Destiny

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15/20
Nom du groupe Eteddian
Nom de l'album Destiny
Type Album
Date de parution Juillet 2016
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Intro (Dreams of the Hereafter)
 01:44
2.
 Deep Storm
 03:47
3.
 Animal Within
 04:37
4.
 Bile in Vein
 05:41
5.
 Close Your Eyes
 04:29
6.
 Below the Surface (ft. Fabio Lione)
 05:28
7.
 Destiny
 04:51
8.
 Kingdom’s Weakness
 05:14
9.
 Fallen Heroes
 05:46
10.
 Blue Stars
 03:15
11.
 Waking the End
 03:30

Durée totale : 48:22

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Eteddian


Chronique @ ericb4

26 Juillet 2020

Amorce d'un décollage imminent pour la formation ibérique...

Trois années de silence radio déjà évaporées depuis leur introductif et tâtonnant EP « Illusions », et d'aucuns n'étaient qu'à de deux doigts de penser les espoirs du combo espagnol à jamais envolés. Ce serait sans compter leur fréquente et efficiente présence scénique lors de concerts et festivals locaux entre 2013 et 2014 ; un fastueux background live suivi d'une longue et intense période de travail en studio, à l'issue duquel naît leur premier et présent album full length « Destiny ». Aussi, effeuille-t-on une galette généreuse de ses 48 minutes où s'enchaînent sereinement 11 pistes, signée chez Altenwald Music, où apparaît la puissante et identifiable empreinte vocale de Fabio Lione (Angra, Rhapsody Of Fire, ex-Hollow Haze...). Il semblerait donc que, cinq années seulement suite à sa sortie de terre, le quintet sévillan initialisé par le bassiste Jacinto Lucas (Taliesyn) et le claviériste Beni Bermúdez (Lauma Kuun) soit loin d'avoir déposé les armes...

Afin de répondre adéquatement aux exigences esthétiques et techniques impliquées par l'actuel projet, un remaniement partiel de l'équipe s'en est suivi. A bord du navire, nous accueillent désormais : Fran Mora, en remplacement de Jacinto Lucas, à la basse ; Beni Bermúdez, aux claviers ; Pepe Sánchez, à la batterie ; Samuel Correa, aux guitares ; sans oublier le gracile et nasillard filet de voix de la soprano Bethany Neumann (ex-Silver Moon). De cette collaboration émane une œuvre power mélodico-symphonique gothique à la fois pimpante, éruptive et rayonnante, dans la veine stylistique de Delain, Xandria, Sirenia, Lunatica, Ancient Bards, et ses compatriotes de Diabulus In Musica et Against Myself. Ce faisant, d'inédites sonorités se font jour, les arrangements instrumentaux alors dispensés étant dorénavant de bonne facture. De plus, outre un mixage bien équilibré entre lignes de chant et instrumentation, la qualité des enregistrements s'avère aujourd'hui difficile à prendre en défaut, même si quelques finitions émaillent encore la surface de l'assiette. Aussi, cette fraîche livraison serait-elle de nature à permettre à la troupe de se muer en redoutable opposante, et par là même, en valeur montante de ce si concurrentiel espace metal ?

A l'instar de son aîné, c'est le plus souvent sur des braises incandescentes que nous immerge cet opus, le quintet ibérique trouvant alors les clés pour nous rallier à sa cause. Ainsi, suite à la cinématique, fringante, aérienne et brève entame instrumentale « Intro (Dreams of the Hereafter) », nos acolytes enchaînent avec « Deep Storm », pulsionnel et avenant effort à mi-chemin entre Delain et Against Myself. Mis en exergue par les claires inflexions de la sirène, recelant de saisissantes accélérations du convoi orchestral et d'insoupçonnés changements de tonalité, le tubesque méfait poussera consciemment ou non à un headbang bien senti. On ne sera guère moins secoué par l'onde de choc générée par « Animal Within », up tempo power symphonique dans le sillage d' Ancient Bards, pourvu d'un inaliénable et martelant tapping et doté d'un vibrant solo de guitare.

Tout aussi vitaminés mais moins directement orientés vers les charts, d'autres espaces d'expression ne sauraient davantage être éludés. Ce qu'illustre, d'une part, l'entraînant et ''delainien'' « Bile in Vein », qui, au regard, de ses couplets bien customisés, de ses inattendues variations rythmiques et du fin legato à la lead guitare, s'avère apte à nous retenir plus que de raison. D'autre part, dans la mouvance de Lunatica, l'offensif « Destiny » tout comme l'enjoué « Waking the End » déploient leurs riffs corrosifs adossés à une rythmique enfiévrée tout en glissant sur un radieux filet mélodique. Et la sauce prend, une fois encore. Quant à « Kingdom's Weakness », eu égard à ses féroces et inaliénables coups de boutoir et ses ondulantes nappes synthétiques, l'échevelant et ''sirénien'' effort engendrera une énergie aisément communicative.

Quand il retient un tantinet les chevaux, le combo sud-européen ne s'est guère montré plus malhabile, loin s'en faut. Ce qu'atteste « Close Your Eyes », souriant mid tempo à la confluence de Sirenia et Against Myself. Octroyant de grisantes séries d'accords coalisées à un léger tapping, l'enivrante plage nous gratifie également d'un refrain certes acidulé mais immersif à souhait et enjolivé par les fluides patines de la déesse. Et comment esquiver sans éprouver de tenaces regrets le prégnant duo mixte en voix claires inhérent à « Below the Surface » ? Invitant et violoneux mouvement où les tornadeuses et rocailleuses attaques de Fabio semblent danser avec les angéliques volutes de la belle dans une valse quasi ininterrompue et des plus chavirantes.

Les férus d'instants tamisés n'auront pas été laissés pour compte, tant s'en faut, nos acolytes leur ayant concocté leurs mots bleus les plus sensibles, ceux qui, précisément, se révéleront aptes à s'inscrire durablement dans les mémoires de ceux qui y auront goûté. Aussi pourront-ils se sustenter à l'aune de « Fallen Heroes », frissonnante ballade aux airs d'un slow qui emballe, que n'auraient reniée ni Lunatica ni Against Myself. Glissant le long d'une enchanteresse rivière mélodique, suivant un infiltrant cheminement d'harmoniques, paré d'un fondant refrain, enjolivé d'un fin picking à la guitare acoustique, et mis en habits de soie par les câlinantes volutes de la maîtresse de cérémonie, l'instant privilégié ne se quittera qu'avec l'indicible espoir d'y revenir, histoire de plonger une fois encore dans cet océan de félicité.

Contrairement à nombre de ses pairs et répondant à un désir de diversification en matière d'exercices de style, la troupe nous livre une pièce instrumentale d'obédience symphonico-cinématique d'envergure. Ainsi, loin de jouer les prévisibles et menues entames et/ou outro de service, sur plus de trois minutes, « Blue Stars » nous octroie un réjouissant échange entre un substantiel et pénétrant légato à la lead guitare, de délicates gammes au piano, une basse résolument ronronnante et des descentes de toms tout en légèreté, l'ensemble ainsi harmonisé voguant sur d'oscillantes rampes synthétiques. Effort à la fois empreint de moult nuances mélodiques et d'une technicité complexe mais non ostentatoire, relevé de main de maître par la formation espagnole.

A l'issue de notre parcours, force est de constater les progrès réalisés par nos compères quant à leur ingénierie du son, ces derniers délivrant ainsi un message musical ne souffrant que de peu d'irrégularités, poussant dès lors à une remise du couvert sitôt l'ultime mesure de la rondelle envolée. Le potentiel technique s'étant affermi, les lignes mélodiques un poil fluidifiées et les textes des paroles affinés, c'est dire que ce set de compositions témoigne d'une inspiration féconde de ses auteurs. Plus varié que son aîné sur les plans atmosphérique et vocal, diversifiant d'un cran ses exercices de style, cet opus révèle également l'une ou l'autre prise de risque. De louables facteurs d'évolution, synonymes de dépassement de ses prérequis, amenant peu ou prou la troupe à l'exploration de nouveaux horizons.

Toutefois, sans accuser une quelconque zone de remplissage et/ou baisse de régime, et en dépit de l'opportune présence vocale de Fabio Lione, les lignes de chant demeurent en-deçà de ce que l'aficionado du genre serait en droit d'attendre, le grain invariablement acidulé et les perfectibles envolées lyriques de la belle pouvant le débouter prématurément. Par ailleurs, la lisible et persistante empreinte de leurs maîtres inspirateurs serait de nature à empêcher ce projet de gagner en épaisseur artistique. Quoiqu'il en soit, disposant là d'un arsenal suffisant pour su muer en outsider avec lequel la concurrence devra composer, la formation ibérique amorce un décollage imminent...




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