Ernte im Herbst

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Nom du groupe Fjoergyn
Nom de l'album Ernte im Herbst
Type Album
Date de parution 29 Mars 2005
Style MusicalBlack Epique
Membres possèdant cet album20

Tracklist

There is a different cover, without the "B" in the album title
1. Monolog der Natur 04:18
2. Vom Tod der Träume 05:11
3. Fjoergyn 07:22
4. Der Tag der Wölfe 07:43
5. Des Winters Schmach 05:09
6. Wenn Stürme Ruhen 04:23
7. Abendwache 07:16
8. Veritas Dolet 05:16
9. Ernte im Herbst 07:37
10. Requiem 06:09
11. Epilog 03:25
Total playing time 1:03:49

Chronique @ morgothduverdon

06 Octobre 2010
Il était une fois un groupe venant d'Allemagne, intitulé Fjoergyn, composé de Stephan L. (Guitare, claviers, voix) et Andreas T. (basse). Ces messieurs jouaient du metal, plus précisément du black metal. Ou plutôt (je rectifie, parce que je vois déjà les puristes faire des bonds de 10 cm sur leur cadières*...) du black gentillet à forte tendance symphonique, le tout formant un mélange plutôt épique, et surtout très beau, un peu à l'image du Papillon qui orne la sobre pochette. Papillon qui semble se diriger vers quelque chose de flou (donc certainement en mouvement), et qui m'a l'air contondant. Le beau Papillon ornant la pochette de ce premier album survivra t-il?

Premier album intitulé Ernte im Herbst. Et là, inutile de me demander ce que ça veut dire, je n'en sais strictement rien. Je ne sais donc rien des thèmes, des textes, hormis le fait qu'ils sont en Allemand, ce qui me fait un belle jambe puisque comme vous l'avez certainement compris (dans le cas contraire, je vous propose une greffe de cerveau), je ne sais pas le parler ni le traduire, ni le chanter, ni le chuchoter, ni le mimer... Euh, si, le mimer je peux. Je me tiens bien droit, tel un piquet, et je lance d'une voix hargneuse et autoritaire : "Rauss!!! Schnell!!!! ARBEIT!!!!!!!!!!". Tout cela est fort joli, fort poétique, mais ça ne m'avance absolument pas dans la compréhension du ou des concepts de l'album... Et cela est fort dommage. Tant pis, je me concentrerai sur la musique, d'autant plus qu'il y a de quoi faire.

Avant de commencer, je tiens à préciser que la batterie est assurée par une boite à rythmes (ou alors je me goure, et si tel est le cas, je promets de prendre des cours d'Allemand. Si, si, avec une Allemande.), mais elle ne sonne pas trop plastique, et est plutôt bien utilisée (les rythmiques à la double pédale/Caisse claire épiques sont même parfois accompagnées d'une sorte de grelot ou de tambourin qui suit la plupart du temps la caisse claire.) Pour mettre un peu de piment à mon récit, je vais d'ailleurs nommer cette boite à rythmes Klaus. Mais vous pouvez choisir le nom que vous voulez hein, Ludwig Von 89 par exemple.

Les compos sont relativement longues, entre 5 et 7 minutes. Elles sont composés d'une intro souvent symphonique, et proposent des montées en puissance, des breaks, des refrains, des variantes, bref, une progression qui fait qu'on ne sombre pas dans la répétition. Les vocaux sont souvent black/death de base, rien de bien hargneux ni exceptionnel cela dit. Il y a également des voix claires : en solo, et surtout en choeurs, masculins.
Et que dire des orchestrations, sinon qu'elles sont magnifiques? C'est à mon sens, le point fort de l'album (avec la qualité des compos évidemment hein, faut pas prendre le sanglier en levrette non plus). Dire qu'elles sont omniprésentes est un euphémisme. Elles forment une pièce maîtresse de l'album. Bien utilisées, ne sonnant absolument pas plastique, encore moins Bontempi, regorgeant de petites subtilités (pas forcément des plus recherchées, (n'espérez pas y trouver des compos dignes du sacre du printemps), mais qui sont bien plus que de simples nappes formées d'accords), bourrées de nuances (en gros, crescendo, forté, fortissimo, etc) et d'émotions, bref, dignes de la musique classique. Cordes, cuivres, timbales, choeurs, piano, flute que sais-je encore... La palette ravira sans aucun doute un grand nombre d'amateurs de musique symphonique.

Cela commence d'ailleurs avec le magnifique Monolog der natur, qui introduit l'album (normal pour une intro me direz-vous...) calmement, et de façon très belle (cette beauté sera également omniprésente tout au long de l'album, le Papillon survit donc. Voilà, comme ça, ceux (ou plutôt celles) qui s'inquiétaient pour le papillon de la pochette sont rassurées.), avec ces orchestrations calmes et envoûtantes, auxquelles viennent se joindre les percussions, pour former une marche terriblement belle, qui monte en puissance, et se termine par l'arrivée de la guitare, débouchant sur Vom tod der träume, qui bombarde un peu d'entrée, avant de vite faire son petit break mid tempo, pour repartir sur de l'épique à voix claire/black, au rythme de la double pédale de Klaus (vous savez, la boite à rythmes), le tout étant du plus bel effet. ça s'enchaine ensuite : passages épiques, breaks accompagnés de piano et bien évidemment d'orchestrations, choeurs masculins. D'entrée, le ton est donné. Le reste de l'album est dans cet esprit là. Si vous n'avez pas accroché, ça ne sert à rien de continuer. Autrement, laisser vous bercer.

Laissez vous bercer, vous tomberez entre autre sur le titre Fjoergyn et sa rythmique accompagnée de tambourin (mais attention, ce n'est pas Blackmore's Night hein!! Le tambourin suit la caisse claire comme je l'ai déjà dit précédemment, mais vu que vous n'écoutez jamais...), ses passages de piano magnifiques, et toujours ces orchestrations...

Des Winters Schmach, et ses refrains magnifiques, rappelant dans l'esprit des passages des vieux Vintersorg. Ecoutez donc le titre Norrland, ou Till Fjälls (je parle bien évidemment de Vintersorg là), vous trouverez des influences je pense)..

Ou encore Abendwache, et ses interludes à la flute...

Il y aussi l'instrumentale Wenn stürm ruhe, orchestrale uniquement, et si belle.... Comme le calme au milieu d'une tempête (d'ailleurs, je me demande si le titre ne se traduit pas par un truc du genre "quand la tempête se tait". (Ma foi, je commence à tâter l'Allemand(e) finalement. Je vais pouvoir faire le gigolo à Berlin, cool.)

Egalement Veritas Dolet, et son intro en blast beats, qui rentre dedans direct.

Sans oublier le titre final, Requiem, belle piéce une fois de plus, (avec des cloches, et une voix trafiquée électroniquement à certains moments) qui s'achève par un final reprenant (orchestrations et batterie évidemment) un passage très connu de la 9ème symphonique de Ludwig Van Bite au vent. Beethoven pardon.

Et c'est d'ailleurs après cette belle conclusion que je grince des dents. Un peu plus de 10 minutes de silence, de vide absolu, pour déboucher sur un titre caché, qui n'a rien à voir avec le reste : des percussion presque ethniques, une nappe de clavier zarbi, des guitares, le tout sonnant comme une sorte d'indus, un peu Matrix dans l'esprit.
Je ne sais pas du tout ce qu'ils ont branlé ces cons (et là, je demande au correcteur choqué et hésitant à valider ma chronique (ben oui, ça peut choquer les jeunes, blablabla..), à quel âge il a entendu pour la première fois le mot "con", et à quel âge il a commencé à l'employer), mais franchement, foutre 10 minutes de vide pour déboucher sur un titre caché - pas mauvais, simplement bizarre - et qui n'a rien à voir avec le reste de l'album, je trouve ça franchement débile. D'ailleurs on réappuie généralement sur Play avant le titre caché.

Pour conclure, que dire?

Premier essai transformé pour Fjoergyn, et de fort belle manière. Une petite perle de metal épique symphonique à tendance black (voilà, comme ça les puristes sont contents). Mais je vais toutefois faire part de mes remarques négatives.

Tout d'abord, un son de guitare un peu plus puissant aurait été parfait je pense. Pas qu'elles manquent de puissance, mais, je trouve qu'ils auraient pu un peu plus les doper (oui, j'avoue, je branle un peu le mammouth là... Pov' mammouth...)
Ensuite, ce grand vide pour ce titre caché. Un vide de 2 minutes aurait largement suffit. Du coup, on attend, on se fait chier, on s'énerve, et bien souvent on passe à côté de la bizarrerie bonus.

Ce qui fait que pour la peine, je mets un 15/20 à l'album, et non pas un 16.


* Une cadière, c'est une chaise. Voilà, vous êtes maintenant moins con de 0,00000000000002 %.

9 Commentaires

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morgothduverdon - 07 Octobre 2010: mdr, ben merci:)

Pour la prof d'Allemand, je lui parlerai d'un ton autoritaire.

Par contre, je t'avertis que le deux albums suivants évoluent, et sont même relativement déroutants quand on connait celui là (mais ils ne sont pas mauvais, attention!!!). Donc je te conseille celui là.

=XGV= - 07 Octobre 2010: Décidément, tes chroniques sont bien particulières, avec cet humour omniprésent. Très agréable à lire.

Du reste, j'écoute un peu cet album en ce moment et en effet, c'est assez sympas, mais sans plus ( aux premières écoutes en tout cas. )
Dargor - 04 Fevrier 2011: J'aime beaucoup, mais je préfère avec Sade et Masoch ^^
morgothduverdon - 01 Avril 2012: Et bien, le Sade et Masoch, je suis en train de le préférer à ce Ernte im Herbst. La musique est y est beaucoup plus subtile, et moins évidente de prime abord qu'ici. Mais une fois conquis, quelle régal !!

Et les quelques écoutes que j'avais faites du dernier m'avaient conforté dans le très grand talent de ce groupe. Le dernier est encore différent, mais au fil des écoutes, il se bonifie. La marque des bons.
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