Immersion

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Nom du groupe Lyria
Nom de l'album Immersion
Type Album
Date de parution 11 Avril 2018
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1.
 Follow the Music
 04:00
2.
 Get What You Want
 03:51
3.
 Let Me Be Me
 03:26
4.
 The Rain
 03:56
5.
 Give You Just a Minute
 04:11
6.
 Best of Me
 03:23
7.
 Last Forever
 05:20
8.
 Hard to Believe
 04:23
9.
 Something Is Rotten
 04:08
10.
 Ashes of My Fears
 03:22
11.
 Run to You
 04:01

Durée totale : 44:01


Chronique @ ericb4

10 Janvier 2019

Un fringant et émouvant opus concocté par la formation brésilienne...

S'il est des formations qui ne cherchent nullement à brûler les étapes pour espérer faire entendre plus largement leur voix, la troupe brésilienne serait assurément de celles-là. En effet, Pas moins de quatre longues années séparent leur second bébé, « Immersion », d'un solaire et prégnant « Catharsis » ; le temps pour le talentueux combo de multiplier ses apparitions scéniques à l'échelle locale, et par là-même, d'y gagner en aura, mais également de peaufiner ses gammes et d'affûter son ingénierie du son. Toujours influencé par les travaux de Lacuna Coil, Evanescence, Nightwish et consorts, le groupe aurait désormais apposé son sceau sur la plupart de ses compositions et paroles. Plus encore, déjà reconnus telles des références au Brésil, nos compères caressent dorénavant l'espoir de devenir une valeur confirmée du metal symphonique à chant féminin à l'échelle internationale. Une louable et bien légitime ambition...

Suite à un changement de line-up, le collectif sud-américain originaire de Rio de Janeiro, créé par la frontwoman et parolière Aline Happ en 2012, s'est désormais stabilisé, comptant désormais dans ses rangs le guitariste Rod Wolf et le bassiste et grunter Thiago Zig. Les 11 pistes du nouvel effort ont également bénéficié des apports du pluri-instrumentiste et programmeur Marcelo Oliveira (Chronicode), ce dernier ayant également enregistré, finement mixé, mastérisé et contribué aux arrangements des choeurs et des orchestrations, et ce, dans son propre studio (Kolera Home Studio). Aux fins d'un travail opiniâtre et minutieux en studio, en émane une rondelle à la logistique soignée, ne laissant échapper que peu de notes parasites et autorisant un confort auditif susceptible d'aimanter le pavillon sur les 44 minutes de l'opus. De quoi nous intimer d'aller jeter une oreille plus qu'attentive au skeud...

Ce serait dans leurs passages à la cadence mesurée que nos acolytes parviennent le plus aisément à aspirer le tympan. Dans cette veine, s'imposera sans mal « Follow the Music », aérien, énigmatique et ''lacunacoilesque''mid tempo dont l'atmosphère n'est pas sans rappeler leur précédente offrande. Doté de refrains enivrants et d'un seyant solo de guitare, le méfait se pare en prime des chatoyantes patines de la sirène doublées de choeurs des plus enveloppants. On ne restera pas plus de marbre à l'aune d'une ligne mélodique des plus sensuelles émanant du félin mid tempo « Let Me Be Me ». Bref, un hit en puissance concocté par nos gladiateurs, livrant d'insoupçonnés et grisants changements de tonalité. Et comment éluder l'entêtant refrain du tubesque et ''evanescent'' « Hard to Believe », pourvu, quant à lui, de subtiles variations atmosphériques, et où les impulsions de la déesse se font des plus ensorcelantes.? Autre gemme à mettre à l'actif du combo.

Quand elle se montre plus caressante encore, la formation brésilienne ira jusqu'à se transcender, ne tardant pas à charger leurs messages musicaux en émotions. Ainsi, l'aficionado du genre appréciera tant les enchanteurs harmoniques que les délicates ondulations instrumentales inondant « Last Forever », frissonnante ballade romantique dans le sillage atmosphérique de We Are The Fallen. Doté d'un ''delainien'' sillon mélodique, de refrains fondants et décochant opportunément un grisant solo de guitare, l'instant privilégié poussera irrémédiablement à une remise du couvert. Les poils se dresseront tout autant sous le joug des délectables portées dont se pare « Run to You », ballade atmosphérique d'une sensibilité à fleur de peau, dans la droite lignée d'Evanescence. Mis en habits de soie par les troublantes volutes d'une interprète bien habitée, le moment tamisé poussera le chaland jusqu'au total enivrement de ses sens.

Cependant, lorsqu'elle accélère le rythme de ses frappes, la troupe brésilienne n'a pas davantage tari d'inspiration, nous octroyant alors quelques instants de pure jouissance auditive. Ce qu'illustre précisément « Get What You Want », entraînant mid tempo progressif pourvu de stupéfiantes montées en puissance, que n'aurait nullement renié Evanescence. Evoluant sur le schéma de la Belle et la Bête, les caressantes volutes de la douce, aux faux airs de Marcela Bovio (ex-Stream Of Passion), donnent le change aux serpes oratoires de son acolyte de growler. Dans cette énergie, nous plongeant dans une mer limpide qui peu à peu se démonte, « The Rain » livre également un riffing aussi infiltrant qu'acéré. Ce faisant, on restera suspendu aux lèvres de la déesse et rivé à un cheminement d'harmoniques des plus magnétiques jusqu'au terme d'une piste susceptible de figurer durablement dans les charts. Plus sombre et complexe, offrant parallèlement de saisissants effets de contraste atmosphérique et vocal, le tonique et ''lacunacoilesque'' « Ashes of My Fears » ne parviendra pas moins à ses fins...

Parfois, le groupe sud-américain a suivi des voies alternatives pour tenter de nous rallier à sa cause. Aussi, l'univers rock'n'metal symphonique gothique qui est le leur se doublerait ici de relents folk, virage qui sied particulièrement bien à la jeune formation. Ainsi, se parant d'une cornemuse samplée, l'enjoué « Best of Me » ne ratera pas sa cible. Pourvu de moult variations rythmiques, enrichi d'un léger tapping, de sémillantes séries d'accords et d'un refrain immersif à souhait, transcendé par les claires inflexions de la maîtresse de cérémonie, cet efficace effort révèle également un réel potentiel technique et mélodique de ses auteurs.

Est-ce à dire que nos compères auraient atteint le sans-faute ? Pas tout à fait. D'une part, si l'offensif « Give You Just a Minute » se révèle propice à un headbang subreptice, il accuse toutefois une sente mélodique empreinte de quelques linéarités et un refrain éminemment répétitif. De même, l'accroche ne s'effectuera que malaisément sur « Something Is Rotten », mid tempo à la poussive rythmique et qui jamais ne monte en régime. S'écartant parfois d'un tracé mélodique agréable à défaut de s'avérer des plus impactants, le méfait nous mène alors sur de déconcertants chemins de traverse. On n'insistera pas davantage.

En dépit de ses relatifs bémols, ce second opus poussera assurément le chaland à une remise en selle aussitôt l'ultime mesure évanouie. Plus que son aînée, la goûteuse galette s'avère variée quant à ses ambiances et ses phases rythmiques, jouant à plein sur la fibre émotionnelle, témoignant en prime de quelques prises de risques parfaitement assumées. En outre, ce méfait fait montre de réels progrès sur les plans logistique, technique et harmonique accomplis par la formation brésilienne. Munie d'un set de compositions à l'inspiration féconde et pourvue d'un petit supplément d'âme, l'oeuvre se dote également de prestations vocales plus aguerries aujourd'hui qu'hier. Aussi, à l'aune de cette seyante offrande, le combo confirme le potentiel pressenti à l'instar de son précédent effort. Votre humble serviteur subodore même qu'il entrerait désormais dans une toute autre dimension. Du moins, ses armes seraient suffisamment affûtées pour espérer voir le collectif brésilien s'imposer parmi les fers de lance du metal symphonique à chant féminin dans l'espace sud-américain...

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