’entrée de jeu, cet album est une petite perle. Dans la jungle du heavy métal actuel il est rare de trouver un CD d’une telle qualité.

Tout est au rendez-vous pour un grand disque de heavy métal : compos, voix, interprétation. Dès le premier titre « Worlds Are Comin' Through » on sent que le groupe ne rigole pas (remarquez c’était déjà le cas avant), le refrain est dévastateur et on le chante très rapidement.
Pour ma part je trouve que le second titre est le meilleur de l’album (et peut-être l’un des meilleurs du groupe). Le chant de Andy est très agressif sur le chorus de Inside the monster et je pense qu’en live ce titre va déchirer : c’est clairement un titre étudié pour en tout cas. Je trouve ça un peu dommage que la même voix ne soit pas appliqué à plus de titres mais, c’est une remarque personnel.

Mais il faut reconnaître que le soin tout particulier apporter aux compos est tel que l’on a envie de headbanger du début à la fin. Même la balade syndical, « Heavenly » est vraiment top et ne pas donné envie de faire suivant, c’est dire la qualité. Le petit riff bien teigneux du milieu donne une pêche particulière au morceau : cool, franchement cool.
Tout les titres penchent franchement vers du power de grande qualité et le bon Andy ne pousse pas trop dans les aigus ce qui est fort appréciable de nos jours. Sa voix alliant la puissance et la subtilité.
Je dois juste ajouter que je n’ai pas trouvé un titre franchement mauvais sur la galette: Bravo les gars.

Voilà, à coup de refrains ravageurs et le gros riffs, ce Liquid Monster a tous les arguments pour convaincre même les plus septiques d’entre nous. Même avec la sortie du nouveau Judas Priest cet album se fera une place au soleil sans trop de difficulté. C’est probablement l’un des meilleurs albums de heavy de l’année (j’ai confiance).

Bon investissement.


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nonometaltatts - 05 Fevrier 2008: Même si je le trouve un peu repetitif,c'est vrai que c'est un excellent album.
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