Freedom Rock

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16/20
Nom du groupe HEAT (SWE)
Nom de l'album Freedom Rock
Type Album
Date de parution 28 Mai 2010
Style MusicalHard FM
Membres possèdant cet album64

Tracklist

1. We're Gonna Make It to the End 04:12
2. Black Night (ft. Tobias Sammet) 04:03
3. I Can't Look the Other Way 04:16
4. Shelter 03:30
5. Beg Beg Beg 03:03
6. Danger Road 03:01
7. Stay 03:26
8. Everybody Wants to Be Someone 03:34
9. Nobody Loves You (Like I Do) 02:57
10. I Know What It Takes 03:05
11. Cast Away 04:02
12. High on Love 02:29
13. Who Will Stop the Rain 04:10
Bonustrack
14. Tonight
Total playing time 44:26

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HEAT (SWE)


Chronique @ AlonewithL

01 Août 2010

Ce groupe monté sur piles en 2007, est déjà considéré comme le digne héritier d’Europe

Pour ceux qui aurait manqué un vol, ou sinon plusieurs vols et qui se retrouveraient à coucher la nuit dans les halls d’aéroports, « H.E.A.T » est la jeune formation hard FM suèdoise la plus en vogue du moment. Elle revient en 2010, deux ans après un album éponyme, avec un deuxième album, « Freedom Rock », et une soif de liberté qui en désaltérerait plus d’un. Ce groupe monté sur piles en 2007, est déjà considéré comme le digne héritier d’« Europe », la référence en hard FM européen. Un tel rapprochement se confirme d’autant plus par l’adoubement d’un certain Joey Tempest, qui a fait des membres de « H.E.A.T » des futurs chevaliers suèdois glamours, pour conquérir à la fois charts et jolies demoiselles en détresse. Votre vol en destination du Heatland est annoncé.

Dans un premier abord « Freedom Rock » pourrait décevoir les fins mordus d’un hard effarouché et les fans d’un metal enflammé et intelligent. Cet album, ce type de groupe même, ne leur est pas destiné, mais alors pas du tout. Ceux là prendront un autre embarcadère. « H.E.A.T » est un groupe enthousiaste et décontracté. Certaines chansons ont trouvé leur cible, les jeunes filles teenagers qui en ont marre de toujours écouter du « Tokyo Hotel », et celles encore nostalgiques des groupes de boys des années 90. Celà conviendrait également à tout bon amateur de hard FM, mais aussi de glam.

« We’re Gonna Make It to the End » sonne frais. Le chant et les chœurs accordés le plus souvent ensemble, émettent des ondes positives et rendent sous influence l'ensemble des instruments, y compris les guitares, éléments rebelles qui apportent un peu de piquant. La composition est carré, mais incorporée à l’eau de rose, ne feignant la créativité, plus que de l’incarner. Un titre de boys band plus que du vrai hard rock. Cela vaut également pour la semi-ballade tendre « Shelter », pour « Stay » aussi, où on peut remarquer des menues incursions de guitare donnant plus d’importance au titre, et aussi pour « I Know What it Takes », qui aurait pu faire un triomphe à l’Eurovision.

L’album compte néanmoins plusieurs flèches à son arc et tente de satisfaire un public plus élargi avec une approche plus conceptuelle de la musique, frisant parfois avec les airs de son superviseur « Europe », notamment sur « Black Night » où un grand nom du metal comme Tobias Sammet fait une apparition, suivi d'« I Can’t Look the Other Way », avec un son détonnant, et un chant qui joue en rivalité avec les instruments dans une prestation tout aussi cogneuse et accrochante. Le groupe fait part de son étendue technique et peut compter sur un chanteur plutôt extraordinaire. En effet, Kenny Leckremo est un chanteur que l'on pourrait qualifier de hors-pair. Il arrange sa voix selon les styles proposés et au fil des différentes pistes. Une telle performance et puissance vocale, de plus soutenues par les chœurs, oblige les guitares à dérouler et à montrer leur habilité pour faire partie de la manœuvre. Ce cas de figure se rencontrerait parfaitement sur le très beau titre que l'on jurerait de conception basique, « Everybody Wants to Be Someone ».

Moins basique et plus déroutant en renvanche « High on Love » est un titre rock ‘n’ roll, entrecoupé de multiples parties, oscillants tour à tour entre blues et glam. C’est intéressant par cette énorme prise de risque de mêler à la fois le vieux et l’authentique son du vieux Sud avec le son acidulé du glam. Le titre est néanmoins bien trop court pour maintenir au sommet le niveau de l’album.

Plus énergique et plus années 80 l'énergico-stimulant « Beg, Beg, Beg » a tout pour devenir un morceau pour émissions aérobics comme présentait Jane Fonda. A la vitesse du rythme vous perdrez surement quelques kilos. Vous les reprendrez avec le dernier titre « Wo Will Stop the Rain ». Les claviers très en retrait sont ici plus présents qu’à l’habitude. Le chant doucereux et caramélisé de Kenny fait écouler son miel sucré sur les autres instruments, qui se transforment quasi aussi rapidement en bâtons de réglisse. Non! Techniquement cela reste bon, mais on risque une bonne crise de foie à ingurgiter autant de sucreries.

« H.E.A.T » n’est pas un groupe à prendre avec autant de légèreté. Ils sont battis pour devenir les nouveaux seigneurs de la scène hard FM avec des productions et des chansons de qualité, bien que l’on puisse avoir la vilaine impression qu’ils ont fait du neuf avec du vieux sur de nombreux morceaux de « Freedom Rock », en chapardant au passage des sonorités issues de groupes hard FM des années 80, mais aussi dans la pop à minettes des années 90, quitte à ne devenir qu’un boys band. Mais un boys band qui sait jouer et surtout chanter. c’est suffisamment rare pour le souligner. De plus, il fait figurer à sa tête un chanteur émérite. Celui-ci n’aura malheureusement pas fait long feu au sein de la formation. Il aura assuré un vol sans encombre avec ce second vol de l'escadron suédois.

15/20

7 Commentaires

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HeadCrush - 01 Août 2010: C'est indiscutable et en même temps problématique: Kenny à amené un vent frais, hélas, au passage il en enrhumé les autres...
AlonewithL - 04 Août 2010: Je grimais seulement les "Tokyo-caca" en considérant l'oeuvre de "H.E.A.T" bien superieure (pourquoi crois-tu que je leur ai mis une pareille note).
Je me suis éforcé à avoir le jugement le plus neutre qui soit. Il faut s'habituer à tout style de musique. Le Hard FM a lui aussi son public et des qualités certaines, même s'il est en marge de la famille du hard et du metal.
shy62 - 10 Août 2010: Pour moi H.E.A.T n'a absolument rien a voir avec un groupe a la boys bands.. "Freedom Rock" reste du grand AOR
EndiMistery - 25 Août 2011: Black Magic ? Black Night !
J'aime bien cet album, il est à écouté dans un avion avec un cocktail, deux glaçons et un magazine de femmes exhibées ! ;)
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Chronique @ Cuauhtemoc

28 Novembre 2010
Le dynamisme et la qualité de la musique des pays scandinaves suscitent mon admiration depuis de longues années déjà. Or, celle ci se limitait jusqu’ici au domaine du métal, dont j’apprécie surtout le genre symphonique, pour lequel ils exercent un véritable monopole (Nightwish, Therion et Sirenia entre autres). Avec H.E.A.T, les fiers peuples du Nord nous prouvent une fois de plus à quel point nous sommes, nous autres français, incompétents en matière de musique. Cette fois, c’est au genre poussiéreux du Hard FM qu’une bande de jeunes suédois a décidé de s’attaquer, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça déménage !!

Le premier morceau attise notre curiosité : s’il reste assez modeste dans sa composition et quelque peu linéaire, on sent déjà tout le potentiel du groupe. De même, on ne peut être que surpris de la qualité du son produit, qui rappelle fortement Europe, mais un Europe plus net (on est tout de même un quart de siècle après The Final Countdown), plus catchy, plus fougueux. Vite, vite, on se précipite sur le deuxième morceau, persuadé que l’on se fait une fausse joie… Hélas, le maître est déjà surpassé… Black Night est tout simplement un tube qui aurait certainement cartonné dans les eighties !! La performance vocale du chanteur est plus maîtrisée, guitares et claviers s’accordent à merveille et le refrain accrocheur sublime le tout.

Ne vous méprenez pas, le groupe n’a pas encore tout donné loin de là, mais Shelter apparaît tout de même comme un interlude un peu en deçà de morceaux précédents … Ce qui n’est pas le cas de l’excellent Beg Beg Beg, qui associe rythme, performance vocale et instrumentale de grande classe, le tout maîtrisé de bout en bout… A tel point que cet perfection commence un peu à agacer… Un étrange relent s'échappe en effet des compositions du groupe; imperceptible au début, il se fait de plus en plus dérangeant au fil des morceaux. Plus qu'une simple impression déjà vu, c'est un mélange d'impersonnalité et de froideur. La musique made by Heat a quelque chose d'aseptisé, de trop parfait, de trop clair, de trop distinct, sans profondeur.

Danger Road confirme ce sentiment ambigu qui flotte autour du groupe sans toutefois vraiment entacher un niveau technique remarquable, hallucinant pour un deuxième album et un quatuor si jeune. Apportent-ils quelque chose de nouveau à un genre semi-séculaire?? La réponse négative à cette question récurrente et sans intérêt semble ici de rigueur mais n'est pas décevante, tant le rapport âge/performance plaide en leur faveur.Pourtant, la médiocrité relative des morceaux suivants ne peut que nous angoisser davantage,et c’est donc avec un certain soulagement que l’auditeur accueille Everybody Wants to Be Someone, qui, bien qu’elle puisse s’inscrire dans un registre outrageusement « pop naïve et sucrée » avec des paroles et des notes de piano dignes d’un bon Walt Disney, prouve que Heat peut élargir sans problème aucun ses compétences… ce qui, je dois l’avouer, n’est pas forcément déplaisant…

Nobody Loves You Like I Do nous replonge ensuite dans le voyage au coeur des années 80 comme si de rien était. La machine est lancée et rien ne semble cette fois vouloir l’arrêter : I Know What It Takes poursuit avec brio ce retour aux sources, dont on ne semble cette fois pas vouloir se lasser, malgré des compos prévisibles et très proches les unes des autres.Cast Away opère un second tournant plus pop pas désagréable mais sans plus… On a maintenant pris goût à l’excellence et on est légitimement en droit d’attendre plus des suédois… Sitôt dit, sitôt fait : High on Love débarque sans crier gare pour nous déboucher les oreilles !! 2 minutes 30 de pur électrochoc, cette fois-ci bien plus Hard Rock, même si la recette reste globalement la même. En revanche, les guitares sont bien plus en valeur, les riffs ultra rapides et accrocheurs. On n’en attendait pas tant !!

Du rythme plein la tête, on laisse passer Who Will Stop the Rain sans trop l’écouter, alors que cette dernière est plutôt bien ficelée et agréable dans l’ensemble, avec une dernière perf’ de premier plan du chanteur entrecoupée de passages épurés à la guitare sèche.

Avec Freedom Rock, Heat fait une entrée fracassante dans la cour des grands. Les progrès sont indéniables depuis leur premier opus et le groupe semble vraiment avoir trouvé son style de prédilection. Laissons de côté les préoccupations essentialistes de critiques blasés qui recherchent à tout prix la nouveauté et rien d’autre. Non Heat n’apporte rien de véritablement neuf au Hard FM, à part peut-être un souffle nouveau, une énergie nouvelle… et c’est déjà providentiel, puisque les productions dignes d’intérêt se raréfiaient dangereusement ces derniers temps, d’autant que l’apport des suédois est en fait plus de l’ordre de l’ouragan que du souffle. Du très grand Hard FM sauce 2010, tout simplement. Messieurs, il ne vous reste plus qu’à confirmer dans votre prochain album pour définitivement entrer dans la légende. 16/20.

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