Domine Rex Inferum

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18/20
Nom du groupe MZ.412
Nom de l'album Domine Rex Inferum
Type Album
Date de parution 2001
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album13

Tracklist

Limited to 2000 copies.
1. Invok: Satha 412.71 06:03
2. Ritual: Summ nv 41:2 41:25
3. Komuni: Disciple 824.9 KX 06:35
Total playing time 54:03

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MZ.412


Chronique @ Svartolycka

19 Mai 2006
Après l’incroyable « Nordik Battle Signs » on pouvait se demander comment MZ.412 allait poursuivre sa démarche à la fois bruitiste et atmosphérique, le groupe ayant réussi à lier ces deux caractères différents en un seul album. Si on se rapporte à la pochette, la réponse est sans équivoque. Le contenu se fera plus ambiant ou ne sera pas… En effet, cette pochette d’une grande sobriété ne nous dévoile quasiment rien (ou tout) de ce que l’auditeur est en droit d’entendre.
Autant m’avancer tout de suite, « Domine Rex Infernum » est le disque le plus complet, le plus abouti du groupe Suédois. Bien que cela relève d’un avis purement suggestif de ma part, cet album reste celui qui m’a fait le plus frissonné qui m’a réellement interpellé, inspiré et effrayé malgré les trois titres le composant.

Attention cependant, l’album a seulement trois titres, mais il en devient beaucoup plus long. Pour preuve, cette pièce emblématique «Ritual: Summ nv », un titre de quarante et une minutes, un titre expérimental d’une maîtrise structurelle et atmosphérique ébouriffante. Un titre où l’on se sent épié dans une salle obscure, où l’on entend des bruits de pas et autres galops inquiétants qui semble nous encercler pour mieux nous attaquer. Ceux qui ont vu le film « The Descent » de Neil Marshall comprendront, je pense, où je veux en venir. Indus et ambiant se trouve ainsi clairement mélangé, non pas au sein d’un album comme « Nordik Battle Signs », mais au sein d’un seul titre. Si la longueur de ce titre peut rebuter (c’est quasiment la durée d’un disque), il témoigne néanmoins d’une véritable recherche atmosphérique et ritualiste (excellent travail au niveau des silences) qui prend son temps à s’inscrire, qui plonge lentement l’auditeur dans un monde d’angoisse à la frontière du palpable (chaque son est ressenti comme voisin de notre réalité) pour mieux le prendre à la gorge avec ces inévitables déchirements indus et autres grognements. A ce stade, ce n’est plus un titre, mais un épitomé du groupe, et peut-être plus de son membre emblématique : Henrik Nordvargr Björkk.

Au milieu de ce titre, une intro d’avantage indus/ambiant (violons) structurant au mieux le passage que l’on va vivre. Se terminant ensuite sur un titre totalement dans le style MZ.412 (très indus/noise sans pour autant mettre la nausée), « Dominus Rex Infernum » nous aura plongé dans son monde sonore angoissant et dégénérescent où respire la malformation et la mutation des formes (sonores, matérielles ou pas).
Cet album reste une pièce de choix dans la discographie du groupe et reste un disque magnétique aussi désagréable que profondément attirant.
L’album le plus labyrinthique, le plus difficile à saisir, mais plus que ça, « Dominus Rex Infernum » est l’album le plus sombre de MZ.412...

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