In Glorious Times

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19/20
Nom du groupe Sleepytime Gorilla Museum
Nom de l'album In Glorious Times
Type Album
Date de parution 2007
Style MusicalMetal Expérimental
Membres possèdant cet album42

Tracklist

1.
 The Companions
 10:04
2.
 Helpless Corpses Enactment
 05:57
3.
 Puppet Show
 04:21
4.
 Formicary
 05:46
5.
 Angle of Repose
 07:59
6.
 Ossuary
 04:49
7.
 The Salt Crown
 09:09
8.
 The Only Dance
 04:20
9.
 The Greenless Wreath
 07:06
10.
 The Widening Eye
 05:14
11.
 The Putrid Refrain
 02:55

Durée totale : 01:07:40

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Sleepytime Gorilla Museum


Chronique @ Kovalsky51

08 Septembre 2008
Repoussant les frontières de le folie, cet album est un des plus grandes énigmes pour moi ! Alors, ce groupe étant absolument déjanté, j'ai décidé de faire une chronique que ne le sera pas moins ! En théorie, selon mes comptes, chaque vers est un alexandrin ! Mais, si vous en voyez qui ne le sont pas, dites-le moi et je tenterai de le modifier !
Sur ce, bon courage et bienvenue dans l'univers de SGM !

Il est des groupes difficiles à classifier
SGM fait partie de ces grands allumés
In Glorious Times est de ces OVNI du metal
Qui vous arrive dans la tête tel une balle
Un baba au rhum crémeux tellement sucré
Que le diabète il pourrait bel et bien filer
Cet album déjanté est à la musique
L’égal du surréalisme à la poétique
Et nous prouve encore une fois que la folie
Est sans doute indissociable du génie
Sorte de mélange de Björk et Fantômas
Qui ne veut que vous exploser à la face
Quinze écoutes nous suffisant à peine
A comprendre que cet album nous entraine
Dans un univers éthéré et torturé
Mélangeant un grand nombre de sonorités
A l’improbable folle croisée des chemins
Du Velvet et d’un gros délire burtonien
Car classifier ce fantastique album
C’est un comme manger la biblique pomme
Et tel Eve se damner pour une éternité
A tenter d’assimiler ses subtilités
Passant d’une violence carrément jouissive
A une ambiance noire et dépressive
Les morceaux nous font littéralement voyager
Au delà de cette morne réalité
Ils jouent avec une si large gamme d’émotions
Que jamais ils ne paraissent tourner en rond
Bien qu’elle soit assez difficile d’accès
Avec ses si nombreux tiroirs entremêlés
L’ œuvre ne sera sans doute apprivoisée
Qu’au terme de plusieurs écoutes enchainées
On peut bien y accrocher pour toute la vie
Comme ne jamais tomber dans cette folie
SGM est de ces groupes vraiment à part
Qui, du métal barré, marqueront l’histoire
Je ne saurais que chaudement vous conseiller
D’écouter pour vous en faire votre propre idée
Car à ce véritable album d’exception
Chacun pourra trouver une interprétation.

6 Commentaires

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ROSENROT - 27 Septembre 2008: Oui, belle performance, y en a qui apprennent quelque chose à l'école, c'est bien !
Kovalsky51 - 28 Septembre 2008: arrêtez je vais rougir!
mais merci qd mm
Orileus - 28 Octobre 2008: Chapeau, O glorieux descendant du defunt Shakespear.
N'empeche ça fait un album de plus plus que je doit acheter.
ArchEvil - 01 Fevrier 2012: Bon, j'avais posté un commentaire sur cette chro il y a un très gros bout de temps. Aujourd'hui seulement je m'intéresse à ce groupe. Classé en rock expérimental, un mélange de Ars Bears et de King Crimson? Pas loin. En tout cas, l'ouverture me fait clairement penser à Starless & Bible Black. Ce n'est que la première écoute mais je crois être tombé sur du très lourd.
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Chronique @ Vinterdrom

30 Septembre 2007
On peut avoir l'impression de tout connaître en musique, d'être blasé, et penser que plus rien ne pourra jamais nous surprendre. Mais heureusement, il est certaines œuvres qui réussissent à faire voler en éclat ce sentiment de lassitude et à nous sortir de notre torpeur.
Ce "In Glorious Times" en fait partie.

Composé par l'énigmatique combo américain Sleepytime Gorilla Museum (S.G.M.), cet album est tout sauf facile d'accès, car découlant d'une démarche véritablement avant-gardiste (terme un peu trop utilisé à tort et à travers de nos jours, mais qui trouve dans le cas de S.G.M. sa pleine justification). Pour preuve, les musiciens emploient non seulement des instruments assez inhabituels tels que le xylophone (ou une de ses variantes : le glockenspiel), mais aussi et surtout des instruments de leur propre création, comme le Tangularium ou encore le Pancréas Electrique (ce dernier serait un assemblage de bois et de métal émettant des sons par frottement sur le corps !?).
Et quid de la musique dans tout ça ? Et bien sur ce coup-là, je serais bien incapable de trouver une dénomination correcte et précise dur style pratiqué par S.G.M. On pourrait bien sûr avancer des noms plus farfelus les uns que les autres ("horror métal progressif délirant", "original rock/métal atmosphérique", …), mais la vérité est que le style est bel et bien impossible à définir.

Pour reprendre la célèbre expression du non moins célèbre Forrest Gump, on peut même dire que la musique de S.G.M. est "comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber". En l'occurrence, les dégustations proposées dans ce "In Glorious Times" s'avèrent tour à tour douces et amères, savoureuses et acides, horriblement exquises et délicieusement mortelles.
Ces contrastes se traduisent par l'alternance entre passages agressifs et atmosphériques, ainsi que par la versatilité du chant.
D'un côté, le style de Nils Frykdahl oscille entre un chant plaintif à la limite de la rupture (comme sur "The Companions" où la voix rappelle celle de Juhani Jokisalo d'Apocryphal Voice) et un chant extrême death ("Ossuary"), en passant par un chant très typé Jonathan Davis (comme sur "Helpless Corpses Enactment" où la ressemblance avec la voix du frontman de Korn est saisissante).
De l'autre côté, Carla Kihlstedt (qui s'occupe également du violon) adopte un timbre de voix très proche de Björk (on dirait même parfois un clone !), qui fait des merveilles sur les morceaux les plus atmosphériques que sont le délirant "Formicary" avec ses mélodies enfantines (un peu à la façon Tactile Gemma), le psychédélique "The Only Dance" avec ses sonorités irréelles, ou encore "Angle of Repose" rappelant les ambiances des contes de Grimm (vous savez, ces petites histoires sournoises qui ont peuplé nos cauchemars d'enfants).
Ces passages d'apparence plus simple et calme sont contrebalancés par des séquences outrancièrement techniques où tous les instruments partent en vrille et sont pris de crise de syncope, faisant passer Dream Theater et consorts pour d'apprentis musiciens, ainsi que par des poussées de fièvre black/death ("The Putrid Refrain" et ses guitares qui lacèrent les tympans).

Le caractère imprévisible des structures (enfin, si on peut encore parler de structures …) et la complexité musicale font penser au chef d'œuvre d'Ebonylake qu'est "On the Eve of the Grimly Inventive". Et comme ce dernier, "In Glorious Times" plonge dans une ambiance d'épouvante et de malaise permanent. A la différence que S.G.M. adopte une direction plus axée sur la fête foraine macabre, avec un côté théâtral décadent et omniprésent, parfaitement représenté par le morceau "Puppet Show" très typé Morgul / Notre Dame avec du piano et des voix d'opéra.
Et que dire de ces samples de voix complètement disjonctés qui relient tous les morceaux entre eux et qu'on dirait enregistrés dans un asile psychiatrique ?... Un seul remède possible : la camisole de force !

Piochez à tous les étalages (de préférence les plus barrés), concassez le tout, plongez-le dans un grand bouillon de vieux film d'horreur, touillez et vous obtenez la recette magique de ce "In Glorious Times".
Totalement hors normes, perturbant, tordu à s'en taper la tête, éprouvant jusqu'à l'évanouissement, indigeste à en vomir, voilà un album véritablement extrême, comme on en trouve peu, et ne pouvant logiquement susciter que des réactions extrêmes : on aime à la folie ou on déteste à mort, sans autre alternative… Choisissez votre camp !

3 Commentaires

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guillty - 22 Juin 2008: Juste pour une petite correction : Dan Rathbun ne chante que par passages (sur Formicary par exemple), le reste du temps c'est Nils Frykdahl qui assure l'arrachage de cordes vocales.
Vinterdrom - 12 Juillet 2008: J'ai corrigé ma chronique.
Merci pour cette petite précision ;)
Fisherman - 22 Juillet 2008: Ce groupe est un de mes préférés que j'ai découvert avec l'excellent "Of Natural History" et là, ça enfonce le clou...
(En concert c'est absolument génial)
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