Me voilà fort embarrassé alors qu'il faudra évoquer la production du nouveau manifeste,
End of the Night, des Allemands de
Gloryful. Non pas que son mixage, que l'on doit au guitariste de
Powerwolf, Charles Greywolf, soit atroce ou inaudible mais il y a quelque chose dans l'équilibre entre ces différents instruments qui ne fonctionne pas vraiment. Si la voix, toujours aussi polyvalente et efficace, soit dit en passant, de Johnny la Bomba est parfaitement à sa place, en revanche, on ne pourra pas en dire autant des guitares qu'on aurait aimées bien plus présentes et de la batterie qu'on aurait aimée, quant à elle, un peu plus en retrait (surtout ces cymbales et cette charley bien trop envahissantes). Cela dit, je veux bien admettre que cet inconvénient sera une gêne pour bien peu de gens, que beaucoup passeront outre, ou n'auront même pas conscience de ce souci et que l'écoute successive de ce plaidoyer pourra aussi rendre ce défaut moins difficile à supporter. Quoi qu'il en soit, il me semblait important de l'évoquer puisque, me concernant, cette omniprésence m'aura beaucoup contrarié. Au point même de me poser la question fatidique de savoir si j'allais pouvoir être suffisamment objectif pour poursuivre la rédaction de cette modeste chronique.
Pour ce qui est de la musique en elle-même,
Gloryful continue, avec cet effort, de nous offrir un Heavy
Metal épique traditionnel et parfois véloce dans lequel on trouvera de nombreuses inspirations succinctes allant d'
Hammerfall à
Manowar en passant par
Running Wild,
Wizzard ou
Fireforce. Pour ce faire, il pourra toujours compter sur le même équipage que celui qui nous avait fait voyager sur
Ocean Blade mis à part un Vito Papotto qui aura cédé sa place à
Adrian Eric Weiss à la guitare.
L'illustration de ce nouveau méfait est toujours encore, quant à elle, l'œuvre de Kris Verwinp à qui l'on doit de nombreux autres travaux pour de nombreuses autres formations parmi lesquelles, notamment,
Absu,
After All,
Enthroned,
Old Man's Child ou encore
Opera IX.
A ce stade de la chronique, je devrais m'attacher à citer quelques morceaux représentatifs de ce manifeste sauf que j'en suis proprement incapable, importuné que je fus à son écoute par ce problème dont je vous parlais au début de ma rédaction. Et, de fait, les seuls qui auront retenu mon attention seront ceux sans aucune intervention d'Hartmut Stoof, à savoir Intro:
Dawn Of The
Raven King et cette ballade acoustico-folklorico-celtique qui donne son titre à l'album,
End of the Night. Deux pistes qui, bien évidemment, ne seront absolument pas significatives de ce que contient vraiment cette œuvre.
Pour la première fois, et j'espère la dernière, depuis que je pratique l'art, ô combien périlleux, de la chronique, me voilà donc dans l'impossibilité de noter sans le minimum de neutralité nécessaire à l'exercice. Pour la première fois, et j'espère la dernière, je vous laisse donc sans mon opinion sur le sujet et simplement avec, j'ose espérer, suffisamment d'éléments factuels pour vous forger votre propre avis.
De toutes les façons, il apparait assez clairement que ce disque est surtout un écrin pour son plus illustre représentant, Johnny la Bomba. Partant de là, si vous avez aimé le travail effectué par ce vocaliste sur les deux précédents disques de
Gloryful, vous ne serez sans doute pas déçus par ce nouvel opus. Pour le reste, joker...
Faut dire que le disque n'est pas vraiment, selon moi, une inoubliable réussite. Surtout à cause de cette prod qui, personnellement, m'a beaucoup gêné.
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