Human 2.0

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16/20
Nom du groupe Nasum
Nom de l'album Human 2.0
Type Album
Date de parution 23 Mai 2000
Enregistré à Soundlab studios
Style MusicalGrindcore
Membres possèdant cet album97

Tracklist

1. Mass Hypnosis 01:04
2. A Welcome Breeze of Stinking Air 01:40
3. Fatal Search 00:28
4. Shadows 02:24
5. Corrosion 02:07
6. Multinational Murderer's Network 02:18
7. Parting Is Such Sweet Sorrow 00:41
8. The Black Swarm 01:23
9. Sixteen 01:51
10. Alarm 02:12
11. Detonator 01:37
12. Gargoyles and Grotesques 01:01
13. När Dagarna... 01:00
14. Resistance 02:32
15. The Idiot Parade 01:32
16. Den Svarta Fanan 00:59
17. We're Nothing But Pawns 00:51
18. Defragmentation 01:42
19. Sick System 00:19
20. The Professional League 02:38
21. Old and Tired? 01:12
22. Words to Die for 02:03
23. Riot 00:40
24. The Meaningless Trial 01:02
25. Sometimes Dead Is Better 02:58
Total playing time 38:14

Chronique @ Svartolycka

04 Juillet 2005
Au lieu de faire la sempiternelle chronique de grind ressassant éternellement que « ça débourre grave dans la gueule », que « ça ramone la cheminée » ou je ne sais encore que « ça déboîte le dentier à mamie », « fait descendre la culotte de belle-maman » et « que ce n’est pas pour les lavettes », on peut proposer un autre type d’analyse sur ce genre d’album. Non ?!
Il faut bel et bien savoir qu’il n’y a que deux groupes sur l’hémisphère parmi le pullulement de groupe tous plus crades et inintéressants les uns par rapport aux autres qui me donnent envie d’approfondir le sujet et d’élargir mon registre. Le premier n’est autre que Cephalic Carnage le second, mais bon c’est pour ça que je fais une chronique dessus, c’est Nasum.
Pourquoi ces deux-là ? Tout simplement parce que tous les deux sortent des virages pré calculés, des clichés repérables à cent kilomètres et des amalgames coutumiers au style, mais à leurs façons, avec leurs méthodes spécifiques.
D’où maintenant ma question : Comment peut-on voir dans « Human 2.0 » une avancée dans le grind et comment fait cet album pour se différencier ?

Si l’on regarde la Set-List, pas grand-chose à priori, vingt-cinq titres pour presque quarante minutes d’ultra violence, mais déjà la pochette amène un petit quelque chose dans son ambiance hybride et clinique. Cependant, le principal se joue sur la personnalité de son (ex) leader : Miezko. D’accord, ça dessoude sévère tout le long de l’album et l’on a toujours l’impression d’avoir affaire à un marteau-pilon, d’une intensité impitoyable, mais attendez...
Une demi-heure, c’est largement assez pour rentrer et sortir d’un disque de Nasum, les oreilles en sang, mais pas si persécutées que ça. Enfin si, je sais bien, qu’entendre « Human 2.0 », c’est avoir un volcan dans les WC, néanmoins Nasum fait de son album une décharge certes soniquement extrême voir même improbable, mais en tout point contrôlée, maîtrisée. Et c’est là que l’album se démarque comme des voix n’ayant rien à voir avec les borborygmes habituels. Elles lorgnent plus vers les vocaux criards entre le punk virulent et le hardcore teigneux. Ensuite, musicalement cette touche se ressent, si les nombreuses accélérations sont terrifiantes, elles se désagrègent sans en perdre de leur intensité et de leur crudité en des passages plus déstructurés, parfois lents, mais toujours vindicatifs.
Cela donne pour ainsi dire l’impression que les musiciens agissent comme des pantins déchaînés et mis hors contrôle, mais sachant toujours contrôler ce qu’il faut pour ne pas sombrer dans la brutalité stérile et faussement flinguée.
Non, on sent bien que Miezko tient fermement les ficelles de cette déflagration sonique aux textes engagés suivants parfaitement la ligne musicale.

C’est là que l’on ressent que Nasum fait du grind intriguant et qui a du sens !!! Une version extrême du punk qui s’écoute avec modération (faute sinon de péter un plomb) et qui se démarque fondamentalement du style binaire simpliste et assez horripilant pour ma part et cela malgré ces titres qui durent moins d’une minute dont je ne vois franchement pas l’intérêt. Cependant dès que l’on approche des cinquante secondes, un accent de nouveauté pointe et maintien l’auditeur à l’écoute de ce disque. Des segments accrocheurs qui se suivent parfaitement même si le meilleur est à prendre dans les titres les plus longs gorgés de breaks aussi domptés que furieusement agressifs (ce qui ne fait pas perdre la ligne droite tracée).
Résultat, « Human 2.0 » est un excellent album de grind psychotronique et réfléchi (on est loin du bordel sonore de base) et même si les détracteurs loucheront sur le fait qu’un album de grind reste un album de grind, celui-ci aidé par une production impeccable entre la crudité et le professionnel devrait donner une alternative à un mouvement encroûté dans sa détermination à nager dans le non-sens.
Je dis, persiste et signe...

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grindpeace - 16 Août 2011: Ce qui est arrivé de mieux au grind depuis des lustres.Le meilleur album du genre du nouveau millénaire avec juste derrière Shapes of misery des BLOCKHEADS et le premier MUMAKILL).
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Commentaire @ Kivan

01 Octobre 2003
Ce qui frappe immédiatement chez Nasum, c’est la vitesse à laquelle ils mènent leurs morceaux, une vitesse réellement impressionnant, quasi exagérée…
Si quelques instrumentaux bien trouvés certes viennent ponctuer l’album, pour lui donner un petit côté death, dès que Mieszko Talarczyk le chanteur s’y remet, il n’y a plus à douter, Nasum nous fait du grind, et du bon grind…
Avec une durée moyenne d'une minute, les titres s’enchaînent à une vitesse redoutable, Miezko hurle tout ce qu’il peut et les guitares arrachent tout dans une fond sonore assourdissant !

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Commentaire @ iliketovomitvomit

12 Juin 2010
Un bourrin à la gratte, un bourrin aux fûts et un bourrin au micro, voila ce qui résume pour beaucoup le grindcore actuel, si on pousse à fond la fermeture d'esprit et les stéréotypes. Nasum est cependant de ces groupes qui feront toujours s'arracher les cheveux aux plus réractaires du genre. Non pas qu'ils fassent dans le soft et ne fassent pas décoller le papier peint (au contraire!), mais surtout du fait qu'ils vous l'arrachent bigrement bien, digne d'un travail d'orfèvre. Pas comme les combos du style Dead Infection ou LDOH qui préféreront vous le déchiqueter à l'aide du vieux tractopelle rouillé de grand-père, emportant la moitié de votre maisonnée au passage.
Ainsi, plus je me passe cette galette, plus je la trouve bonne, à tous points de vue ou presque: rien que pour râler je passerais rapidement sur l'artwork trop aseptisé à mon goût, m'évoquant plutôt que du grind un énième groupe de metalcore mielleux.
Voyons maintenant ce qu'a cette rondelle en substance. J'insisterais, comme cest mon habitude, sur la production ô combien claire et puissante comme rarement (avouez, chers grindeux, que bien souvent les producteurs font du travail de sagouin pour ce qui est du grind!...), chaque musicien étant à sa place et parfaitement équilibré. Justement lesdits musicos sont d'un excellent niveau: les guitaristes savent varier leur jeu, chant typiquement beuglé dans l'aigu avec une articulation et un placement irréprochable, et le batteur (qui est également un second vocaliste très appréciable bien que peu présent) assure aussi bien à martyriser ses cymbales dans des blast beats marteau-pilon, qu'à se nuancer dans des passages plus lents et groovy.
La violence dégagée est inouïe: cadence d'enfer, accordage en "la", guitares au grain très prononcé(n'étant pas sans rappeler les premières oeuvres de Entombed). Les morceaux ne dépassent pas deux minutes pour la plupart, mais sont d'une relative complexité: enchainants chacuns un nombre impressionant de riffs, on perd vite de vue la structure des morceaux et on reste ébobi devant tant de chaos maitrisé.
Bien que ne dégageant pas une ambiance poisseuse et sombres tels les grosses machines Brutal Truth ou Brujeria, cet opus de Nasum reste du grind de très haute facture et montre bien que le groupe est un des plus talentueux du genre.

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