Hyperviolence

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12/20
Nom du groupe Windwaker
Nom de l'album Hyperviolence
Type Album
Date de parution 12 Juillet 2024
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Infinity
 03:47
2.
 Sirens
 03:36
3.
 Fractured State of Mind
 03:44
4.
 Break the Rules
 03:21
5.
 The Wall
 02:24
6.
 Villain
 03:50
7.
 Get Out
 03:00
8.
 Haunting Me
 02:10
9.
 Vertigo
 03:32
10.
 Hypnotised
 03:36
11.
 Venom
 04:09
12.
 Tabula Rasa
 03:04
13.
 Juliet
 02:19

Durée totale : 42:32

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Windwaker


Chronique @ Groaw

13 Octobre 2024

On ne parlera certainement pas d’une "hyper violence" mais au moins d’un progrès notable

Groupe excentrique de metalcore, Windwaker, dont le nom s’inspire directement du jeu vidéo The Legend Of Zelda : The Wind Waker, s’est assez rapidement fait une place d’honneur grâce à son dynamisme et son ambiance intense qui combine à la fois l’agressivité et l’émotivité. Certains placent la formation comme de l’hyperpop metal, un mouvement musical qui incorpore de nombreux styles tels que l’EDM, l’alternatif, la pop traditionnelle, l’émo, le lo-fi ou encore l’électro. La musique de notre quatuor se distingue par des riffs grinçants et percutants, une omniprésence de synthés et d’éléments électroniques ainsi que des vocaux contrastés qui vont du screaming au chant clair. Avec une identité aussi singulière, on comprend davantage cette étincelante ascension.

La réalité est tout autre car si le collectif australien a plutôt convaincu lors de ses deux EP Fade et Empire, la sortie de son premier full-length Love Language a été une entrée en matière très irrégulière. Si certaines compositions ont été de véritables succès, d’autres ont été en revanche de sacrés loupés. La multitude d’inspirations y est forcément pour quelque chose avec une absence notable de cohésion et une œuvre dans son ensemble peu compréhensible. De même, l’opus souffrait grandement de son chant clair simple d’esprit, fastidieux sur la longueur et presque méprisable. On espère donc que le combo a rectifié le tir sur son second album nommé Hyperviolence et publié à nouveau sous la maison de disques Fearless Records.

A l’instar de son prédécesseur et malgré le départ de son vocaliste, nos musiciens poursuivent dans sa quête de l’éclectique avec une fusion toujours aussi audacieuse de ses influences. Pourtant, force est de reconnaître que la pilule passe bien mieux dans ce nouveau tableau et la production n’y est sans doute pas si étrangère.
En effet, si le penchant électronique et pop des artistes est toujours au cœur de leurs revendications, l’esprit métallique est assurément plus tranchant et impactant et ce même dans des morceaux plutôt grotesques. C’est exactement le cas d’un Break The Rules dont le chant, principalement rappé lors des couplets et empli d’effets vocaux pendant les refrains, est clairement risible. Pourtant, au milieu de ces absurdes prestations vocales, l’instrumental est étonnement catchy, le souffle drum’n’bass est agréablement surprenant et le breakdown bien que simpliste est justement incisif.

Sur d’autres titres, c’est en revanche l’écriture qui est ridicule et les vocaux qui sont épatants. A ce jeu, Venom ne partait pourtant pas avec de mauvaises intentions avec une ambiance trap encore peu en vue dans le metal. Malheureusement, les samples utilisés sont exactement les mêmes tout au long du morceau ce qui provoque naturellement de la redondance. Mais vers la fin de la composition, la mélodie prend une tournure totalement inattendue avec l’apparition de chœurs dans une trempe qui se rapprocherait presque du gospel et avec un chant clair plein de sensibilité et de spontanéité. La panne reprend les mêmes sonorités trap que le reste de la composition avec un tempo forcément plus lent et quelques accords bien sentis de guitare.

Peu de chansons sont totalement à jeter, outre peut-être l’ouverture Infinity dont le chant clair est complètement inoffensif et la plume orientée pop, aussi bien dans la structure que dans les acoustiques, trop mielleuse. Pour le reste, même si des fautes de goût sont encore perceptibles dans l’instrumental ou dans le vocal, elles sont estompées par des instants captivants.
Seul Fractured State Of Mind possède un discours pleinement convaincant et rationnel. L’équilibre entre les genres est pertinent entre des couplets débordants de rage, caractérisés par un riffing dissonant ainsi qu’un chant effervescent et des refrains modérés par leurs empreintes pop/électro. Le chant préserve parfois son agressivité mais la plupart du temps, elle nous insuffle des attraits gracieux qui ne sont pas forcément des plus extravagants mais qui ont au moins le mérite d’être honnêtes.

Si les maladresses subsistent, Hyperviolence n’en demeure pas moins un deuxième opus bien mieux abouti que le précédent. Windwaker poursuit son méli-mélo de styles pour une nette amélioration en termes de cohésion et de réalisation. Les moments attrayants prennent désormais le dessus sur les faiblesses et les compositions abouties témoignent enfin de la capacité du quatuor australien à marier habilement la pugnacité à l’émotionnel. Il reste encore un sacré chemin à parcourir de la part de notre formation pour atteindre le stade de l’excellence mais lorsque l’on voit d’où nos musiciens partaient, on peut se réjouir d’un ouvrage certes moyen mais qui a au moins le cran de proposer de l’innovation.

1 Commentaire

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Tolds1939 - 22 Octobre 2024:

@geometry dash That's amazing!

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