21 ans de carrière et 9ème album pour la formation helvète.
C'est un an après le moyen
Liferider que le groupe
Crystal Ball revient avec un nouvel opus intitulé
Déjà-Voodoo. Le groupe ne changera pas d'un iota sa recette et continuera contre vents et marées à nous servir un indigeste Heavy à la teutonne mâtiné de
Hard Rock basique. C'est-à-dire, des compositions plates, pompeuses et sans relief, avec une rythmique et des riffs simplistes, le tout très convenu et mille fois entendu un peu à la manière d'un
Edguy du pauvre.
Sans compter une production lourde, exécutée une fois de plus par Stefan Kaufmann (Accept), dont le mix final s'avérera assez désastreux. En effet, on constatera sur l'opus un son de batterie très puissant, ajouté à un chant criard et monocorde mis trop en avant, reléguant les guitares au second plan. La pochette, immonde, représente une poupée vaudou faite de bouts de bois et de toile avec un crâne (à la face ressemblant plutôt à celle d'un canard) coiffé d'un vieux chapeau, semblant sortir d'un océan de couleurs gris bleu.
Quant à la musique de l'album, même constat! Les 11 compositions de Déjà Voodoo marcheront sur les mêmes pas (voire pire) que ceux de son prédécesseur, le fade
Liferider. À commencer par le très maladroit morceau phare en mid tempo aux riffs mille fois entendus, avec un refrain très convenu, un chant haché pour ne pas dire criard, sans oublier des nappes de claviers au son très kitch que nous retrouverons tout le long de l'album.
Que devons-nous attendre de la suite?
Disons, pas grand-chose d'excitant, mis à part quelques tentatives inespérées sur "To
Freedom and Progress" pas désagréable, avec ses subtiles arrangements modernes, tout comme sur son intro sombre et épique, mais aussi sur le mid tempo "Full Disclosure" avec son riff et chorus intéressant, sans oublier le très Heavy "Dr
Hell No" qui, avec son refrain répétitif et fédérateur, donnerait presque envie de lever le poing.
Le reste n'est que titres
Hard/Heavy convenus, sans relief, avec et toujours ce chant criard, doublé par divers effets et bidouillages électroniques qui donnent à l'ensemble un son brouillon et peu professionnel. En témoigne le rapide "
Never Garantee" suivi du lourd et poussif "Fool's
Paradise" (quel énorme gâchis!).
En conclusion : suite au médiocre
Liferider, paru l'année dernière, nous nous attendions à autre chose que ce Heavy/
Hard indigeste fait de morceaux basiques et banals pour ne pas dire bancals. Ajoutez à cela des lignes de chant proches de Brian Johnson, voire d'un Udo
Dirkschneider aphone et tubard et vous détenez l'une des plus mauvaises sorties de la rentrée.
Tout cela pour vous dire qu'avec
Déjà-Voodoo le groupe n'atteindra jamais le niveau des albums de son début de carrière, à savoir les excellents
Hard Impact et Secret.
Un album enregistré à la hâte avec une originalité et une expression peu contagieuses, et à éviter de toute urgence.
Plutôt que de sortir des albums tous les ans le groupe ferait mieux de préférer la qualité à la quantité!
Après comme le dit Sonadenn: peut être en diminuant la fréquence des sorties d'album le groupe, y gagnerais en qualité à défaut d'originalité?
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