Soyez pleinement rassurés, je n'ai aucunement l'intention de vous faire l'affront de tenter de ressortir de mon chapeau ce débat stérile consistant à s'interroger sur les raisons profondes qui ont poussé ce groupe à choisir un tel nom, et ce même si je ne parviens toujours pas à les comprendre. D'autant que si je compte bien, et je compte bien, avec cette hypothétique tentative, ce serait rien moins que la troisième fois que je vous fais le coup. La première ici même avec le précédent opus de cette formation helvète et la seconde avec le Taboo's
Tyranny des Américains de Lyken21.
Gonoreas sort donc un nouvel effort. En voilà une excellente nouvelle. Si vous avez réussi à percevoir le cynisme au travers de l'enthousiasme feint de cette dernière affirmation, je vous félicite. Pour comprendre l'appétit, somme toute, assez relatif qui m'anime à l'égard des travaux de ce groupe, il faut dire que son dernier effort ne m'avait guère convaincu et ne m'a pas davantage laissé de souvenirs si impérissables que je puisse, là tout de suite, vous les décrire dans les moindres détails. Rien.
Nothing.
Nic. Nada. Nichts.
Pour tenter de rafraichir ma mémoire défaillante, il m'a donc fallu me replonger dans les mots de la chronique de ce
Mask of Shame qui précède de 2 ans la sortie de ce
Destructive Ways écrite par quelqu'un en qui, sans doute à tort, j'ai une entière confiance (à savoir moi) et dans une écoute parcellaire mais attentive de son contenu.
Maintenant que c'est chose faites, attaquons nous à l'examen de ce nouvel opus.
Pour débuter, parlons d'abord des musiciens œuvrant ici pour en dire que ce seront les mêmes responsables (coupables?) de ce précédent opus si peu marquant. Mise à part, toutefois, Larissa Ernst qui, semble-t-il, a abandonner son poste de guitariste et laissé la place vacante.
Musicalement, le propos n'a guère changé. Nous serons donc toujours ici en présence d'un Heavy
Metal aux guitares très anglaises (
Judas Priest) et aux propos souvent proche de cette scène
Power US, Neo Thrash mélodique dans laquelle s'illustrent, ou s'illustraient, les
Iced Earth,
Brainstorm, Nevermore et autres
Symphorce. Evidemment le groupe suisse a aussi quelques accointances avec les Cage,
Tribuzy et autres
Death Dealers. Autant dire qu'il n'est pas simple pour lui de s'extraire de ce vivier où s'ébattent des musiciens aussi talentueux; et surtout aussi nombreux. Et ce d'autant plus que Leandro Pacheco et ses acolytes n'auront pas vraiment d'atouts singuliers capable de les distinguer de leurs petits camarades.
Si l'opus démarre sur un
Rebellion Against the Obsessor très américano-britannique (une fois encore
Judas Priest du temps de son Painkiller et Cage) plutôt sympathique aux refrains qui, sans doute, manquent un peu de variété et aux chants aigus extrêmes intéressants, assez rapidement le disque s'essouffle. A partir de ce Parallel
Universe aux méandres classiquement classiques pour être tout à fait exact. Dès lors, malheureusement, la messe est dite et
Gonoreas enchainent les pistes qui, sans véritablement être inintéressantes, ou honteuses, ne nous laisseront que peu de souvenirs.
Seul The Offering parviendra à nous éveiller de cette torpeur. Cela-dit, cet instrumental de presque 4 minutes (soupir) venant clore ce disque avec ces guitares tantôt acoustiques et tantôt électriques dans un exercice de style superbe mais, au final, sans grand intérêt ne suffira pas à nous convaincre de plébisciter ce manifeste.
Avec un disque, une nouvelle fois, sans grand défaut mais toujours aussi peu marquant, nul doute qu'au prochain épisode discographique de ce quatuor helvétique, ce qui fatalement arrivera, il me faudra, une fois encore, me retourner pour contempler son œuvre, et accessoirement la mienne, afin, de raviver son souvenir. Ce faisant, il me semble difficile, voir impossible, de garder le fil et d'inscrire quoi que ce soit dans la continuité. De là à dire que
Gonoreas est un groupe lambda qui sort des œuvres lambdas, il n'y a qu'un pas...que je ne franchirais pas. Du moins pas tout de suite...
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