Séparé un peu moins de deux ans après la sortie de son premier album "
X-Rated" (1988) et après avoir ouvert pour
Metallica,
Overkill, Queensrÿche, et
Slayer le groupe belge
Drakkar (à ne pas confondre avec la formation italienne du même nom) se reforme en 1998.
Cette première reformation sera de courte durée puisqu'après l'enregistrement d'une démo cinq titres en 1999 suivi de quelques concerts donnés en France et en Belgique, le groupe se sépare à nouveau en 2000.
En
2012 sous l'impulsion du guitariste Richard Tiborcz (qui vient de quitter
Resistance)
Drakkar se reforme avec Terry Del Cane (seconde guitare) (lui aussi membre d'origine), Pat Thayse (troisième guitare), Guy Engels (basse) (également membre d'origine),
Silver (chant), et Benoit Peichert (batterie).
La même année (après avoir tourné le clip du titre "Alone") Richard Tiborcz et Terry Del Cane autorisent le label Ultimhate Records (
Crocell,
Essence) à éditer "
X-Rated Reloaded", une version remixée de "
X-Rated" sur laquelle figurent "You're Not Alone" et "To My
Dead Friends", deux morceaux inédits tirés d'une démo datant de 1990.
En 2013, et après avoir donné plusieurs concerts,
Drakkar voit partir
Silver, Guy Engels, et Benoit Peichert qui sont respectivement remplacés par le premier chanteur du groupe Leni Andersen, le bassiste Thierry "Tytus" Dupont, et le batteur
Jonas Sanders (également membre de
Resistance et de
Pro-Pain).
Signé par le minuscule label Spinal Records les belges entrent en studio en 2014 enregistrer "
Once Upon A Time...
In Hell !", qui atterrit dans les bacs en octobre.
Pour promouvoir son (remarquable) nouvel album
Drakkar tourne un clip pour le titre "
Lost" puis se produit à nouveau sur scène, notamment le 1er mars 2015 à la 18ème Convention Rock n'
Metal de Fismes (France) et le 20 mars au Titans Fest de Mons (Belgique).
Enregistré lors de ce concert, un album live intitulé "
Once Upon A Time...Hellive !" est commercialisé (en édition limitée) en janvier 2016.
Cet enregistrement sera malheureusement le dernier du groupe avec le guitariste Terry Del Cane qui succombe à une crise cardiaque le 16 avril.
Malgré ce drame les belges refusent de se séparer une troisième fois, et avec leur nouveau bassiste Jesus Humungus et leur nouveau batteur Adrien Delgambe (trop occupé avec
Pro-Pain Jonas Sanders a préféré laisser sa place au petit frère du premier batteur du groupe Tim Delvall/Thierry Delgambe) reprennent la route.
En 2017
Drakkar retourne en studio enregistrer son troisième disque "
Diabolical Empathy", qui sort à la fin du mois de septembre en auto-production (le groupe confie la promotion et la distribution de l'album à l'agence doowet agency).
C'est vraiment dommage qu'aucun label n'ait voulu distribuer "
Diabolical Empathy", car dès "
Rose Hall's Great House" et "
Stigmata" (précédés de l'intro "The
Arrival")
Drakkar nous offre à nouveau un percutant
Power Metal que l'on peut définir comme un croisement entre Accept et
Grave Digger, auquel on aurait ajouté une touche d'
ADX période "Weird
Visions" (1990) (leur unique disque chanté en anglais).
Des influences, accentuées par le timbre légèrement éraillé de Leni Andersen, qui s'estompent au profil de celle d'
Helloween sur l'intense "The
Witches Dance" avant de réapparaîtrent sur les rugueux "Plague Or
Cholera" et "Lucifero Moderno".
Si la sympathique ballade "Stay With Me" (que Leni Andersen interprète en duo avec la chanteuse d'
Ethernity Julie Colin) étonnamment placée en plein milieu de "
Diabolical Empathy" risque de déplaire aux fans purs et durs de
Power Metal, ces derniers retrouveront le sourire avec "The
Nine Circles Of
Hell" et "
Evil Below", deux excellents morceaux que
Drakkar a eu la bonne idée de saupoudrer d'une pincée d'Iron Maiden.
La bande à Richard Tiborcz va même jusqu'a flirter avec le Thrash
Metal Germanique (
Buried God, Sodom), d'abord sur le belliqueux "The Endess Way" puis sur l'abrasif "Hitchhiking Of
Pain" qui a pour thème le serial killer
Jeffrey Dahmer (1960-
1994) (une vidéo de ce titre a été tournée pour promouvoir l'album).
C'est au son du célèbre prélude du
Carmen de Georges Bizet (1838-1875) (sur "Opening Towards
The End") que s'achève cet exaltant "
Diabolical Empathy", un disque qui devrait (logiquement) permettre à
Drakkar d'être signé par un important label comme
Century Media ou
Nuclear Blast.
Ce qui serait plus que mérité, surtout après tant d'années à...ramer.
Merci pour cette excellente critique. Richard TIBORCZ
Merci pour le compliment Richard. Grogwy.
Bien envue de me laisser tenter, vu que X-Rated est tres dur a trouver maintenant maniere de decouvrir l'univers de ce groupe. Merci pour le papier
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