Feedbacker

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17/20
Nom du groupe Boris
Nom de l'album Feedbacker
Type Album
Date de parution 25 Décembre 2003
Style MusicalDrone
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1. Feedbacker, Pt. 1
2. Feedbacker, Pt. 2
3. Feedbacker, Pt. 3
4. Feedbacker, Pt. 4
5. Feedbacker, Pt. 5

Chronique @ Svartolycka

29 Septembre 2005
Sortie la même année que le surprenant et très réussi « Akuma No Uta », Feedbaker est une compilation de morceaux singles qui prennent ainsi place, regroupé sur un seul disque pour le plus grand bonheur des fans du groupe japonais. En effet, les « druides » du drone, aux côtés de Sunn O))), Khanate, Nadja, Teeth of Lions Rules the Divine et peut-être même Jesu, se lancent à nouveau dans la course et pour tout dire, ils sont infatigables ces gars-là (et cette fille pardon).

45 minutes, c’est le temps nécessaire au groupe pour nous écraser dans ces méandres et contorsions sonores, car oui « Feedbaker » revient à un drone/sludge exténuant et accablant. Le premier titre, neuf minutes de manipulations lâchées en pâture établissant une frontière invisible et presque tactile et après, Boris nous refait le coup de la surprise par un étonnant virage très en rapport avec « Akuma No Uta ». Plus jazzys que sur ce dernier, les titres suivants désamorcent aussi bien le sentiment d’immersion que nous préparait le morceau d’ouverture. Et encore, il faut relativiser tout de suite. Si une surprise se crée, le groupe joue dans l’entre-deux en insufflant dans ses propres compositions des accents drone radicales, dès fois très courts (trente secondes sur un titre de quinze minutes), qui change irrémédiablement la structure et l’ambiance du morceau comme une insinuation distordue, une tempête se préparant à frapper et disparaissant avant même qu’on se soit vraiment rendu compte du faux et en même temps du véritable danger.

Les voix sont peu présentes sur ce disque, n’apparaissant seulement que sur un titre, elles sont plus un moyen de transformer encore l’atmosphère, comme une bouffée d’air frais prise sur le vif avant de replonger. En effet, sur l’avant dernier titre revient à la charge, des impulsions drone déstabilisantes virant à la stridence aiguë, le point le plus extrême de ce disque, une poussée apocalyptique et névrosée qui ne laissera pas insensibles les plus endurcis.
Toujours porté par cette aura indéfinissable, même si le côté psychédélique se fait moins présent, moins apparent (le groupe ne se complait jamais sur le même registre, ça doit être les champignons), Boris nous montre qu’il manie parfaitement son sujet, sachant se l’approprier et de le faire à sa sauce quel que soit le piment utilisé. Car Boris, finalement, produit son drone à lui en incorporant des passages plus planant dans le seul dessein de rendre l’éruption plus que déstabilisante et monstrueuse.

Pas la peine de se voiler la face, seuls les amateurs de drone et de sludge trouveront leur bonheur sur ce disque aussi effrayant que magnétique dans ses incursions mélodiques possédant le mérite de s’éloigner des traces de Sunn O))) (dont le groupe garde des ententes plus que cordiales) pour au final, un contenu difficile, mais moins « chaotique ».
Boris reste l’un des groupes des plus iconoclaste que je connaisse.

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