Demonication (the Manifest)

Liste des groupes Death Metal Luciferion Demonication (the Manifest)
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Nom du groupe Luciferion
Nom de l'album Demonication (the Manifest)
Type Album
Date de parution 1994
Enregistré à Studio Fredman
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album64

Tracklist

1. Intro 03:01
2. On the Wings of the Emperor 03:06
3. Graced by Fire 02:35
4. Rebel Souls 05:19
5. Christ Dethroned 02:44
6. The Manifest 05:24
7. Satan's Gift (the Crown of Thorns) 03:18
8. Hymns of the Immortals 05:13
9. Blasphemer (Sodom Cover) 02:21
10. The Voyager 06:12
Total playing time 39:13

Chronique @ BEERGRINDER

05 Novembre 2008
Luciferion voit le jour en 1993 sous l’impulsion du guitariste Wojtek Lisicki (non il n’est pas polonais) avec Andreas Nicklasson (chant / basse, qui rejoindra plus tard Dark Tranquillity) et le batteur Peter Weiner. On notera que Luciferion évolue un peu à part dans la scène Death suédoise, en effet ce groupe ne donne ni dans le suédois typique (Entombed, Grave,…) ni dans le « Göteborg » (le Death de gay pour être précis…) naissant en ce milieu des années 90.

Wojtek Lisiski et ses acolytes ont été parmi les premiers groupes scandinaves à jouer un style si proche de celui pratiqué côté US. En effet suite à une intro étrange à l’ambiance satanique, On The Wings Of The Emperor évoque plus Malevolent Creation et Deicide que In Flames ou Grave. Enregistré au Fredman Studio de Fredrik Nordström, Demonication (The Manifest) (1995) est doté d’un côté percutant, surtout au niveau de la batterie de Peter Weiner dont les parties sont d’ailleurs dévastatrices, en revanche on regrettera un léger manque de puissance au niveau de la guitare rythmique légèrement trop en retrait.

Luciferion base ses chansons tant sur des riffs bétons que sur des accélérations meurtrières, dans le premier cas de figure Rebel Souls est entraînant à souhait distillant au passage des atmosphères Dark particulières, dans le deuxième cas Graced By Fire est sacrément efficace et envoie un Death étonnamment rapide pour l’époque.

Le nom du groupe, celui de l’album ainsi que l’imagerie avec Pentagram et les paroles (Christ Dethroned), tout ramène au satanisme à commencer par la magnifique pochette de Cicci Jonson et son démon tout-puissant : à l’époque Listenable vantait le produit comme étant du Brutal Unholy Death Metal et il faut admettre que ce terme leur va bien et que ce n’est pas uniquement un argument marketing sur ce coup là.

Un petit reproche toutefois, les influences Deicide sont parfois trop apparentes, ainsi le début de The Manifest sonne comme un mixe de We Are The Children Of The Underworld et Dead By Dawn, la suite du morceau étant plutôt novatrice on leur pardonnera ceci.
Les suédois sont en tout cas fiers de leurs influences américaines et n’hésitent pas à dédicacer The Voyager à Deicide et Immolation. D’ailleurs une sympathique et brutale reprise de Sodom, Blasphemer montre que les suédois s’influencent de tout sauf de leur scène nationale.

Demonication (The Manifest) est un disque vraiment bien foutu et sans quelques maladresses et deux ou trois titres un peu plus faibles comme un Hymn Of The Immortals un peu trop commun, cela aurait pu donner un disque mémorable. On se contentera d’un album de Death Metal puissant et détonnant du style habituel scandinave : pas mal du tout donc.

BG

5 Commentaires

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NICOS - 20 Octobre 2011: Cet album est tout simplement incroyable. Je te trouve beaucoup trop réservé à son encontre. A sa sortie, c'était un ovni par rapport à ce qui se faisait alors. Le meilleur album de Brutal death scandinave de ma collection 18/20
BEERGRINDER - 20 Octobre 2011: Ce disque détonnait par rapport à la scène suédoise du moment c'est certain, mais je ne trouve pas non plus ce disque légendaire, comme ils le reconnaissent ouvertement eux mêmes, ils ont beaucoup piocher chez Immolation et Deicide, y rajoutant un batteur supersonique.

Peut-être ce disque mérite t-il une note supérieure, c'est possible, je promet une réécoute intégrale rapidement, même si je le connais déjà par cœur.
NICOS - 20 Octobre 2011: Ils ont piochés certainement à droite à gauche, mais il date de 1994. Et à l'époque, que ce soit le son énorme, l'athmosphère, rien ne ressemblait à ce disque. On les reconnaits dès les premières secondes, les compos sont bétons, les solos sont incroyables. Après, quand on parle de cet album ( un peu comme Loathing de BH, Litany de Vader ou Prophecy de Kataklysm ), il est clair que la passion prend le dessus sur toute forme d'annalyse.
Miskatonic - 15 Avril 2015: Quelle tuerie cet album ! C'est vrai que ça rappelle vachement Deicide, notamment l'éponyme, mais avec un petit quelque chose de plus ambiancé et de plus occulte, et en moins vénère quand même. Par contre je ne m'attendais pas à trouver en intro un sample de la messe noire enregistrée par ce groupe culte de rock satanique qu'est Coven pour leur 1er album en 69. Ajouté au sample de L'Exorciste 3 sur le terrible Rebel Souls, et à cette cover démoniaque signée par Necrolord (Cicci Jonson semble être responsable de la photo au dos BG), on évolue dans une aura diabolique de malade.
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