In Sadness, Silence and Solitude

Liste des groupes Dark Ambient Raison D'Être In Sadness, Silence and Solitude
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17/20
Nom du groupe Raison D'Être
Nom de l'album In Sadness, Silence and Solitude
Type Album
Date de parution 1997
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album14

Tracklist

Re-Issued in 2006 by Cold Meat Industry with 2 bonustracks and the same cover.
1. Reflecting in Shadows 08:57
2. In Abscence of Light 05:02
3. The Well of Sadness 08:16
4. Deep Enshrouded 07:24
5. Falling Twilight 07:16
6. Passing Inner Shield 13:19
Bonustracks (Re-Issue 2006)
7. Reflecting in Shadows (Live) 07:29
8. Passing Inner Shield (Live) 09:24
Total playing time 1:07:07

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Raison D'Être


Chronique @ Katla

19 Fevrier 2010

Tout aussi ambiant et rampant que le précédent "Within the Depths of Silence and Phormations" tout aussi grondant que "Requiem for Abandoned Souls" réalisé huit ans plus tard, "In Sadness, Silence and Solitude" est à mon sens l’une des œuvres majeures de Peter Andersson, sinon l’un des albums de dark ambiant des plus marquants.
Chants douloureux et traînants remontant de quelques mines abandonnées, grincements lointains de métal se répercutant en échos dans une friche industrielle, grondements souterrains ne semblant venir de nulle part, souffles qui vous glace le sang sans que l’on sache vraiment pourquoi en ces lieux désolés.

SADNESS

"Reflecting in Shadows" ouvre ce manifeste par une piste empreinte d’une noirceur absolue, des sons industriels fondus en une apostasie somptueuse, à laquelle vient s’ajouter des chants religieux, la marque de fabrique du suédois, renforçant encore un peu plus le sentiment d’une froide ascension, d’un doute persistant, au-delà de toute religiosité, ces compositions évoquent les tourments de l’âme, irrévocables.
Les vagues lueurs qui se dégagent par moment ont des aspects fantomatique, ténébreux, rehaussant toujours ces chants féminin onirique ponctuées d’éclats sourds, nous rappelant le contraste terrible entre certaines aspirations des plus nobles de l’âme humaine, et de l’étau pesant de la réalité qui broie tout en nous.

SILENCE

Ce requiem sensoriel se poursuit avec le second titre, "In Absence of Light", ponctuée de chants religieux d’une beauté désespérée, accompagné de percussions tribales, ajoutant au côté hypnotique de l’œuvre. "The Well Of Sadness" utilise toujours le même processus créatif, chants religieux, voix perdus dans un océan houleux de sonorités industrielles, formant un tout, jouant subtilement entre la noirceur de l’œuvre et les reflets lointains ponctuant l’oeuvre de façon troublante.
"Deep Enshrouded" apparait d’emblée encore plus sombre, plus industriel aussi; ici les lueurs deviennent rares. Sombre, menaçant, ce titre n’en reste pas moins d’une grande beauté. Et c’est la le talent de Mr Andersson, car en ses œuvres les plus sombres, il y a toujours une magie, une pureté, rendant ces œuvres unique.

SOLITUDE

Après un "Falling Twilight" toujours aussi sombre arrive le dernier et plus long titre de l’album "Passing Inner Shield". Le morceau commence dans une sorte d’aura crépusculaire de tintements discrets, énigmatiques, et lentement des voix apparaissent, et après quelques minutes les percussions tribales reprennent le dessus afin de se fondre à nouveau dans un chaos industriel. Le titre d’une grande beauté, nous embarque dans une ascension magique dont seul Peter Andersson a le secret.




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Commentaire @ Martin71

08 Mai 2010
Je vais essayer d'être clair et de donner des détails.

A première vue, on penserait à un album de Raison d'Etre comme les autres, fort en bruit ("The Empty Hollow Unfolds"), ou encore fort en nappes sombres ("Requiem for Abandoned Souls"). En fait, c'est un album de durée moyenne, très fort en claviers qu'on ne distingue pas vraiment, mais plus fort en cloches.

Il commence tout doucement avec des bruits d'eau dans "Reflecting in Shadows" et des tambours dans "In Absence of Light". Il y a plus de chants religieux, notamment dans les pistes 2 et 3. Juste quelques nappes plus aiguës dans "Falling Twilight", mais l'album est plus centré sur l'ambiance. Il se finit bien avec "Passing Inner Shields" qui dure plus de 13 minutes, mais qui n'est pas longue, mais elle est plutôt calme, même si on perçoit quelques notes de sitar, vers les 7-8-9 minutes. Elle n'est pas si longue que ça, comparée à "The Eternal Return and the Infinity Horizon" de "The Empty Hollow Unfolds" qui dure plus de 20 minutes. La seule qui rend (très peu) l'album long, c'est "Deep Enshrouded", qui est plus faible que les autres.

Passons au seul point faible, présent sur "Deep Enshrouded" seulement, qui est le calme trop présent et le clavier qui joue toujours la même chose, malgré les bruits derrière.

Dans les points forts, il y a l'ambiance notamment le sitar et les tambours de 07:28 à 10:06 sur la dernière chanson. L'ambiance de l'album est plus religieuse, comparée aux suivants. C'est là qu'on voit les deux parties de Raison d'Etre. De 1992 ("Après Nous le Déluge") à 1997 ("In Sadness, Silence and Solitude"), c'est là où on entend le plus de chants religieux, excepté sur "Spiraal" en 2009, qui contient tout l'album "Enthraled by the Wind of Loneliness", mais il y a une chanson d'enlevée. Et de 2000 ("The Empty Hollow Unfolds") à maintenant ("The Stains of the Embodied Sacrifice"), il y a moins de chants religieux, voire pas du tout ("The Empty Hollow Unfolds" et "Requiem for Abandoned Souls"). Plus de claviers sombres, plus de cloches et plus de chants religieux.

Conclusion : La fin d'une longue période religieuse et musicale pour le début d'une période sombre et pleine de bruits d'ambiance.

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Commentaire @ Kivan

23 Novembre 2008
Bien que peu amateur de groupes de dark ambiant, il faut bien avouer que Raison d’Etre en vaut le détour.
Ce one man project, œuvre de Peter Andersson, propose une musique à la fois froide et légère. Raison d’Etre nous plonge dans les abîmes des plus profonds, là où plus aucune lumière n’arrive et où tout espoir est perdu.
Toute sa musique est extrêmement légère, aérienne, faite de petits cris, d’un léger bruit de fond, quelque chœurs, des bruits divers et éparses et pourtant, le résultat est là.
Une musique froide à vous en glacer le sang…
Chaque titre est très différent, ainsi « Reflecting in Shadows » semble enregistrée du fond d’une grotte où une tempête ferait rage à l’extérieur, alors que « In Abscence of Light » elle est très lourde, avec une ambiance qui vous prend aux tripes, ou encore « The Well of Sadness » qui elle intègre des chants féminin tristes et sublimes à la fois…
Vraiment, “In Sadness, Silence and Solitude” est l’album qu’il FAUT écouter une nuit de pleine lune d’hiver.

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