Godlike Snake

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Nom du groupe Ufomammut
Nom de l'album Godlike Snake
Type Album
Date de parution 2000
Style MusicalStoner Doom
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1. UFO Part I 04:41
2. Satan 03:26
3. Oscillator 02:56
4. Snake 03:52
5. Zerosette 03:14
6. Smoke 09:14
7. Nowhere 02:43
8. Superjunkhead 05:52
9. Hozomeen 20:55
10. Mammut 05:52
Bonustrack
11. Where? (Video) 03:10
Total playing time 1:05:59

Chronique @ Trndblck

26 Octobre 2010
Tout débute en ce début de 21ème siècle, alors que la planète se voit peu à peu rongée par l’Homme et ses vices. L’humanité ayant perdu son chemin (à moins qu’elle ne l’ait même jamais trouvé) et semblant s’enfoncer dans les limbes d’une Absurdité toujours plus saillante, il fallait bien s’attendre à ce que le ciel nous vienne en aide… Et ce fut bien de là-haut qu’arriva la libération, en provenance directe des étoiles.

C’est dans les régions montagneuses du Piedmont qu’atterrit une de ces étranges machines couramment désigné par le terme d’Objet Volant Non Identifié. Lorsque le bruit massif de l’engin infernal eût tu ses moteurs, il pu alors se faire entendre d’étranges sonorités, directement issues des entrailles de la bête. Les vibrations furent telles que tous ceux se trouvant aux alentours furent immédiatement hypnotisés par ces hymnes répétitifs. Quelques curieux, déjà trop fous pour se contenter des étrangetés perceptibles au-dehors, se rendirent près de l’engin. A peine furent-ils arrivés qu’une trappe s’ouvrit, laissant des volutes de fumée s’échapper et se répandre tant insidieusement parmi les arbres impassibles que paisiblement dans les airs. Les lumières, toutes plus étranges les unes que les autres, attirèrent inexorablement nos curieux à bord de l’étrange machine.

Le choc opéra d’un coup et fut sans appel, car pénétrer cette entre brumeuse fut une sorte de non-retour pour leurs âmes désormais corrompues. Une sphère nouvelle se dévoila à eux, où les repères habituels fondaient face à l’intensité des sensations incroyables qu’offrait l’endroit. Tout n’était que sons, lumières et fumée. Tout semblait instable, inversé, paradoxal, contigu et pourtant distant, tout bougeait, rien n’était perceptible précisément mais l’ensemble participait d’un éprouvé global quasi ultime. Des sons pachydermiques emplissaient l’espace, aussi massifs que cramés, pareil à un énorme astéroïde fonçant à travers le vide intergalactique. Une multitude de sonorités parsemées ici et là venaient colmater les brèches, conférant à la symphonie des airs d’envol mystique insaisissable. Il se put bien d’ailleurs que l’OVNI décolla durant la durée indéterminée de cette expérience. Le temps semblait se distordre, parfois s’allongeant, laissant entrevoir de très courts interstices de vides, parfois au contraire semblant accélérer aux limites du possible. La fumée et les jeux de couleurs irréelles brouillaient définitivement tout repère, ne laissant aucun rationalisme tenter d’appréhender la chose insaisissable à l’origine de cette incantation psychédélique.

Lorsqu’enfin le chaos sembla s’apaiser, trois ombres aux contours mal définis apparurent dans la fumée tout juste dissipée. Entourées d’engins divers, tout semblait émaner de ces entités d’outre-espace. Des substances fongoïdes jonchaient le sol près de ce qui semblait être à la fois la base de leur être et des systèmes électroniques biduliques emplis de boutons et autres lampes hystériques. Les trois choses manipulaient sans vergogne d’étranges objets, sans qu’il ne soit possible de dire s’il s’agissait d’une partie d’eux-mêmes ou d’objets incantatoires. Des énormes boîtes vertes se tenant derrière eux sortait une fumée épaisse et c’est sans nul doute de ces appareils monolithiques qu’émanaient toutes ces vibrations colossales.

L’histoire s’arrête ici. Les curieux furent retrouvés errant, à demi-conscient, suppliant pour quelques grammes de poussières d’étoiles et jurant de retourner dans les galaxies acidifiées ou l’espace et le temps prennent des formes si particulières. Personne ne su vraiment ce qui avait bien pu se dérouler ce jour là, comme si une pause s’était opérée dans l’entière dimension du réel. Les trois ombres ne furent jamais recroisées, et traînent certainement quelque part, dans des dimensions autres, près des vallées où la psyché s’enfume et croise les plus improbables choses que l’on ne puisse jamais nommer. Seule trace laissée sur notre planète, cet objet circulaire noir, frappé du sceau du mammouth stellaire, et qui, usé avec les instruments nécessaires à son déchiffrage, permet de retenter encore et encore l’expérience…

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