Heart Ache

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18/20
Nom du groupe Jesu
Nom de l'album Heart Ache
Type EP
Date de parution 30 Août 2004
Style MusicalDoom Atmosphérique
Membres possèdant cet album15

Tracklist

1.
 Heartache
 19:42
2.
 Ruined
 20:14

Durée totale : 39:56

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Jesu


Chronique @ Svartolycka

01 Septembre 2005
C’était en juin 2002 que l’on apprenait le split définitif des maîtres à penser du métal-industriel européen, Godflesh. C’est après six albums, une compilation, un album de remixes et de multiples EP que Justin Broadrick a abruptement mis fin à son projet n°1 et cela malgré l’excellent album « Hymns ». Deux ans plus tard, le chef précurseur du metal/indus revient sur la scène avec son nouveau projet Jesu. Même pas le temps que ce fantasme ne se transforme en chimère, le nouveau groupe de Justin Broadrick débarque avec ce disque deux titres « Heart Ache ».

Nouveau groupe, deux très longs titres, vous pouvez laisser la platine défiler ces petites pépites qui vous feront oublier la fin tragique de Godflesh. Non pas que le contenu du disque soit parfait, mais quel bonheur d’écouter à nouveau ces lignes de guitares et de basses distordues, vombrissantes s’éternisant dans des minutes touchées par la grâce. Le contact est instantané, immersif et quand vient se greffer cette voix suave, mélancolique et monolithique, portée en écho, l’auditeur est propulsé sur un parterre de fleur. Outre l’image bucolique proposée tout en étant en rapport avec la pochette de « Heart Ache », ce qu’il y a dessous, dessus et dans cette représentation n’est autre qu’une forme d’angoisse et de détresse.

Ne vous laissez pas prendre par le ton abrupt de distorsion instrumentale, Jesu n’est pas là pour nous exposer une déliquescence frontale et malsaine (comme sur le mythique « Streetcleaner » de Godflesh), au contraire l’atmosphère de ce disque se trouve être plus mélancolique et triste. Sacré tour de force de la part de Justin Broadrick d’avoir su détourner les propres codes qu’il s’était lui-même fixé. Et pendant que la voix à l’arrière-goût de déprime nerveuse vous invite dans ce voyage, les arrangements musicaux laisseront pantois par leur finesse et leur implacabilité sans exubérances, changeant sans cesse d’émotions, de la rage contenue à une chape languissante.

Si je dis que ce premier disque de Jesu n’est pas parfait, c’est dû à certaines longueurs faisant baisser l’intensité, spécialement sur le second titre moins convaincant (le premier, « Heart Ache » est quasi-parfait) ternissant légèrement le tableau expressionniste que nous façonne l’orfèvre. Cependant, que l’on se rassure, la qualité du premier titre est telle que l’on oublie les menus défauts du second à bases d’expérimentations souvent jouissives, comme ce long passage de piano ou encore le son différent et certaines parties de guitares sèches, mais plombés par une longueur pas assez aboutie et fouillée.
Et puis tout ça, après tout, c’est uniquement pour les gloutons de sons… Car le plaisir de réentendre les complaintes de Broadrick est un délice qui se fait rare et dont on ne peut être qu’extatique.
Le retour d’un grand.
Une renaissance de phœnix flamboyant !!! La relève est assurée…

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