Hunger of Elements

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Nom du groupe Kataxu
Nom de l'album Hunger of Elements
Type Album
Date de parution 31 Mai 2005
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album52

Tracklist

1.
 In My Dungeon
Ecouter13:33
2.
 In Arms of the Astral World
Ecouter03:54
3.
 Below the Tree of Life
Ecouter10:52
4.
 Nightsky
Ecouter06:24
5.
 The Manifesto of the Unity
Ecouter11:29
6.
 The Breath of Atlantis
Ecouter02:18

Durée totale : 48:30

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Kataxu



Chronique @ Nattskog

08 Juillet 2005
Il n’en fallait pas plus. Pas plus que « Hunger of Elements » pour me réconcilier avec le Black Sympho. Aucun groupe n’avait encore réussi à me faire écouter un de leurs albums plus de deux fois en une journée, et eux, en ce moment précis c’est bien la sixième fois que je le passe depuis le matin…
Kataxu n’est pas un groupe tout jeune. Formé en 1994 en Pologne, ils sortent une première démo intitulée « North » en 1995, puis suivent deux splits et un album qui ne sortira qu’en cassette en 2000 : « Roots Thunder ».
Cinq ans plus tard donc, nous avons droit à « Hunger of Elements », un album de six titres (trois longs et trois plus courts, instrumentaux) qui relève presque du génie.

Oui. Du génie, ça peut paraître impossible provenant d’un groupe à l’idéologie aussi merdique que provocatrice, mais à l’écoute de l’album, on réalise le fossé entre ce qu’ils pensent et ce qu’ils peuvent créer…
La pochette dit long en ce que contient le disque : le thème cosmique est directement apparent et il sera constamment présent sur tout l’album grâce aux claviers omniprésents qui ouvriront des horizons infinis à la musique de Kataxu.
Ces claviers, on peut les comparer à ceux d’Emperor sur leurs premiers albums, mais également à ceux de Dimmu Borgir dans leur débuts, avant qu’ils ne soient tombés dans le grandiloquent : ils sont beaux, majestueux, ils en imposent et les trois titres instrumentaux qui parsèment l’album ne me contrediront pas : le poids de l’infini passe à travers les compositions, le son parfaitement clean leur rend la pureté d’un ciel sans nuage et l’exécution retransmet toute la profondeur qu’on peut y espérer… les mots ne suffisent presque plus. « In Arms of the Astral World », le premier des trois est peut être celui qui déstabilise le plus : on ne l’attend pas et il surprend vraiment ! On passe d’un Black Sympho d’excellente qualité à un morceau plus cosmique que ce que Fenriz a pu faire en deux albums sur son projet Neptune Towers… un morceau qui vous retourne les tripes complètement.
« Nightsky » aussi peut se vanter de faire son effet… il ne bénéficie plus de l’effet surprise de son frère de deuxième piste, mais la durée compense cette perte car il nous emmène plus loin, dans un voyage de presque le double de temps.
Les morceau Back sont plus longs (ils ne vont pas en deçà de 10’51) mais ils se défendent bien au niveau des émotions qu’ils transmettent ! L’exécution des compositions complexes et intéressantes est absolument parfaite et le mixage a laissé la place idéale pour chaque instrument (laissant bien entendu les claviers en avant) et chaque musicien maîtrise parfaitement ce qu’il a à faire – le groupe en lui même n’est composé que de deux membres : Piaty (chant, guitares claviers et arrangements) et Melfas (qui s’occupe également des claviers et des arrangements), les autres instruments étant laissés aux bons soins de musiciens de session (ici, rendons leur hommage : Mitloff à la batterie et Jacek Melnicki aux claviers.)

En définitive, cet album est un véritable chef d’œuvre. Inutile de le nier… un chef d’œuvre empoisonné mais un chef d’œuvre tout de même qui vaut le coup d’être écouté. En cas de problème moraux téléchargez le, « Hunger of Elements » vous surprendra sûrement.

7 Commentaires

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enthwane - 30 Août 2009: Trés bonne chronique. Un album réellement magnifique, qui nous emporte loin et n'est pas sans me rappeler Darkspace...
Constantine - 23 Octobre 2011: Merci pour cette chronique, un grand album de sympho dont je ne me lasse pas....
CaptainRaclure - 23 Fevrier 2012: Ta dernière phrase a été prise au mot. Super album, super chronique dude!
Abwxcvbn2 - 20 Mars 2016:

La crème de la crème en black sympho. Cet album a posé de nouvelles normes pour ce style de black metal : l'élève Kataxu a dépassé le maitre Emperor. Bonne chronique aussi ! Dans le même style, il y a le 1° album d'Emperor, le 1° album de Limbonic Art et les 3 derniers albums d'Evilfeast.

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