Experiment of Existence

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16/20
Nom du groupe Ripper (CHL)
Nom de l'album Experiment of Existence
Type Album
Date de parution 04 Mars 2016
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album33

Tracklist

1.
 Magnetic Solar Storms
 04:18
2.
 Anthropophagic Life
 04:07
3.
 Experiment of Existence
 04:29
4.
 Anatomy of the Galaxies
 05:28
5.
 Stellar Evolution
 06:02
6.
 The Alpha Orionis
 04:48
7.
 Rotten Dreams
 03:09
8.
 Chromatic Fantasy
 01:18
9.
 Neuronal Unity
 03:48
10.
 Spherical Energy
 04:05
11.
 Humanity Was Wrong
 04:03

Durée totale : 45:35

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Ripper (CHL)


Chronique @ LeMoustre

02 Fevrier 2016

From the Ripper Comes The Storm

Le Chili serait-il devenu le chef de file du mouvement thrash option sauvagerie en Amérique du sud ? Entre un Torturer qui fait figure d'ancien, ou les dernières livraisons de Dekapited, Miserycore, Evil Madness, Dictator ou Invincible Force, la question mérite d'être posée. La réponse paraît toute trouvée avec ce second album de Ripper, quatuor de Santiago, qui sort chez Dark Descent et Unspeakable Records (selon le format).

Reprenant le style qui fit le succès d'estime de Raising the Corpse, à savoir un thrash rapide et poilu bourré de bastonnage en règle, quoiqu'un petit chouia linéaire sur la durée, Ripper propose onze titres d'un thrash metal en tous points réussi. La recette est simple, et bigrement efficace, tant est si bien que le très bon titre qui est sorti en avant-première ("Neuronal Unity") fait partie des moins efficaces du lot, c'est dire le niveau atteint par nos braves Chiliens. Ripper a su évoluer dans ses compositions, plus aérées mais pas moins sauvages, mieux construites sans être difficiles d'accès. On se prend même à penser au Sepultura de Schizophrenia, dans les rythmiques et l'assemblage des riffs, mais aussi dans les relances rythmiques. "Anthropophagic Life" ou l'instrumental "Anatomy of the Galaxies" renvoient facilement à "Inquisition Symphony" dans les riffs galopants, les cassures et les breaks. Les musiciens semblent avoir élevé leur niveau, un peu à l'image de l'apport d'un Andreas Kisser à la sortie du Sepultura à la pochette bleue, qui avait tiré les Sep' vers le haut. Bien entendu, Ripper se dégageant quelque peu de ses influences précédentes présentes sur Raising the Corpse, a su insuffler quelques apports complémentaires à son thrash. A ce titre, la basse de Pablo Cortes fait merveille à de nombreuses reprises (l'interlude "Chromatic Fantasy", bien sûr, mais aussi le final de "Stellar Evolution" par exemple). On citera aussi les incursions en soli de la doublette Leon / Spallinger, tantôt vicieuses, tantôt lumineuses ("Stellar Evolution" ou "Rotten Dreams", mais on pourrait mentionner la quasi-totalité des morceaux) qui aèrent considérablement l'œuvre, qui n'en a pourtant guère besoin.

L'album comporte ainsi nombre de moments de bravoure (citons pèle-mêle les riffs plombés des magiques "Stellar Evolution" ou "The Alpha Orionis"). Mais c'est surtout dans sa capacité à offrir des riffs et des breaks implacables que Ripper a concentré son énergie. Par moments dévastateurs, souvent entre 1'30" et le début de la deuxième minute, Ripper assène des breaks encore plus meurtriers que ceux ouvrant chaque titre. Plus nombreuses que par le passé, les variations relancent avec à propos la machine. Toujours aussi rapide et thrash dans ses gênes, mais plus abouti que sur Raising the Corpse, Ripper s'est clairement amélioré encore dans son rendu final (le chant est aussi mieux mis en valeur), et on distingue rage et dextérité à un niveau égal tout au long des dix titres. La thématique globale semble également avoir évolué, à la lecture des titres qui composent le disque, comme si Ripper avait su se détacher de l'imagerie gore pour s'élever quelque peu, un peu à l'image du Pestilence passant d'un Consuming Impulse à Testimony Of The Ancients, du moins thématiquement.

Ce second album de Ripper, qui sait aussi comment asséner deux coups de massue définitifs pour clore un album (le riff ouvrant magnifiquement "Spherical Energy" et "Humanity Was Wrong" avec son riff d'ouverture supersonique) est clairement la première grosse claque en thrash metal extrême de l'année. Gageons que la tempête qu'il suscitera chez les fans de violence fort bien construite ne restera pas anecdotique. Le Sepultura de 1987 a trouvé son digne héritier. Dévastateur.

17 Commentaires

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LeMoustre - 04 Fevrier 2016: @Darksaucisse : Oh que non, ça n'est pas moi, j'en serai bien incapable. C'est rigolo, ça montre que le groupe a des fans réactifs.
sijj - 27 Fevrier 2016: Un album énorme!
Miskatonic - 23 Mars 2016: Excellent papier Jérôme, pour un superbe album de thrash. Le parallèle avec le Schizophrenia de Sepultura est judicieux. Que des missiles pour ma part, une incision à toute épreuve, une cavalcade de riffs inspirés transformant la plupart des morceaux en hit en puissance, et toujours cette rugosité sud am si caractéristique de cette scène. Bref, en trois mot, et comme l'ami Sijj, un album énorme.
mechant - 30 Septembre 2018:

Cet album très Sepulturien tourne très  régulièrement.  Ses influences excellemment digérées ne donnent pas l impression d'avoir 1 réinterprétation de beneath the remains  et schyzophrenia mais plutôt  1 continuité .....

A écouter pour 1 retour tout début 90's

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