Un an après le brutal
Invaze, les tchèques nous sortent leur nouvel album
Epitaph the final onslaught of
Maniac Butcher. Comme vous pouvez le lire, il s'agit en cette année 2000 du dernier album du groupe.
Le groupe après cinq albums de bonnes factures se décide donc un mettre fin à l'histoire des bouchers et c'est avec cet
Epitaph qu'ils décident d'arrêter leur massacre.
Une fois n'est pas coutume l'album sort chez Pussy
God Records (label du groupe). Pour ne rien changer, la prod de l'album est toujours aussi clean et froide, sur ce point le groupe reste dans sa petite routine.
Mais passons à l'analyse de cet
Epitaph, qui est supposé clore le chapitre
Maniac Butcher.
Tout d'abord, on constate que le groupe nous propose que cinq titres. Je ne vous cacherez pas mon étonnement car cela fait assez peu, surtout pour un dernier album. Mais passons.
Autre chose que l'on peut souligner, il s'agit du retour aux paroles en anglais.
Terminés les vocaux en langue maternelle, retour à la langue internationale.
A part ces changements, c'est tout ce que l'on peut remarquer.
Si on est mauvais, on peut quand même dire que la pochette est encore nulle (comme toutes leurs pochettes) mais c'est tout.
Au moment où j'écris cette chronique, je suis assez partagé. Je ne vous cacherez pas le fait que j'adore le groupe, ça je pense que vous le savez déjà. Donc en fan absolu je ne pourrai qu'adorer cet album, oui mais voilà ça n'est pas le cas.
Je vais donc tenter de rester neutre et objectif.
Musicalement, le groupe ne varie pas d'un iota sa formule. On reste dans une musique haineuse avec Barbarud qui est toujours aussi bon dans le chant rageur et malsain. Il crache sa haine comme il le fait d'habitude.
Vlad quand à lui nous pond des riffs à la fois ravageurs mais aussi mélodique avec des breaks dont il a le secret.
La basse est toujours autant en retrait, mais la batterie continue de marteler sans cesse, comme d'hab quoi.
Désolé d'employer ce ton un peu blasé, mais pour ce sixième album, on aurait pu s'attendre à un peu plus de changements, de prise de risque.
Les cinq titres sont globalement moins violents que sur
Invaze, on se rapproche plus d'un Cerna Krev par exemple.
Malheureusement la formule est du déjà vu, et pour un dernier album (à l'époque) je trouve que nos tchèques ne se sont pas foulés plus que ça.
L'album défile assez rapidement, et pour être honnête, seul le premier titre m'a marqué.
Alors suis-je blasé, non je ne pense pas, je dirai que cet album est décevant. On aurait pu s'attendre à un dernier album beaucoup plus violent, quelque chose qui conclut avec brio la carrière de ce groupe. Non ici le groupe fait ce qu'il sait faire et c'est tout.
Vous l'aurez compris, cet
Epitaph n'est pas un mauvais album, mais il n'est pas non plus révolutionnaire dans la discographie du groupe. Certains d'entre vous resteront marqué par le précédent
Invaze considéré comme le plus brutal, d'autres se pencheront plutôt sur Krvesterb le plus mélodique, d'autres encore iront vers le premier album
Barbarian. Mais nuls doutes que cet
Epitaph n'en marquera pas beaucoup d'entre vous.
Bon album, mais sans plus.
On pensait ce groupe fini, mais la renaissance se produira dix ans plus tard.... à suivre.
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