Tout aussi ambiant et rampant que le précédent "Within the
Depths of
Silence and Phormations" tout aussi grondant que "
Requiem for
Abandoned Souls" réalisé huit ans plus tard, "In
Sadness,
Silence and
Solitude" est à mon sens l’une des œuvres majeures de
Peter Andersson, sinon l’un des albums de dark ambiant des plus marquants.
Chants douloureux et traînants remontant de quelques mines abandonnées, grincements lointains de métal se répercutant en échos dans une friche industrielle, grondements souterrains ne semblant venir de nulle part, souffles qui vous glace le sang sans que l’on sache vraiment pourquoi en ces lieux désolés.
SADNESS
"Reflecting in Shadows" ouvre ce manifeste par une piste empreinte d’une noirceur absolue, des sons industriels fondus en une apostasie somptueuse, à laquelle vient s’ajouter des chants religieux, la marque de fabrique du suédois, renforçant encore un peu plus le sentiment d’une froide ascension, d’un doute persistant, au-delà de toute religiosité, ces compositions évoquent les tourments de l’âme, irrévocables.
Les vagues lueurs qui se dégagent par moment ont des aspects fantomatique, ténébreux, rehaussant toujours ces chants féminin onirique ponctuées d’éclats sourds, nous rappelant le contraste terrible entre certaines aspirations des plus nobles de l’âme humaine, et de l’étau pesant de la réalité qui broie tout en nous.
SILENCE
Ce requiem sensoriel se poursuit avec le second titre, "In Absence of Light", ponctuée de chants religieux d’une beauté désespérée, accompagné de percussions tribales, ajoutant au côté hypnotique de l’œuvre. "The Well Of
Sadness" utilise toujours le même processus créatif, chants religieux, voix perdus dans un océan houleux de sonorités industrielles, formant un tout, jouant subtilement entre la noirceur de l’œuvre et les reflets lointains ponctuant l’oeuvre de façon troublante.
"Deep Enshrouded" apparait d’emblée encore plus sombre, plus industriel aussi; ici les lueurs deviennent rares. Sombre, menaçant, ce titre n’en reste pas moins d’une grande beauté. Et c’est la le talent de Mr Andersson, car en ses œuvres les plus sombres, il y a toujours une magie, une pureté, rendant ces œuvres unique.
SOLITUDE
Après un "Falling
Twilight" toujours aussi sombre arrive le dernier et plus long titre de l’album "Passing Inner Shield". Le morceau commence dans une sorte d’aura crépusculaire de tintements discrets, énigmatiques, et lentement des voix apparaissent, et après quelques minutes les percussions tribales reprennent le dessus afin de se fondre à nouveau dans un chaos industriel. Le titre d’une grande beauté, nous embarque dans une ascension magique dont seul
Peter Andersson a le secret.
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire