Les Blessures de l'Ombre

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17/20
Nom du groupe Dernière Volonté
Nom de l'album Les Blessures de l'Ombre
Type Album
Date de parution 2003
Labels Hau Ruck
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1. Ouverture 02:31
2. Le Poison 04:22
3. Vienna 04:09
4. Les Orages du Crime 04:16
5. Les Yeux Fermés 02:42
6. La Foudre et le Tonnerre 05:22
7. Un Dernier Crépuscule 04:24
8. Vers la Lumière 04:16
9. La Source 04:38
10. Ton Visage de Papier 03:52
11. Les Blessures de l'Ombre 04:41
12. Souvenirs de Demain 04:37
13. Si... 06:35
14. Au Revoir 02:21
Total playing time 58:46

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Dernière Volonté


Chronique @ PiedLeger

16 Septembre 2008
Troisième album de Dernière Volonté après Le Feu Sacré et Obéir et Mourir, Les blessures de l’ombre commence à réellement poser le style de ce projet musical dark ambient folk. Geoffroy D., l’unique membre du groupe, s’éloigne peu à peu de l’influence des Joyaux de la Princesse pour créer son propre style à part entière. On trouve dans cet album la patte de DV, une touche immédiatement reconnaissable, dans laquelle il perdurera par la suite.

En quoi consiste ce style ? Eh bien, le seul moyen de s’en faire une bonne idée, c’est d’écouter les titres de DV. Mais on peut le décrire quand même. Une touche martiale, fidèle aux premiers pas du projet, avec de belles mélodies plus ou moins légères au clavier et surtout la voix de Geoffroy, tout aussi mélodique. Les paroles ne sont pas en reste, avec un côté littéraire très soigné et poétique. On y sent l’influence d’auteurs comme Rigaud ou Apollinaire. L’instrumental prend quand même une grande place dans l’album, avec un grand nombre de titres (ou de phases) purement instrumentaux.
Au travers des 14 pistes, Geoffroy explore plusieurs styles différents. La valse dans « Vienna », l’accordéon aux accents rétro avec « Vers la lumière » ou « La source », le romantisme noir avec « Souvenir de demain » ou « Si »… une diversité surprenante. DV alterne les styles sans s’y égarer, et y maintient sa propre touche. Le résultat est impressionnant. Dans la veine néo-classique, avant d’autres albums plus notoires encore, je voudrais les Blessures de l’ombre !
Une ouverture aux accents sépulcraux, « Vienna » qui nous plonge dans une ambiance germanique avec un air de valse, « La foudre et le tonnerre » plus tragique et martiale, « La source » et « Ton visage de papier » où l’on ressent intimement tout l’aspect périssable de l’amour ou de l’amitié sur fond d’accordéon… Et Toujours cette sacrée ambiance martiale…
Les différences d’une piste à l’autre, pourtant, ne jurent pas. En effet, des titres instrumentaux viennent assurer la transition entre les chansons quand celles-ci s’avèrent dissemblables.
DV, cela dit, est encore jeune et certains défauts se font un peu sentir. Par exemple, un côté parfois répétitif dans les instrumentaux (« Un dernier crépuscule »), des structures musicales un peu trop voisines d’un titre à l’autre, ou un manque de maîtrise vocale (« Les orages du crime », « Si »). Ces défauts-là seront largement compensés par la suite, et on n’en trouvera aucun dans Devant le Miroir. En attendant, loin de ruiner l’album, ils lui donnent un côté intime, voire underground. A cet égard, il est surprenant de constater la différence entre deux titres aux structures musicales similaires (un quatrain + un pont + un quatrain + un pont…) ; si « Les orages du crime » est un peu insipide à mon goût, « La foudre et le tonnerre » est au contraire si beau et si empli de dimension tragique qu’il m’a fait frissonner à la première écoute. Une preuve du talent de DV, qui sera confirmé par la suite. Par ailleurs, les paroles sont très belles, tragiques et néo-classiques, et la voix de Geoffroy vient les porter avec une grâce toute particulière. Faire fusionner la poésie, l’orgue et le martial, il fallait oser. Mais c’est réussi !

Malgré certains défauts de jeunesse, DV signe là un bel album, dont l’écoute permet d’apprécier d’autant mieux les réalisations ultérieures. C’est comme si tout un univers rétro, fait d’orgue et d’ombre, venait s’y réincarner. Un univers qu’on croyait enterré… à tort, et qui sort de sa tombe rafraîchi, pour le plus grand plaisir des auditeurs !

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