Fashionably Late... Ah ça pour être en retard, ils sont en retard les américains de Falling in Reverse ! Monsieur Radke et son groupe originaire de Las Vegas ont dû passer trop de temps au casino car il leur aura fallu 2 ans pour sortir un successeur à
The Drug in Me Is You ! Paru chez
Epitaph, le nouvel enregistrement de la quintette du Nevada est sortie le 18 juin dernier.
Dirigé par un Ronnie Radke possédant autant d 'ego que de charisme, l'album à son effigie s'ouvre sur une batterie violente et de bons screams à la sauce Radke (qui ont pourtant souvent divisé les populations!). Bref ça commence bien.
Champion, le premier titre annonce un album plus violent que
The Drug in Me Is You, rappelant un peu l'ambiance de Goodbye Graceful.
Et là, paf ! C'est la claque, du rap en plein milieu de la chanson ! Après la sortie du single
Alone, il y a quelques semaines, on pensait que ce n'était qu'une phase qu'un essaie mais non ! Radke s'est bien mis au rap ! Mais alchimie est là. Présents à petite dose et bien intégrés dans les pistes, les passages rap donne un coup de jeune à la musique de FIR et empêche même de tomber dans ce qui aurait pu être un deuxième album rengaine !
Bon puisqu'en est aux surprises... Autant présenter tout de suite l'autre nouveauté : l'électro ! Oui oui vous avez bien lu ! Des morceaux avec autant de guitares que d'arrangements électroniques, comme c'est le cas pour le titre Bad Girls Club. Bon je vous l'accorde ça sonne plutôt commercial, mais ça se laisse écouter et donne une folle envie de danser sur la plage ! La petite déception concernerait quand même le thème de la chanson qui se rapproche un peu trop de Good Girls Like Bad Guys. Le moins que l'on puisse dire, c'est que
Falling In Reverse a fait peau neuve ! Ils prennent des risques mais ne sombrent pas dans le côté papier calque d'album en album.
Au milieu de ce grand chamboulement on retrouve quand même la patte FIR ne vous inquiétez pas ! Il y a toujours ces quelques titres phares avec leurs guitares violentes rappelant même parfois une certaine chanson intitulé This
War Is Ours ( The
Guillotine part. 2 ) allez savoir pourquoi ! On croise aussi sur ce titre une petite partie electro assez sombre un peu à la manière du duo Skrilex/
Korn, plutôt plaisant. Bref il y a quand même de grands morceaux bien violent et bien hardcore tels que Rolling stones,
Born To Lead (le dernier single du groupe qui présente une sacrée phase de solo qui fait du bien aux oreilles !) et bien sûr la perle Over When It's Over, véritable retour aux sources, au pur
Falling In Reverse, lourd, tragique, entêtant et prenant, un véritable instant de bonheur. Il y a aussi Self-Destruct Personality avec son refrain tellement rapide qu'il donne le tournis ! Bref on ne va quand même pas passer tous les bons titres un par un autant écouter l'album car rien n'est à jeter ! Pour les adeptes de l'ancien Falling ne vous inquiétez pas, la fin de l'album est beaucoup plus proche de l'ancien !
Prenons le temps de faire un petit paragraphe à part pour le 8ème titre ! Mais quel culot ! Voilà qu'au dernier moment Radke nous entraîne avec lui dans un véritable jeu vidéo parfaitement écrit où thèmes de jeux et guitares s'accordent parfaitement, le tout sublimé par un refrain qui reste en tête ! En tout cas, si la chanson termine en game over, ce n'est pas le cas de l'album !
Un point positif de cet album au multiples facettes, ce sont les textes ! J'entends par là les thèmes des textes, souvenez vous pour ceux qui ont suivi sa sortie du groupe
Escape The Fate, la revanche de Radke sur Mabbitt qui s'échappait des jolis petits sous entendus de ses textes ( You need to shut up, you got a picture of me everytime you get your hair cut, imposter...). Le leader semble enfin être passé à autre chose et a mis tout son talent à disposition de nouveaux horizons musicaux, espérons qu'il en soit autant prochainement pour les quelques fans ( hum hum ) qui en sont restés à la petite gueguerre Radke-Mabbitt ( Mabbitt qui d'ailleurs rappelons-le, n'a jamais pris position vis à vis des pics de Radke et c'est tout à son honneur!).
Pour les aspects négatifs de l'album comment ce prononcer ? Nombreux seront ceux qui vous répondront sans aucune hésitation : Le rap et l'électro ! Mais tout cela est une question de point de vue et de goûts, certes le nouveau visage des petits gas du Nevada risque d'en décevoir plus d'un mais beaucoup risquent aussi d'apprécier ! Heureusement pour eux !
Le final de l'album lui aussi est un bonne surprise, un petit côté farfelu et original à la Caught Like A Fly, de l'acoustique et un petit côté vieux cirque de rue, et l'album est déjà terminé ! Enfin, après 50 minutes quand même ! Au final ça valait bien le coup d'attendre deux ans ! Un bon album mêlant à la perfection le style pure de
Falling In Reverse, original, violent, et un côté neuf et actuel fait d'électro et de passage rapés. Même si tous les titres ne mettront pas tout le monde d'accord, l'album, lui, risque de réunir les fans de la première heure et les plus septiques.
15/20
Des groupes comme Alexisonthefire qui font à la base et toujours du Post hardcore n'a absolument rien à voir avec cette musique. Il faudrait voir à ne pas prendre ce style pour fourre tout.
Le pur Post-Hardcore, c'est des groupes comme Neurosis et Isis qui n'ont quasiment (si ce n'est aucun) rapport avec la nouvelle branche représenté par des groupes comme A Day To Remember, Alexisonfire, We Came As Romans qui avoue un certains penchant pour le Metalcore.
Certains pour ne plus se tromper ont appelé ça la vague Easycore ou Hardcore Mélodique en raison du fait que (presque) tout le monde peut écouter ce genre de musique.
Pour en revenir au cas de Falling In Reverse, leur musique se caserait plus dans l'Emo/Rock/Punk Hardcore/Hardcore Mélodique/Pop Punk et avec ce nouvel album ils s'ouvrent les portent du Rap Metal et de l'Electrocore communément appelé Crabcore (Cf Attack Attack!).
Ensuite Alexisonfire serait plus enclin à officier dans le Punk Hardcore Mélodique avec une touche très Rock. Des styles très différents des facettes Sludge et Doom du leader Neurosis.
Pour moi, le Post-Hardcore se résume par une musique tournant autour d'un principe clé : l'ambiance. C'est d'ailleurs ce qu'on retrouve quand on écoute du Neurosis, du Isis ou encore du Devil Sold His Soul. Le "vrai" Post-Hardcore si je puis dire c'est d'abord une atmosphère particulière et produisant des sentiments forts.
La nouvelle branche, par contre s'axe plus vers l'accessibilité, avec notamment des refrains très "pop" et entraînants.
Bref, BloodyValentine bonne chronique. Toutefois j'ai absolument pas accroché à ce second album, la faute à l'Electro et au Rap. Les morceaux finaux ne m'ont pas du tout marqué.
Le mot de la fin : C'est un beau bordel (pour le style et l'album). C'était mieux avant !
Et merci pour la chronique, après pour l'album, tout est une histoire de goûts :)
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