Heads Will Roll

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16/20
Nom du groupe Katana (SWE)
Nom de l'album Heads Will Roll
Type Album
Date de parution 28 Janvier 2011
Labels Rambo Music
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album34

Tracklist

1. Livin' Without Fear 03:49
2. Blade of Katana 03:20
3. Phoenix on Fire 04:41
4. Neverending World 05:51
5. Heart of Tokyo 04:50
6. Asia in Sight 03:55
7. Across the Stars 04:32
8. Rebel Ride 02:51
9. Quest for Hades 06:47
Total playing time 40:36

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Katana (SWE)


Chronique @ AlonewithL

03 Juillet 2011

ce qui se produit de mieux en matière de lame suédoise. Incassable et tranchante. Qui douterait de la qualité suédoise?

Quand on parle de heavy revival on évoque les Nord Américains « Cauldron », « Skull Fist », « White Wizzard » ou encore « Volture ». En Europe, on en retient les suèdois d‘« Enforcer » ou les finlandais d‘« Armour ». Surprenant que l’Europe ne soit pas mieux représentée. Mais « Katana » est arrivé, et pourrait bien bouleverser tous ces groupes sans grande personnalité. Oui d’accord, on va dire que j’exagère. « Katana », créé en 2008, comme tout bon groupe de heavy revival va lui aussi repomper le heavy et la NWOBHM des années 80. Le groupe a pu largement s’inspirer d’un certain « Tokyo Blade » (la couverture et la plupart des noms de titres de l’opus nous le hurlent) et plus encore de l’incontournable « Iron Maiden », au niveau de la musique pour celui là. Mais quelque chose vient faire vibrer le cœur de ces samouraïs. Une passion dévorante autrement plus perceptible que chez leurs compatriotes d‘« Enforcer ». C’est ainsi qu’un premier album voit le jour en 2011 avec une production certifiée qualité Andy La Rocque. « Heads Will Roll » promet ni plus ni moins que de nous faire perdre la tête. C’est pas un peu arrogant pour un groupe qui s‘amuse à copier ce que faisaient leurs idoles? Néanmoins on pourra vite se convaincre que « Katana » est ce qui se produit de mieux en matière de lame suédoise. Incassable et tranchante. Qui douterait de la qualité suédoise? Ça ne coupe pas les têtes, certes, mais ça coupe très bien le beurre et le tartine merveilleusement sur les krisprolls.

Une qualité son et un vrai engagement de la part de la formation, que l’on pourra percevoir dès « Livin’ Without Fear ». Ils étalent un vrai savoir faire, une vitalité hors norme. Les riffs sont particulièrement mordants, surtout l’entêtant soli entre 02:08 et 02:46 minutes. Des parties guitares dans le pur style maidenien, si on en juge « Blade of Katana ». Ce qui est intéressant et captivant chez eux, c’est que les morceaux mêlent constamment différents changements d’humeur. Ici, on passe rapidement d’une ambiance nerveuse sur les couplets à un pur moment de joie partagé sur le refrain. « Katana » utilise ainsi les cassures de manière quasi permanente. Le ton de la voix change aussi et nous plonge directement dans cette musique tumultueuse. Ainsi « Across the Stars » passera différents types de climats. Posé au début, puis accéléré façon Maiden, chaotique par la suite, finissant enfin dans une dynamique limpide et enjouée. Le titre qui aura le plus subtilisé à « Iron Maiden » est sans aucun doute « Quest for Hades ». L’entame de basse nous remémore celle de « Fear of the Dark ». Toujours au niveau de l’entame, le chant narré de Johan Bernspång chercherait à imiter celui de Bruce Dickinson. La chanson en elle-même, comme le nom du titre pouvait nous laisser également présager, nous fait replonger dans l’opus « Powerslave », plus précisément dans son morceau éponyme. « Quest for Hades » aurait quelques faux-semblants, si on fait abstraction d’un passage arabisant des plus troublants et enivrants sur sa deuxième partie de piste.

« Katana » est également capable de titres plus personnels, d’apparence simple, mais tout ce qu’il y a de plus aguicheur en vérité. Ce sera le cas avec l’exalté « Phoenix on Fire » mais aussi avec l‘impressionnant « Heart of Tokyo », le morceau le plus savoureux de la galette, dans un heavy metal propre et racé, sublimé par un refrain hymnesque qui démonte tout. Difficile de ne pas craquer. La qualité du chant de Johan, surtout la force de sa voix, fait ici du bon boulot. On sent quelqu’un qui a vraiment envie et qui parvient correctement à évoluer tout au long de l‘album, anticipant parfaitement les comportements des divers instruments. Il parcourt le rythme, il fait le rythme, autant que les guitares ou la batterie qui sont pourtant quasi irréprochables.

La mesure devient neutre, un poil plus réservé sur « Neverrending World ». On ne sent plus ici l’intensité ou l’émotion qui font vibrer la majorité des titres du disque. Bien que le chant soit tout aussi inspiré, celui-ci ne parvient pas à retenir notre attention, faute à une composition poussive et répétitive. « Katana » tentera de glisser plus d’innovation au travers d‘« Asia in Sight ». Sévère et saccadé. Le rythme s’enchaîne dans de vives secousses suivant le pas cadencé pris par le chant. C’est lattant, néanmoins vivant malgré tout, et non-dénué de précision. De plus vives secousses se verront convier sur « Rebel Ride », intense, limite un hard bien bourré. Le soli mélodieux de guitare créera ici un parfait contraste au beau milieu du reste plutôt explosif.

Un chanteur combattif, des musiciens hors pairs qui savent ce qu’ils font. « Katana » n’est pas qu’un modeste groupe de heavy revival. En comparaison avec son surestimé compatriote « Enforcer », celui-ci donne un réel souffle à sa musique. On pourra lui reprocher d‘avoir parfois fait les poches à « Iron Maiden », au point que l’on arrive à songer à des titres précis de l’illustre formation britannique. On risquerait bien de les revoir d’ici là. S’ils continuent et poursuivent dans la même lignée de ce « Heads Will Roll », les suèdois de « Katana » parviendront rapidement à se hisser au dessus de la mêlée. Heavy metal will roll.

15/20

22 Commentaires

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AlonewithL - 03 Juillet 2011: Bon petit résumé de ta part BARON, merci.
ZazPanzer - 08 Juillet 2011: Encore une excellente chronique, bravo Alone. La suède avait Ikéa, et maintenant Katana.
AlonewithL - 08 Juillet 2011: Joli jeu de mot. Mais je rêve qu'un Ikéa soit construit à Poitiers. J'ai toujours pas mes étagères et je couche avec mes cds.
AlonewithL - 31 Août 2011: Tu feras la comparaison. En heavy revival Enforcer n'est pas le meileur.
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Chronique @ dark_omens

06 Novembre 2014

Suffisamment encourageant et prometteur pour que Katana puisse envisager très sereinement l'avenir...

A contrario de ce que pourrait laisser entendre un patronyme très orienté, mais aussi de ce que pourrait laisser croire l'univers et l'imagerie que tente, semble-t-il, de développer ce groupe; il ne s'agit en rien ici d'une association de musiciens natifs d'une contrée orientales aux villages aux noms souvent imprononçables pour les infirmes linguistiques que nous sommes, nous autres habitants hexagonaux. Il ne s'agit pas de cela car, en réalité, Katana a été enfanté en ces terres nordiques aux frimas redoutables et aux villes aux noms pas nécessairement plus facile à retenir puisqu'ils sont suédois.

Pour ouvrir le chapitre de l'expression créative plus strictement musicale, il convient de dire que Katana s'évertue à pratiquer un Heavy Metal très inspiré des années 80 dans lequel on retrouve parfois de lointains stigmates de groupes tels que Iron Maiden, Stormwitch, Judas Priest ou encore, dans une moindre mesure, par exemple, tels qu'Accept.

Dans un souci de musicalité prépondérant très pertinent, Katana conjugue ce penchant pour la musique vive à un attrait certains pour la mélodie dans une démarche que l'on pourrait rapprocher de celle du Europe précédant l'album qui fit l'histoire (The Final Countdown (1989)). Bien évidemment évoquer Joey Tempest et ses comparses peut sembler un peu indu et excessif tant Katana œuvre, à l'évidence, dans une veine bien plus agressive et exalté que celle de ses concitoyens. Cependant il exhale de sa musique, parfois, subrepticement, quelques parfums, notamment dans les intonations vocales de Johan Bernspång mais aussi dans ce souci évident, au-delà de cette agressivité Heavy consentis, de recherche d'une musicalité plus amène, quelques infimes similitudes entre ces deux groupes. Toutefois, le véritable atout de Katana réside dans le fait qu'il aura su parfaitement digéré toutes ces influences pour en retranscrire une vision relativement personnelle.

Cette force de Katana à ne pas reproduire certains schéma connues est pourtant la cause d'une grande incompréhension quant à l'échec de cette œuvre. Armé d'une telle faculté, mais aussi de quelques autres, il aurait dû être commode, pour ce groupe, de produire un album exemplaire. Ce que ce Heads Will Roll n'est assurément pas. La déception est donc d'autant plus regrettable.
A l'écoute de ce Head Will Roll, on ne pourra donc que déplorer toutes ces maladresses qui viennent contrarier cette machine tantôt Heavy Metal, tantôt Hard Rock, tantôt mélodique qui, de prime abord, semblait pourtant infaillible. Ainsi parlons, par exemple, de certains de ces changements de rythmes quelques peu approximatifs, et déconcertants, dans lesquels s'égarent des parties moyennement appréciables pour un résultat final inégal (Across the Stars).

Notons aussi, concernant les déconvenues, que quelques-unes de ces pistes manquent singulièrement d'une once de lisibilité supplémentaire, et sont donc bâties sur des constructions parfois un peu confuses et instables. Le résultat sans pour autant être mauvais nous offrent de bonnes chansons, mais qui perdent quelque peu de leur intensité et de leur efficacité (Blade of Katana, Phoenix on Fire, Neverending World...).

A l'énoncé de l'ensemble de ce défaut, on pourrait alors croire la sentence entendue et la cause perdue. Toutefois rien n'est jamais aussi manichéen, et bien qu'handicapé par certaines des faiblesses énoncées, il n'en demeure pas moins que Katana nous propose, aussi, fort heureusement quelques jolis moments convaincants.

Ainsi parlons de ces titres remarquablement attachants qui, sans faillir, nous propose d'excellents instants délicieux où le mélange créatif de ce groupe est, enfin, efficace. Citons donc des morceaux tels que Livin'Without Fear, tels que les superbes Heart in Tokyo et Asia in Sight qui sont aucun doute les deux meilleures réalisations de cet album mais aussi tels que les très bon Rebel Ride et Quest for Hades dans lequel on reconnaîtra aisément l'empreinte d'Iron Maiden.

Il reste donc encore du chemin à parcourir à ces musiciens, pour atteindre une exemplarité suffisante pour nous séduire totalement. Cependant ce Heads Will Roll est une première œuvre qui regorge de nombreux moments plaisants, de certains autres acceptables sans être notoires et, finalement, de très peu d'instants maladroits. Mais qui foisonne surtout de suffisamment d'éléments encourageants et prometteurs pour que Katana puisse envisager très sereinement l'avenir.

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