Le métal traditionnel ne mourra jamais…
Manowar est immortal…
Bon, la première des phrases appelant souvent la seconde, nous nous en passerons volontiers cette fois-ci (et éviterons à nos oreilles un nouveau calvaire auditif) pour nous pencher sur un jeune groupe français qui monte. Un jeune groupe qui accumule les dates, les petites productions anodines mais qui font leurs trous dans l’underground et qui en deviennent des bombes à retardement…nous allons parler de
JC Jess.
Groupe du nouveau guitariste de
Nightmare,
JC Jess est la parfaite antithèse de son autre groupe. Là où les compères de Jo Amore s’évertue à rendre de plus en plus agressif, moderne et direct leur heavy,
JC Jess revient aux fondamentaux avec un bon vieux heavy hard couillu, simple mais technique, accrocheur mais pas si facile, mélodique tout en restant graisseux.
Après un "
Wake of the
Dead" qui avait sa petite impression, le quatuor revient avec un ep cinq titres intitulé "Extratime" au concept visuel bien étrange.
Peu de choses ont changés…
"Give Me
More" s’ouvre sur un riff un brin bluesy déjà entendu des milliers des fois, autant chez AC/DC que chez
Van Halen ou même
Judas Priest dans sa période la plus soft. Le riff gagne rapidement de l’épaisseur, le chant de
JC Jess passé au vocodeur se veut intéressant malgré une certaine platitude avant qu’un refrain ne vienne rapidement remplir l’espace. Le son est très gras, lourd et s’acclimate parfaitement à l’ambiance rock n’roll du disque, même s’il y manque un impact concret. Un solo mélodique, aux multiples effets, toujours très bluesy dans l’âme, parachève un premier titre sympathique mais qui se veut bien loin de faire monter les foules.
Il semble manquer une âme au morceau, quelque chose de réellement accrocheur, ou fédérateur, un évènement surprenant…qui n’arrive jamais.
"ExtraTime" au contraire se pose comme un morceau bien plus rapide, au riff d’ouverture très efficace même si une nouvelle fois entendu des centaines de fois (on se penchera vers
Metallica cette fois…).
Plus rapide oui mais encore une fois approximatif, particulièrement au niveau du placement vocal, parfois bancal, et du son de batterie, malheureusement creux et énervant à la longue. L’impression relativement désagréable d’écouter une bonne démo plutôt qu’un ep après déjà deux albums apparait assez vite, et déçoit quelques peu, notamment lorsque l’on connait les capacités du principal compositeur du groupe, visiblement un brin fainéant pour sortir des sentiers maintes et maintes fois battus.
Malgré une production qui se veut finalement l’un des grands points faibles du ep, on ressortira facilement un "
End of a
Dream" aux chœurs plus agressifs agréable et un "W.A.R. (
Will And Revenge)" qui fera probablement de réels ravages en live.
Plus rapide des cinq titres, aux chœurs massifs et surtout au refrain très chantant (allons plutôt dans les contrées d’un
Iron Fire ou
Running Wild pour le coup…), bon à hurler le poing levé une bière à la main…(malgré un solo énorme).
Au final, un ep sympathique mais absent de toutes ambitions, même les plus modestes. Les musiciens se font probablement plaisir mais les auditeurs ne l’entendront peut-être pas de cette oreille, notamment sur disque. Une certaine authenticité ressort de ce cinq titres mais une impression de poussière et de vieillerie également…le sentiment est réellement partagé et mitigé. "ExtraTime" sort donc comme si le temps s’était arrêté voilà trente ans…certains aimeront, d’autres trouveront ça désuet…le plus intéressant à faire étant probablement de surtout déguster ça en concert…
oid de jc jess, "hybrid sheep" du bon death perso je dit il faut écouté!!!
WE FUCK THE WOOORRRLLLLDDD !
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