Fire Walk with Us

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Nom du groupe Aborym
Nom de l'album Fire Walk with Us
Type Album
Date de parution 15 Janvier 2001
Enregistré à Temple Of Noise Studios
Style MusicalBlack Industriel
Membres possèdant cet album55

Tracklist

1.
 Our Sentence
 06:40
2.
 Love the Death as the Life
 06:06
3.
 White Space
 04:11
4.
 Fire Walk with Us!
 06:56
5.
 Here Is no God S.T.A.
 04:13
6.
 Total Black
 04:42
7.
 Sol Sigillum
 03:47
8.
 Det Som en Gang Var (Burzum Cover)
 09:13
9.
 Theta Paranoia
 05:35

Durée totale : 51:23


Chronique @ Nattskog

27 Avril 2005
Second album, légère évolution dans le style caractéristique du groupe. Ce qui frappe tout de suite, c’est la sonorité beaucoup plus sombre de cet album par rapport à « KYB ». Le son, plus… comment dire ? Compact, synthétique, rentre dedans plonge l’ambiance du disque dans une opacité très profonde.

Comme la pochette le montre dès le premier abord, l'atmosphère elle-même est très chaotique, sauvage et malsaine.
La rapidité de la batterie électronique, sa sonorité même en font un instrument indispensable pour la conquête du metal à laquelle Aborym participe. Passages blastés alternent avec des beats techno ou des passages mid-tempo, le tout dans un environnement confiné, genre ambiance Doom III, hyper sombre et où n’importe quoi peut vous tomber sur la gueule à tout moment.
C’est le coup de génie de ce groupe, au moins sur les deux premiers albums : faire une musique totalement inattendue. A chaque temps fort de la musique quelque chose de différent peut arriver sans lien évident avec le passage précédent, mais dans une suite limpide.
Cette originalité est difficile à décrire comme cela. Le mieux c’est de se laisser porter par la musique.
Mais attention, l’originalité pourrait rebuter les plus traditionalistes du black « trou de chez trou ». Ce qui peut surprendre ici comme sur « KYB », c’est l’usage intensif de claviers et samples techno/indus qui, loin de donner une touche commerciale à la bête, renforcent méchamment l’oppression qui se fait sentir tout au long de l’album. Les rythmiques martiales, les passages lourds, les nappes indus… tout contribue à une ambiance dingue, complètement déjantée de monde où l’homme n’est plus qu’un exécutant.
La reprise de « Det som en gang var » de Burzum mérite une mention spéciale tant elle est réussie ! L’ambiance de l’originale est préservée, avec un apport très intéressant de la part d’Aborym sur les claviers et les ambiances indus. Dans la compile tribute « Visions » c’est d’ailleurs le seul titre qui se détache un peu du reste.

Le livret de l’album est nettement moins fouillé que sur le précédent opus. Seules les photos des membres et des décorations psychédéliques sont vraiment visibles.
La version digipack bénéficie d’une autre pochette sur le livret, non moins charmante que la première couverture et qui ravirait les fans de grind : on y voit une tête de lapin à moitié explosée, sur un fond rouge très malsain. Pas de doute, c’est très violent, et tout à fait révélateur de l’univers déjanté complètement associable dans lequel on est plongé à l’écoute de ce disque.
Un album fortement recommandé pour les esprits ouverts ! Magnifique !

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