Henbane

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17/20
Nom du groupe Cultes Des Ghoules
Nom de l'album Henbane
Type Album
Date de parution Fevrier 2013
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album48

Tracklist

1.
 Idylls of the Chosen Damned
 12:51
2.
 The Passion of a Sorceress
 10:40
3.
 Vintage Black Magic
 11:40
4.
 Festival of Devotion
 08:57
5.
 The Devil Intimate
 14:16

Durée totale : 58:24

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Cultes Des Ghoules

  • Idylls of the Chosen Damned | CULTES DES GHOULES
  • The Passion of A Sorceress | CULTES DES GHOULES
  • Vintage Black Magic | CULTES DES GHOULES
  • Festival of Devotion | CULTES DES GHOULES
  • The Devil Intimate | CULTES DES GHOULES


  • Chronique @ valentheris

    25 Mars 2013

    To the devil we raise our lustful calling

    Parfaite mise en musique des plus immondes rituels dédiés au Malin, Häxan, le premier méfait de Cultes Des Ghoules, avait marqué bon nombre d'esprits de la scène underground en 2008 grâce à son Black Metal jouant autant sur son atmosphère sépulcrale, ses textes ritualistes et sa forme musicale mariant allègrement primitivisme et une certaine recherche dans ses structures. Si assez peu de choses sont connues sur le groupe et que celui-ci sait se faire assez discret, les polonais semble bien décidés à traiter ce projet avec sérieux et rejouent leurs atouts dans les années qui suivent lors de deux splits (avec Szron et Goat Tyrant), mais mettent surtout la barre plus haute en 2011 avec leur EP "Spectres Over Transylvania", qui est encore pour bon nombres de personnes leur meilleure œuvre. Avec désormais une pâte musicale solide et bien définie, et forts du succès (relatif) rencontré par leurs précédentes sorties, le groupe réinvestit en 2012 les Black Lodge Studios, arborant toujours la bannière de Under The Sign of Garazel, afin d'enregistrer leur second album ayant la lourde tâche de succéder à un premier méfait qui fut révélateur pour eux et toujours emblématique d'un potentiel certain qui ne demandait qu'à être exploité.

    Certes, il aurait été facile de reprendre la même formule et de recommencer, cela aurait pû être bon en dépit de l'aspect déjà-vu. Cependant il n'en est rien. Un nouveau chapitre s'ouvre, "Henbane...Or Sonic Compendium of the Black Arts", un nouveau rituel débute et "Idylls of the Chosen Damned" impose de suite le ton et la marche à suivre. Semblant vouloir dépeindre un décor assez proche de celui de "Spectres..." lors de son introduction, ce premier titre de haute volée débute la cérémonie en grande pompe avec un riff froid et incisif, brutal, mais qui délivra des mélodies pernicieuses dévoilant avec efficacité le faciès remanié des occultistes, soutenu par un jeu de batterie sans faille, varié et efficace,une basse profonde et claquante qui fait partie de la force du groupe, ainsi qu'un chant possédé qui ne se donnera aucune limite de forme ou d'intensité.
    Les ingrédients restent intrinsèquement les même et la pâte du groupe est reconnaissable. Cependant, les caveaux d'où se dégageait une certaine chaleur, due au sang frais des sacrifices et aux flammes des bougies, dépeint par l'atmosphère si caractéristique de Häxan, sont vides désormais et les geôles du vieux monastère investit par les polonais, décrites dans le premier titre, sont leur nouveau refuge et c'est une toute autre ambiance qui se dégage, mais toujours délicieusement malsaine et les victimes vont être nombreuses.

    Henbane est plus froid, plus hargneux, et la cruauté dégagée lors des rites est livrée sous une forme plus pure, où la violence spirituelle est toujours la même mais avec ce sens du supplice physique et des plaisirs charnelles, mis plus en exergue. Si le premier album laissait ses compositions évoluer sans contraintes et souffrait parfois de certaines cassures dans son rythme, Henbane synthétise en quelque sorte sa progression en adoptant un rythme et une forme mieux définis sur ses cinq compositions. Chacune d'elles aura sa particularité et son moment fort, en revanche, dans le ressenti globale de l'album, son côté occulte, ritualiste et mystique, découlera principalement d'un titre tel que le superbe "Vintage Black Magic", qui se démarquera le plus du lot en terme de subtilités et d'évolutions dans la progression, ses premiers moments planants et diablement bien travaillés offrant un véritable voyage spirituel avant de nous ramener, au travers de riffs lancinants et d'une batterie martiale et de multiples changements vocaux, à la réalité des condamnés. Car nul instant de faiblesse ne se fait sentir durant la progression de l’œuvre. Les pistes sont un peu plus synthétisées, certes, mais sa construction n'en est pas moins idéale, dosant sa brutalité avec brio tel que sur le jouissif et viscéral "Festival of Devotion" qui ne tombera jamais dans le bas-du-front facile, mais nous fera profiter du bon travail du groupe et de Mgla pour ce qui est de la batterie et jouera avec les rythmes pour faire naître une sensation grandissante de sadisme et de haine, ou optera pour un aspect musical plus rampant et écrasant sur "The Passion of a Sorceress", jouant sur une noirceur et une progression rappelant le premier album par ses mid-tempis hypnotiques et son break central.

    Si jamais le groupe s'était fixé des limites il y a quelques années, il les a ici repoussées, offrant un album véritablement marquant, de part son atmosphère, ses subtilités et le savoir-faire musicale du groupe qui ne joue sur aucune carte en particulier, si ce n'est la personnalité qui se dégage de leur univers dédié au diable au travers d'un Black Metal classique sur papier, mais bourré de subtilités derrière ce côté régressif inhérent à leurs œuvres qui fera qu'on aime ou non. Il ne tiendra qu'à l'auditeur de choisir sa préférence entre le miasmatique et dévoué Häxan et la froideur sèche du cruel et possédé Henbane ?
    Deux œuvres distinctes, deux rituels, deux manières de procéder, mais une seule et même dévotion intacte depuis toutes ces années.

    Val'

    4 Commentaires

    5 J'aime

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    valentheris - 26 Mars 2013: Héhé, souviens-toi, pour le chant je disais pareil après quelques écoutes, mais au final il est aussi fou si ce n'est plus que sur Häxan à mes yeux (et oreilles). Et que ce soit sur le premier titre où il est très hargneux et agressif quand il reprend le premier couplet ou étouffé et aspiré ou toutes les autres pistes où il arrive à y apporter de bonnes variations à chaque fois.
    Tu me diras ce que tu en penses après assimilation complète. En fait, je trouve que ce qui donne cette impression au début est qu'il se cantonne plus à certains registres précis (étouffé, guttural, plus criard suivant les passages...) tandis que dans Häxan il s'en foutait et modulait sa voix au grès de l'humeur et du moment, mais même en chantant dans des registres pus précis sur Henbane il arrive à garder une folie constante et y a peu de lignes qui sonnent vraiment comme les précédentes ou suivantes. D'ailleurs le chant est pour moi un points fort majeur du groupe, pas de limite ou de style précis, c'est juste chanté avec les tripes, les couilles et le coeur, ce que je préfère.

    En tout cas merci pour ton commentaire et content qu'il te plaise. Il risque de finir aussi dans mon top de l'année, peu d'albums dépassent le 15/20 chez moi habituellement.
    BEASTtoCUT - 15 Août 2013: Mention spéciale à 'Vintage Black Magic' qui m'envoie un frisson glacial à chaque écoute (play maximum volume)
    valentheris - 15 Août 2013: Oui, ce morceau a une atmosphère particulièrement terrible.
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