Hallucinations

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Nom du groupe Atrocity (GER)
Nom de l'album Hallucinations
Type Album
Date de parution 01 Octobre 1990
Labels Nuclear Blast
Produit par Scott Burns
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album73

Tracklist

1.
 Deep in Your Subconscious
 05:25
2.
 Life Is a Long and Silent River
 03:36
3.
 Fatal Step
 02:48
4.
 Hallucinations
 04:28
5.
 Defeated Intellect
 05:26
6.
 Abyss of Addiction
 03:39
7.
 Hold Out (to the End)
 05:15
8.
 Last Temptation
 05:17

Durée totale : 35:54


Chronique @ Fabien

26 Mars 2007
Formé en 1985 autour des jeunes Alex Krull et Matthias Röderer, Atrocity figure parmi les pionniers de la scène deathmetal germanique, aux côtés de Morgoth ou Protector. Suite à son EP Blue Blood, sorti en octobre 1989 sous la bannière de label allemand Nuclear Blast, Atrocity poursuit sa lancée avec l'écurie de Markus Staiger, fermement déterminée à se lancer dans l’aventure du deathmetal depuis ses albums Purity Dilution et Subconscious Terror (Defecation, Benediction). Markus envoie son poulain à Tampa en juin 1990, aux Morrisound Studios à la notoriété croissante, pour les sessions d’Hallucinations. Commercialisé en octobre de cette même année, l'album paraît avec une illustration du célèbre H.R. Giger, et inclut le fameux Blue Blood sur sa version CD.

Hallucinations, un peu à la manière d’un Piece Of Time d'Atheist, aborde des textes loin des clichés gores ou sataniques. Son growler Alex Krull conte durant huit titres les errances d'une jeune fille, prise dans le piège de la drogue. Musicalement, l'album propose un deathmetal très alambiqué, lui valant immédiatement l’appellation de death technique. Sur le jeu complexe de Michael Schwarz, Atrocity multiplie en effet les lignes de basses et riffs de guitares entremêlés, agrémentant ses morceaux de nombreux contretemps et de breaks captivants, à l’image des remarquables Defeated Intellect et Hold Out. Par ailleurs, le groupe injecte plusieurs rythmes pogotant, comme sur l’entraînant Fatal Step, donnant un côté énergique à l’ensemble, renforcé par la voix rocailleuse d’Alex.

Malheureusement, malgré le voyage en Floride aux côtés des expérimentés Scott Burns et Tom Morris, Atrocity n’obtient pas un enregistrement d'une qualité irréprochable. La batterie dotée d’un son de caisse claire assez creux, manque ainsi d’épaisseur, et les guitares bien qu’agressives, ne délivrent également pas leur pleine puissance.

Malgré un son et un mixage en demi-teinte, Hallucinations propose indéniablement des titres de très bonne facture, et reçoit dès lors un accueil favorable dans le monde du metal, permettant au quintet allemand de se faire rapidement un nom. Atrocity, sans se hisser à la hauteur des ténors du moment, possède en effet à l'époque une technique et une originalité étonnantes et nous largue un premier album qui résiste impeccablement à l'épreuve du temps.

Fabien.

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Reigoth - 21 Fevrier 2010: J'aime beaucoup cet album, car mis à part son death qui lui a valu une étiquette technique / expérimental à l'époque, cet opus est un album concept, racontant l'histoire tragique d'une fille qui sombre petit à petit dans la drogue, l'alcool et la prostitution.....
Original et pas mal foutu.....

Dommage qu'après, c'est parti en '' sucette '' !!!!!!!!
Fabien - 21 Fevrier 2010: Son successeur Todessehnsucht est un bon album également. J'ai mis du temps à m'y faire à l'époque. Le deathmetal est plutôt ardu aux premières écoutes, mais passe vraiment bien après s'être laissé dompter.

Fabien.
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Chronique @ vastAire

05 Janvier 2008
Atrocity reste pour moi une éternelle référence.

Le combo allemand investit la scène Death Metal dès ses débuts avec la release d'Hallucinations sur Roadrunner en 1990 (Nuclear Blast rééditera l'album en 1993 en y ajoutant le EP Blue Blood). Le label hollandais semble miser d'entrée de jeu sur ses nouvelles recrues. Certainement encouragé par les 'fructueuses' releases de Slowly We Rot ou encore Beneath the Remains, les Bataves mettent les petits plats dans les grands : on enregistre aux fameux Morrissound avec le (trop ?) incontournable Scott Burns et en plus on se paie une petite illustration de Giger en cover. Pour un premier lp, les Teutons sont gâtés.

Bon et l'album me direz-vous ?

Concept album, l'ensemble des tracks tournent autour de la vie d'une fille à qui il arrive bien des malheurs. Ça n'est pas le Magicien d'Oz ou encore les Malheurs de Sophie, on est plutôt dans la veine de Carrie. Autant dire que la musique en est également considérablement imprégnée. Les changements de tempo sont aussi nombreux que les sautes d'humeur d'un junkie et pour un premier album l'ensemble est relativement mature techniquement. On se prend à trouver des similitudes avec Cynic (sans la grosse basse de ouf) ou bien Atheist.
De nombreuses critiques ont écorché cet album à sa sortie. Difficile en effet d'écouter un album aussi 'compliqué' que ce dernier avec les rouleaux compresseurs de l'époque qu'étaient les Morbid Angel ou Obituary. Alors que la vague Death Metal déferlait, les 'ovnis' techniques n'avaient pas la part belle. La production a été également pointée du doigt mais (peut-être que cuver près des enceintes m'a privé de toute oreille musicale à jamais) je trouve l'argument injuste ; chaque instrument est là, bien présent, et à mon goût savamment dosé.
L'album s'écoute d'une traite tellement ça passe bien (pardon, la release originale seulement parce que les tracks du EP Blue Blood en fin de tracklist sur la réédition sont complètement superflus et plutôt indigestes). Roadrunner n'a pas du atteindre le but escompté (: arriver au statut de Altars of Madness ou bien de Left Hand Path ?) car finalement le groupe est resté confidentiel vis a vis des autres ténors. Dommage, cet album a toute sa place dans une bonne discographie Death Metal. Mais comme on dit, il n'est jamais trop tard.

A bon entendeur...



PS: Allez je vais aussi vous avouer que je ne suis pas super objectif... J'ai eu l'occasion de voir Atrocity jouer en concert au Gibus et je ne sais pas si c'était CE soir là où la magie a complètement opéré ou si Atrocity et son leader Krull sont des monstrueuses bêtes de scène en permanence mais Atrocity est tout simplement le meilleur groupe que j'ai vu sur scène. C'était tout simplement monstrueux, ceux qui connaissent la (minuscule) scène du Gibus peuvent s'imaginer 7 ou 8 mecs en permanence en train de slammer pendant un set de 40 minutes... ;)

3 Commentaires

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Fabien - 05 Janvier 2008: C'est avec joie que je découvre un nouveau chroniqueur issu des mêmes couloirs temporels que les miens, doué et connaisseur qui plus est ! Très bonne continuation vA.

Je reprends toutefois ta critique sur deux points : tout d’abord, Blue Blood figure bien en bonus CD sur la version d’origine. C’est d’ailleurs celle que j’avais achetée en octobre 1990 à sa sortie. La pratique des bonus était courante à l’époque pour justifier le prix élevé du CD, qui était alors beaucoup plus cher que le LP. Puis, je ne trouve pas Blue Blood mauvais, je me souviens notamment avoir écouter en boucle l’excellent Humans Lost Humanity et ses riffs redoutables !

Enfin, Hallucinations aurait sans doute gagner à sortir un an auparavant, car en une petite année, tous les ténors étaient déjà passés aux Morrisound, gâchant quelques peu l’effet de surprise de cet album.

Fabien.
Fabien - 05 Janvier 2008: Il faut prendre Blue Blood comme une démo éditée en EP, ni plus ni moins. Le son est forcément plus underground et mérite d’être remis dans son contexte.

Enfin, Hallucinations n’est pas sorti chez les requins de Roadrunner, mais chez Nuclear Blast, qui emboitait tout juste le train du death métal derrière Earache et Roadruner, avec les signatures de Pungent, Incubus, Benediction, ou Master. Les budgets alloués aux enregistrements et à la promotion étaient ainsi encore assez faibles. Ceci explique cela.

Fabien.
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