Earthless

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18/20
Nom du groupe Doom:VS
Nom de l'album Earthless
Type Album
Date de parution 05 Mai 2014
Style MusicalDoom Funéraire
Membres possèdant cet album21

Tracklist

1. Earthless 07:34
2. A Quiety Forming Collapse 09:19
3. White Coffins 08:53
4. The Dead Swan of the Woods 07:28
5. Oceans of Despair 08:13
6. The Slow Ascent 09:20
Total playing time 50:47

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Doom:VS

  • Earthless | Doom:VS
  • A Quietly Forming Collapse | Doom:VS
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  • Chronique @ Peacewalker

    11 Novembre 2014

    Doom:VS, le projet de Johan Ericson (guitariste de Draconian), nous propose depuis quelques mois chez le label russe Solitude Productions son troisième album, six ans après Dead Words Speak, le précédent opus. Intitulé Earthless, ce nouvel album voit l'arrivée de Thomas A.G. Jensen (chanteur de Saturnus) derrière le micro, le musicien danois s'occupant du chant growlé pour l'occasion.

    Constitué de six morceaux, ce nouvel opus nous plonge donc dans un Doom Death assez mélodique et ne cherchant pas à révolutionner le genre. Allant de sept à neuf minutes, les chansons utilisent des structures assez classiques, alternant passages relativement lents (sans pour autant revenir aux influences Funeral Doom que pouvait avoir un titre comme "The Faded Earth" par exemple) et autres plus entrainants, et mettant en avant aussi bien des mélodies classiques mais efficaces qu'une certaine lourdeur occasionnelle. Témoin de l’expérience du musicien suédois, le travail de composition sait se rendre intéressant malgré son relatif manque d'ambition, les morceaux proposant souvent à point nommé des séquences plus intenses émotionnellement parlant (la très agréable mais trop courte fin du morceau titre en est un bon exemple, ainsi que les très bons passages finaux de "White Coffins" ou "The Slow Ascent"). Quelques interludes plus calmes viennent également enrichir les compositions.

    Très sobres, les arrangements se limitent à quelques vagues touches Ambient (pour la courte introduction de "The Dead Swan of the Woods" notamment), à de rares interventions au piano agréables mais pouvant sans doute être plus marquantes (l'intro de "Earthless", l'outro de 'The Slow Ascent"..) et à des nappes venant légèrement approfondir les ambiances de certains morceaux (" A Quietly Forming Collapse" par exemple). Le travail accompli à ce niveau là est de fait sans doute moins marquant que ce que l'on pouvait trouver sur Aeternum Vale (on se rappellera par exemple de l'intro de "The Faded Earth"), et dans une bien moindre mesure sur Dead Words Speak.

    Au niveau du chant, Thomas A.G. Jensen nous offre une prestation convaincante qui devrait plaire aux amateurs de son groupe principal. Certains risqueront par contre de regretter le côté plus profond et viscéral du growl qu'Ericson nous proposait sur les albums précédents, et qui leur donnait une tonalité plus sombre. Le musicien suédois s'occupe par contre toujours du chant clair, bien que l'utilisant moins fréquemment que par le passé, seuls les titres "Oceans of Despair" et dans une moindre mesure "The Slow Ascent" en comportant ici. Si ce léger changement ne plaira pas forcément à tous les fans des albums précédents, on saluera néanmoins la qualité des deux interventions du chant clair, celles ci étant très plaisantes. Notons enfin la fréquente utilisation de passages parlés au sein des morceaux.

    Pour finir, on notera que si l'atmosphère est globalement moins sombre et dépressive qu'elle ne l'était sur Dead Words Speak, l'album n'en propose pas moins quelques passages à l'ambiance un peu plus noire. On citera en exemple l'introduction de "The Slow Ascent", aux accents volontiers assez angoissants..

    Concluons en disant que ce Earthless est un bon album, malgré un certain manque d'originalité. Si les quelques changements vis à vis de la formule pratiquée sur les albums précédents peuvent éventuellement décevoir des fans du groupe, la personnalité de Doom:VS n'en est pas non plus bouleversée, et l'on retrouve dans ce nouvel album des qualités présentes sur Aeternum Vale et Dead Words Speak. Les amateurs de Doom Death mélodique auront toutes les chances d'apprécier..

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    Vinterdrom - 12 Novembre 2014: En ce qui me concerne, j'ai été déçu par cet album. Les premières minutes m'ont fait un peu l'effet de poudre aux yeux : belle mise en forme sonore, claire, dense et ample (on peut compter sur le métier de Johan Ericson pour bien assurer cet aspect-là), mais la suite de la première écoute s'est avérée pauvre et redondante, j'ai trouvé. Et j'ai eu ensuite beaucoup de mal à arriver au bout des 2ème et 3ème écoutes, avant de lâcher l'affaire. Pourtant et sur bien des aspects, cet album se situe dans une certaine continuité de l'évolution que Johan Ericson souhaite donner à son projet Doom:VS. Le très bon "Aeternum Vale" sonnait comme une sorte de croisement entre Shape Of Despair et Draconian, puis "Dead Words Speak" immisçait des mélodies héritées de Katatonia / October Tide, tout en gardant le niveau (et un fort côté sombre). La métamorphose était déjà en route. Ce 3ème opus, quant à lui, achève la métamorphose en jouant à fond cette carte mélodique. Ce qui est loin d'être un reproche, étant personnellement assez friand de cette approche plus claire-obscure du doom/death, cette palette plus nuancée où tout ne respire pas les ténèbres et la désolation (dans ce style, les 2 albums sortis par October Tide depuis leur reformation sont des plus plaisants). Non, je trouve que le mal vient fondamentalement des compos et d'un manque d'inspiration général : beaucoup de structures redondantes et des riffs joués sans grande conviction. Trop de timidité également : il y a bien quelques idées intéressantes qui pourraient relancer la machine (les quelques parties de piano, les nappes et l'acoustique disséminées, le chant clair... comme tu le soulignes), mais elles n'ont pas été assez exploitées. J'aurais aimé qu'elles soient davantage développées et approfondies, afin d'apporter un supplément de relief ainsi qu'une fraîcheur qui auraient été tous deux fort bienvenus. Bref, ce "Earthless" sent la poussière .. mais dans le mauvais sens du terme.
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