Actif depuis 2008 et essentiellement articulé autour de Nikita Kamprad (guitare et chant), seul rescapé dans la mouture originelle, et de Tobias Schuler (batterie, présent dans le groupe depuis 2011), la formation a de nouveau subi une modification de personnel, avec les départs de Giuliano Barbieri et de Sascha Rissling, remplacés par Nico Ziska (basse) et Nicolas Rausch (guitare). Fort d’un «
Stellar » frôlant la perfection, Der Weig Einer Freiheit décide de s’atteler à la lourde tâche de surpasser ce dernier, unanimement salué par la critique et par le public. Le pari sera-t-il relevé ? Réponse en fin de chronique.
Toujours hébergé par Season Of
Mist, c’est au milieu de cet été que fut publié le quatrième long format du quatuor, intitulé «
Finisterre », qui étymologiquement signifie, « la fin de la Terre ». Il est toujours mis en image par Max Löffler, enregistré au
Ghost City Recordings et composé par le maître à penser du combo, Nikita Kamprad.
«
Finisterre » s’ouvre sur une narration en allemand, traitant de la condition humaine et de son rapport au monde animal (constat très sombre, évidemment), puis un arpège rappelant la douce mélopée du break de « Eiswanderer », cinquième titre de «
Stellar », ayant certainement pour mission de créer un lien entre ces deux œuvres. Les hostilités débutent réellement avec l’arrivée d’un blast frénétique, l’auditeur sera alors embarqué dans un tourbillon sonore duquel, il ne pourra jamais s’extirper. A l’évidence,
Der Weg einer Freiheit reprend les bases érigées avec «
Stellar », enchaînant parties ultra rapides et furieuses, breaks aériens, mélodies addictives et frénésie vocale de Nikita. La personnalité musicale des allemands est affirmée et chaque élément, sur «
Finisterre », semble élevé à son paroxysme. En effet, la férocité du propos des germaniques est décuplée, avec un art du riffing indiscutable, à la fois lancinant, dissonant et martyrisant, aidé dans cette entreprise de destruction massive, par des rythmiques ahurissantes, entrecoupées de césures légères, qui mettent en exergue la violence ambiante au travers d’une véritable épopée.
Au-delà de l’agression auditive, il ressort de «
Finisterre », une beauté sublime et enivrante, mais là encore, avec un effet démultiplié, causé par ces magnifiques cassures envoutantes, qui servent de respirations salvatrices, évitant à l’auditeur, une asphyxie certaine, mais qui apporte une grande élégance et une réelle majesté à l’ensemble. Jetez donc une oreille attentive au morceau éponyme, « Ein Letzter Tanz » ou encore « Aufbruch » pour en être convaincu. Cette magnificence tire son essence des nombreuses harmonies attractives du parsèment la globalité de «
Finisterre » et qui fait indéniablement la force de
Der Weg einer Freiheit. Il faut aussi souligner l’intelligence d’écriture de Nikita Kamprad, qui ne laisse rien au hasard et qui dote cet album, d’une absence totale de linéarité et de longueurs inutiles.
La production est à son apogée et se révèle supérieure à «
Stellar », la mise en son est plus puissante et clair, le disque a été entièrement enregistré par Nikita Kamprad, qui s’est chargé des guitare, de la basse et du chant (il s’est également occupé de la production) et par Tobias Schuler pour la batterie. Ce dernier est littéralement inhumain et délivre des blast d’une rapidité extrême et hystériques, qui dépassent l’entendement, enchaînant breaks et accélérations monstrueuses, avec une facilité déconcertante. Nul doute que le bougre fait incontestablement partie des meilleurs cogneurs du circuit. Quant à Nikita, il est parfaitement au diapason, instrumentalement et vocalement, il s’égosille à s’en arracher les cordes vocales avec, cependant, un léger changement...
...Et c’est bien le seul grief que votre serviteur a à l’encontre de ce «
Finisterre » qualitativement exceptionnel. L'organe vocal de notre hurleur germanique semble avoir mûri et, les nombreuses prestations live ont engendré une petite modification de celui-ci. J’en conviens, ce n’est pas flagrant pour le néophyte, mais son timbre est moins éraillé et un peu plus grave, ce qui nécessitera une certaine adaptation au départ.
«
Finisterre » réussit l’exploit de surpasser «
Stellar »,
Der Weg einer Freiheit ne cesse de progresser et on se demande où il s’arrêtera. Aucune longueur, aucune linéarité ne sont à déplorer malgré la longueur excessive des morceaux qui tournent tous autour des onze minutes (« Skepsis Part 1 et part 2 n’en font qu’un).Aussi, la poésie, la beauté envoutante qui émanent de cet opus, malgré sa férocité et son agressivité extrême, rendra l’auditeur complètement « addict ».
Der Weg einer Freiheit sait allier l’aspect moderne du « black-metal » et le côté « old-school » de celui-ci (« Skepsis Part 2 lorgne directement sur les suédois de
Marduk) pour une efficacité maximale.
«
Finisterre » est tout simplement magistral !!
Ce groupe!!!!!!! c'est de la bombe!!!!!!!!!!!!
J'ai connu ce groupe à sa sortie et c'était vraiment pas mal mais je ne leur donnait pas grand avenir, pour ainsi dire je ne savait même pas qu'ils avaient continué d'enregistrer... Cette critique attise ma curiosité, je vais y jeter une oreille des fois que je loupe un super groupe comme un con
A Arngrim !!! Ben ce groupe à bien évolué...tu écoutes stellar et finisterre après tu te dis que c'est la meilleure chose que tu as fais de ta journée
Bonne chronique! Je partage le même avis. le chant était parfois redondant, mais la batterie excellente (Skepsis pt 1 est juste incroyable). Un album qui est un digne héritier "cascadien". La dernière piste m'a vraiment surpris ceci dit, avec son intro typée orthodoxe à la Watain/Funeral Mist! Ma nuque frétillait
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