Il y a quelques mois à peine, Ad Vitam
Infernal était un nom qui m'était totalement inconnu. Et pour cause, le groupe français, originaire de Bretagne, composé de Jérôme Mahé aux instruments et de Samuel Girard au chant, n'avait aucune sortie à son actif... C'est alors que le label Lavadome Productions flaira ce tout nouveau projet et signa le duo sur son écurie en vue de la sortie de son premier album
Infernal Comedy en ce début d'année, et attira dès lors mon attention.
De prime abord, l'album attire l’œil avec son terrible artwork diabolique sur lequel brûlent les feux de l'enfer et dans lesquels tombent les damnés et volent les anges déchus. L'artwork n'est d'ailleurs pas sans m'évoquer étonnement celui du
Dawn Of
Possession de
Immolation. À noter que le groupe s'inspire de la Divine Comédie de
Dante et plus précisément ici de l'Enfer pour les textes et la musique de cet
Infernal Comedy.
L'album démarre sur les chapeaux de roues avec le premier titre, l'éponyme "Ad Vitam
Infernal", qui donne d'emblée le ton de ce que sera l'ensemble de cet opus le temps d'une grosse demi-heure, à savoir un Death
Metal brutal, agressif et vicieux. Et le Death
Metal pratiqué ici par le duo sent bon la scène américaine des
Morbid Angel et
Hate Eternal. On notera également une certaine ressemblance avec la musique des hollandais de
Centurian de par la puissance de feu, la vitesse de jeu et l'aura diabolique qui émane de la musique de Ad Vitam
Infernal à l'image de titres comme "
Hell Hunger" ou le survitaminé "No Sides".
Les morceaux, tous issus de la même fosse, sont agressifs et rapides, blindés de riffs assassins, en témoigne le redoutable "
God Shall Not Take Your
Hand" sur lequel l'alliage de ces riffs de guitare et le pilonnage de la boite à rythme annihile toute forme de résistance. Les vocaux, loin d’être en reste avec le guttural profond de Samuel Girard, ajoutent également ce petit côté diabolique avec un phrasé parfois pas très éloigné de celui de David Vincent de
Morbid Angel. Ad Vitam
Infernal fait toutefois quelques concessions et se laisse parfois aller à ralentir le tempo, particulièrement en fin de morceau, comme sur l'excellent "To
Cross the Rivers", avec son final aux relents
Doom, ou sur un "
Insane Prayer" des plus intenses avant une accalmie pour clore ce premier chapitre infernal et remonter des Enfers dans lesquels le groupe nous a entraînés.
Néanmoins, malgré une production de qualité pour un enregistrement et un mixage auto-produits (par Samuel Girard), cette batterie programmée très synthétique mériterait peut-être de se voir à l'avenir remplacée par une véritable batterie au son plus organique ou, tout du moins, par un son plus naturel pour accentuer la puissance de matraquage qui est sienne... Ceci dit, pour trouver un batteur qui joue aussi vite, la tâche risque d'être ardue ; on peut dès lors comprendre le choix d'une boîte à rythme ici...
Tout droit sorti des flammes de l'Enfer, Ad Vitam
Infernal, avec ce premier album
Infernal Comedy, signe là une excellente entrée en matière avec un Death
Metal vindicatif et brutal, à l'efficacité indéniable et la ferme volonté de traîner l'auditeur en Enfer à ses côtés. Nul doute que nous avons là un groupe à surveiller de très près à l'avenir !
Ta chro donne envie de jeter une oreille sur ce nouveau combo breton.bce qui me chagrine juste c'est la batterie programmées ça me me gène particulièrement dommage. Mais je vais quand même essayer pour me faire une idée concrète.
Merci pour le papier.
Je plussoie ! Excellent premier album, efficacité diabolique, compos au diapason...A consommer sans modération !
Il suffit d'une écoute youtube pour comprendre que ce skeud tabasse !!! La batterie ne me gène définitivement pas du tout elle se marie très bien à la zik et le chant est tout à fait convaincant. J'adore direct sur la liste d'achats.!
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