Le son thrash Bay-
Area à la
Metallica ou
Testament a marqué toute une génération de groupes à la fin des eighties, notamment au Royaume-Uni pour citer ses plus fidèles représentants comme
Slammer,
Xentrix ou
DAM. Sous son patronyme entier "
Destruction and
Mayhem", ce dernier se forme non loin de Lancaster puis, après une demo-tape en 1988, il attire l’attention du puissant Noise Records, label allemand qui renferme notamment dans ses rangs des formations thrashmetal européennes de premier plan comme
Kreator,
Celtic Frost ou
Coroner. L’écurie de Karl-U Walterbach ne lésine d’ailleurs pas sur les moyens, envoyant son jeune poulain à Berlin aux fameux Music Lab Studios sous l’œil bienveillant d’Harris Johns (
Kreator, Sodom) et confiant la pochette du debut-album au talentueux Andreas
Marshall (
Napalm,
Grinder).
Paru lors d’une année 1989 excessivement riche en thrashmetal, pour ne pas dire saturée et désormais menacée par un mouvement deathmetal grandissant (structuré par des labels comme Earache ou Roadrunner),
Human Wreckage se fond dans la masse des albums thrash de cette année, son manque d’originalité et son côté Bay-
Area maintes fois rabâché n’aidant pas
DAM à se démarquer.
Le disque est toutefois bien accueilli dans la presse metal de l’époque, à raison, renfermant un thrashmetal solide & nerveux, mélodique sans être pompeux, brillamment ficelé et remarquablement interprété. On retrouve ainsi de nombreux ingrédients si typiques de ces albums thrash de l’époque, comme les fameux chants en rappel soutenant la voix à la fois rageuse & mélodique de
Jason McLoughlin, les guitares leads soignées d’Elly notamment sur l’excellent Death Warmed Up, les plans acoustiques du tout aussi équilibré Left to
Rot, autant d’éléments pimentant l’écoute et témoignant un réel savoir-faire.
Tout comme ses compatriotes
Xentrix et
Slammer, ou ses homonymes nord-américain Defiance et
Atrophy,
DAM reste toutefois trop scolaire pour pleinement se démarquer, à l’inverse de formations de l’époque comme
Annihilator ou
Forbidden sensiblement dans le même créneau, possédant quant à eux cette personnalité marquée et un talent supplémentaire qui font la différence.
Human Wreckage n’en reste pas moins un album consistant, la rencontre explosive entre le thrashmetal d’influence Bay-
Area et le son puissant des Music Lab Studios.
Fabien.
J'avais déjà entendu ce point au sujet de noise records.
Néanmoins, je suis bien d'accord que l'originalité n'était pas légion, et DAM se retrouva boudé par les fans, comme ces groupes allemands ou américains de la troisième vague du thrashmetal, arrivés après 1988
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