1999, soit une petite année après la sortie de l'album Cerna Krev, voilà que comme d'habitude, les tchèques nous pondent leur cinquième opus
Invaze.
Comme d'habitude, celui-ci sort chez Pussy
God Records et comme d'habitude encore, on retrouve Barbarud au chant et
Vlad Blasphemer à tous les instruments.
Comme je l'avais laissé entendre sur la chronique de Cerna Krev, ce dernier servait d'album de transition entre
Krvestreb et le petit nouveau qu'est
Invaze.
Alors pourquoi, vous allez me dire? Eh bien tout simplement, autant
Krvestreb est l'album le plus calme de la discographie du groupe, autant
Invaze en est son parfait opposé, c'est à dire l'album le plus brutal.
Pour être parfaitement honnête avec vous très chers lecteurs, j'ai eu un peu de mal à me projeter dans cet album.
Peut être est-ce dû à un état psychologique de ma part qui n'était pas favorable à l'écoute de l'album ou tout simplement à la brutalité de cet opus.
Après un certains recul de ma part, je pense qu'il s'agissait de la première proposition avec un soupçon de la seconde.
En effet, dès l'intro, les bouchers nous entrainent directement dans leur univers haineux et brutal avec cette batterie qui martèle sans arrêts (
Vlad a surement dû prendre des trucs pendant l'enregistrement car il ne s'arrête pas une seconde).
Ce gain de brutalité sur cet
Invaze m'a surpris et pris un peu dépourvu d'où cette difficulté à me plonger pleinement dans ce cd.
Les titres sont plus compacts dans le sens où les breaks sont moins présents, ces derniers donnaient des titres plus aérés, moins monolithiques.
Les solos sont aussi moins présents, on est vraiment cette fois dans le brut de chez brut.
Bien entendu, malgré cette brutalité plus marquée, on retrouve toujours une certaine mélodie dans les titres de
Maniac Butcher. Mais cette dernière est bien entendu en retrait par rapport au côté plus rentre dedans des titres.
Au niveau du chant, Barbarud nous crache avec un malin plaisir ses paroles les plus haineuses et brutales à la figure.
On sent qu'il prend vraiment plaisir à faire surgir tout ce dégout dans les sept titres qui composent cet album.
Ce registre plus violent lui va parfaitement bien, son registre vocal colle d'ailleurs mieux avec une musique plus brutale et directe.
Un autre point qui est vraiment intéressant mis à part la brutalité et la violence de l'album, il s'agit de l'ambiance.
Je trouve que cet album renferme une noirceur encore plus palpable dans cet
Invaze que dans le
Krvestreb.
Cette noirceur malsaine me rappelle un peu celle que l'on peut retrouver dans les albums du groupe
Inquisition, mais c'est le seul rapprochement que je me permettrai de faire.
Autant, il m'a été je le reconnais difficile de rentrer dans cet album, autant maintenant avec de nombreuses écoutes au compteur et un certain recule, je peux dire que cet
Invaze et certainement une des meilleures réalisations du groupe.
Maniac Butcher a toujours revendiqué son côté brutal et haineux, et bien cet
Invaze en est l'incarnation la mieux réussie.
A moins que l'album suivant fasse encore plus fort, mais ça c'est une tout autre histoire que l'on verra plus tard.
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