Defying the Rules

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Nom du groupe Hibria
Nom de l'album Defying the Rules
Type Album
Date de parution 22 Novembre 2005
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album37

Tracklist

1. Intro
2. Steel Lord on Wheels
3. Change Your Life Line
4. Millenium Quest
5. A Kingdom to Share
6. Living Under Ice
7. Defying the Rules
8. The Faceless in Charge
9. High Speed Breakout
10. Stare at Yourself

Chronique @ Eternalis

29 Décembre 2008
C’est par un pur et heureux hasard que j’ai découvert Hibria à la sortie de ce "Defying the Rules" vrombissant tel le moteur d’un char blindé. Alors à la veille de leur très attendu nouvel album ("The Skulls Collectors" en février), j’ai décidé de donner mon avis sur ce disque au potentiel assez énorme.

Pour débuter, restons dans les poncifs, Hibria fait dans le power metal qui arrache tout en sachant privilégier la mélodie quand c’est nécessaire, celui qui procure un sentiment de puissance et la curieuse impression d’être soufflé par une déflagration atomique. Les musiciens sont jeunes et ça se sent, l’envie, la fougue et la volonté respire dans chaque chanson de cet album, une virilité communicative émane de cette offrande inspirée par les grands noms que sont Judas Priest (pour les solos en "twin battle" hallucinants !), Iron Maiden (pour la mélodie), Manowar (pour la puissance) voir même Kreator concernant l’agressivité du style.
Alors je vous vois déjà faire grise mine, originalité ? Révolution ?
Aucun des deux évidemment, mais l’intérêt est ailleurs. Le power metal n’évolue plus depuis un bon nombre d’années (enfin presque plus car il y a toujours quelques génies pour repousser les frontières) et les critères seront donc plus musicales et strictement technique. Et dans ce créneau, Hibria n’est pas simplement au dessus du lot, il explose littéralement la concurrence (made in Brazil oblige !).

A commencer par le son. De nos jours, le heavy se doit d’être produit d’une main de maître pour espérer intéresser quelqu’un. La puissance dévastatrice de "Defying the Rules" remporte ce pari haut la main, le son est incisif et précis, un mur de guitares sur lequel vous vous écrasé dès le premier titre "Steel Lord on Wheels", habile mixture de tous ce qu’un fan du heavy des années 80’ peut aimer, sans pour autant léser les jeunes auditeurs tant la puissance est au rendez-vous. Le chanteur (Iuri Sanson) possède une voix impressionnante coincé entre Eric Adam et Mille Petrozza et dégage une furie ravageuse qui emporte directement le fan de heavy que je suis dès la première minute. Mais les musiciens ne sont pas en reste, les solos sont d’une virtuosité à toute épreuve (la patte d’Angra mélangée à Judas si vous voulez faire un parallèle !) et le duo basse / batterie défonce simplement tout sur son passage : impitoyable et jouissif pour une introduction en béton armé.

"Millenium Quest", du haut de ses sept minutes, monte l’intensité de plusieurs crans amenant sur une coupure instrumentale sidérante (deux minutes de solo dans tous les sens, à se dégouter d’essayer de jouer !) débouchant sur un couplet très violent où le vocaliste se rapproche justement de M.Petrozza. Que du bonheur.
La formule est parfaitement respectée sur des tueries mid-tempo comme "Kingdom To Share" ou "Living Under Ice" (plus proche de Accept ici !) et même si rien d’innovant ne se pose entre nos oreilles, l’évident talent de composition, la jeunesse et la monstruosité du son nous emmène au septième ciel car il faut avouer qu’une telle qualité devient rare dans le genre.

Le tout se finira en beauté sur le magistral "Stare At Yourself", morceau quand à lui bien aux brésiliens ne laissant présager que le meilleur pour la suite, notamment sur cette montée en puissance imposante vers la cinquième minutes où la basse vrombit comme jamais en rappelant un certain Steve Harris (dont Marco Panichi, le bassiste, est un grand admirateur) et se couplant merveilleusement à une double pédale impitoyable. Huit minutes quasi-parfaites de heavy metal à l’ancienne jouée avec la technique actuelle.

Certes, tout cela manque d’originalité mais sortir un premier album aussi marquant tient de l’exploit et évoque irrémédiablement les premiers albums de leurs références toutes puissantes.
Une grosse bombe et un nouveau groupe prêt à représenter l’Amérique latine sur le vieux continent. La suite s’est longtemps fait attendre, une attente bientôt rassasiée. Enfin !




4 Commentaires

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rattnroll - 07 Janvier 2009: MERCI CONNAIS PAS...JE VAIS ECOUTER TRES BIENTOT !!!
MetalOursonne - 08 Janvier 2009: Merci pour le tuyau ... je ne connais pas ce groupe, mais je vais me procurer cet album au plus vite. Ta chronique m'inspire un prochain achat! D'autant plus que j'adore ce style de metal.
Eternalis - 08 Janvier 2009: Si tu aimes ce style, alors tu aimera Hibria, c'est le plus parfait archétype à un niveau absolu.

Le top du top! Cliché mais génial!!
boule - 09 Janvier 2009: je vais me ruiné avec toi
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Chronique @ belzaran

25 Octobre 2010
Hibria est un groupe brésilien de power-metal. En 2004, le groupe sort la bombe « Defying the Rules », un album technique et puissant. D’emblée, Hibria se positionne alors comme un des grands espoirs de la scène power-metal.

Contrairement à beaucoup de groupes du genre, Hibria a choisi comme thème de cet album les motards. Pas de combats contre des dragons ici, mais des combats à moto ! L’histoire, bien que basée sur des personnages de facture classique (le méchant, le jeune héros au destin prodigieux), a le mérite d’être originale et de changer un peu des poncifs du genre.

Le thème colle parfaitement à la musique brute de décoffrage d'Hibria. Loin d’un power-metal symphonique parfois un peu maniéré, « Defying the Rules » est 100% rock’n’roll. Pas de synthés, pas de chœurs, pas de violons. Juste un groupe qui joue à 200 à l’heure. Résultat, le tout est très technique de bout en bout. Les riffs sont impressionnants de vélocité, tant à la guitare (« Change your life line », « Millenium Quest », « Defying the Rules ») qu’à la basse (« A Kingdom to Share »). Le côté technique laisserait craindre une musique un peu froide ou sans âme. Ce n’est pas le cas ici. Le chant est accrocheur et mélodique et certaines parties instrumentales sont particulièrement réussies (les solos « Millenium Quest » et l’intro de « Defying the Rules » sont magistrales par exemple).

Derrière ce côté rapide et technique se cache quand même une profondeur. Il n’est pas rare que les intro possèdent plusieurs riffs ou une petite partie solo qui complète l’ensemble (« Millenium Quest », « Steel Lord on Wheels », « A Kindom to Share »). Bien que directe, la musique d’Hibria n’est pas si simple dans sa construction qu’elle n’y paraît au premier abord. Quelques morceaux plus longs et plus progressifs se montrent à la fin de l’album (« The Faceless in Charge », « Stare at Yourself »). Quelques mid-tempo viennent compléter l’ensemble afin de varier les plaisirs (« A Kingdom to Share », « Highspeed Breakout »). Toutes ces choses font que lorsqu’on écoute cet album pour la première fois, c’est une véritable claque !

Malgré toutes ses qualités, « Defying the Rules » peut vite devenir crispant. En effet, le côté rock’n’roll, marque du groupe, est vite fatigante. Sans synthé, sans chœurs, sans pause, sans ballade, sans partie acoustique, l’album manque cruellement d’air. Cela est accentué par le fait que le groupe ne se repose jamais. Même les mid-tempo semblent lancés à 200 à l’heure (« A Kindom to Share »). De même le chant est toujours puissant et poussé à son paroxysme, manquant de passages plus calmes, graves et posés.

Le côté rock’n’roll donne un son très brut à l’ensemble. On appréciera d’entendre aussi distinctement la basse virtuose de Marco Panichi. Je suis plus réservé en revanche sur le traitement de la voix d’Iuri Sanson, boosté à la réverb. Comme il n’est pas soutenu par des chœurs, ni des violons comme d’autres groupe, cela peut se comprendre. Mais il peut en résulter un côté irritant au fur et à mesure des écoutes.

Malgré ses défauts, inhérent à son statut de premier album, « Defying the Rules » est un album magistral, brut de décoffrage, à découvrir. Il est cependant dommage que le groupe ait réitéré ses erreurs pour son deuxième opus, ratant au passage l’occasion de devenir un des fers de lance du mouvement power-metal.

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Commentaire @ Kivan

09 Novembre 2004
Il est des groupes qui se donne à cœur joie de perpétuer des styles tel que le heavy metal et cela dans le plus pure tradition du style, et l’écoute de ce « Defying the Rules » des brésiliens de Hibria nous plonge immanquablement 20 ans en arrière au beau milieu du heavy metal des années 80 : rapide, combatif et mélodique à la fois.
Le chant de Luri Sanson est volontairement très dans les aigus, vraiment typique de ce bon vieux heavy, tout comme le son des guitares, très old-school et qui évidement ne se gênent pas pour développer à cœur joie moult parties instrumentales à la fois techniques et mélodiques…
Les titres sont menés très rapidement, avec des riffs très cavalants, s’enchaînant sans cesse avec en prime des refrains bien mélodique qui vous reste rapidement en tête.
Aucun doute, même si Hibria est originaire du Brésil, pays qui n’a pas forcement un grand « tradition » heavy metal, ces gars là s’y connaissent, et ce cd fera le bonheur de tous les nostalgiques des années 80, de Helloween à Judas Priest

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Dess - 02 Décembre 2005: Hibria
Heavy Métal des années 80
Avec une puissance musicale des années 90
Et une technique des années 2000
Tous ce qu'il faut pour faire un bon album...Les titres comme " High Speed Breakout " ou encore " Defying the Rule " vont vous clouer sur place!!! D’ailleurs je dirai que tous les titres sont Terribles!!! A noter aussi, le gros travail de Marc Panichi à la Basse,qui est + qu'un simple Bassiste ( une bête phénoménale en vitesse d'exécution )...Le groupe a sorti deux démos ,la première en 1997 "Metal heart" puis "Against the Faceless" en 1999,suivit d'un single en 2001 "Steel Lord on Wheels" .Cependant ,ils restent cependantintrouvables chez nous...Dommage...
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Commentaire @ Brice

28 Décembre 2004
Qu’est ce que nous aurions fait si ANGRA n’avait pas fait sa renaissance ? Nous aurions porté notre deuil d’un des groupes brésiliens les plus prometteurs. Finalement, ANGRA est toujours là mais a du souci à se faire, car de jeunes loups montrent leurs museaux. C’est le cas d’Hibria.
Le groupe de PORTO ALEGRE (Brésil) n’en est pas à son coup d’essai : il a déjà sorti une démo en 1997 et fait une trentaine de dates à travers l’Europe pour défendre son troisième album « Against the Faceless ». C’est donc fort de cette expérience que le groupe accouchera de son dernier album : « Deying the rules ». Et l’album porte bien son nom, car le groupe attaque les Européens sur leur propre terrain : le Heavy metal. EDGUY et consort n’ont qu’à bien se tenir. Certes, l’album ne révolutionne pas le genre, mais les compos passent comme une lettre à la poste avec tout ce qu’il faut pour plaire ; des rythmiques, du riff et des mélodies. Autre point important, la durée de l’album. Durant « seulement » 50 mn, l’album passe à une vitesse folle sans que l’on s’ennuie.
Est-ce dans les vieilles casseroles qu’on fait la meilleure soupe ? C’est HBRIA qui nous invite…

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steeve128k - 14 Juin 2006: j'en ai rien a ajouter que ce groupe sont tellement formidable
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