En 2020, le groupe Sinners
Blood s'était distingué pour la première fois, avec un premier méfait studio "
Mirror Star" qui mettait en avant un Heavy Mélodique aussi aguichant qu'aventureux. Des sonorités à la
Thunderstone,
Masterplan, y côtoyaient avec élégance une approche progressive proche de
DGM,
Evergrey et
Symphony X. Malgré cette réussite autant technique que mélodique, le groupe d'origine chilienne après 4 ans d'absence réapparaît des écrans, avec un nouvel album studio intitulé
Dark Horizons.
Pour commencer on remarque que le personnel de
Sinner's
Blood, n’a pas évolué d’un iota et semble très soudé. Toujours produit de façon remarquable par le guitariste, chanteur claviériste Nasson, le
Metal proposé sur l'opus, est toujours aussi affuté et mélodieux, mais aussi mieux équilibré que sur son prédécesseur. Il rend une nouvelle fois honneur aux qualités vocales remarquables de James Robledo. Sa voix modulable dont le timbre similaire à
Jorn Lande et Russell Allen s'avère parfaitement adaptée au genre. Cet équilibre, est également due à la performance de ses musiciens, en particulier le toucher et la puissance de feu des guitares de Nasson.
L'album commence de façon énergique, avec un "Bound" au tempo élevé, renforcé par un vigoureux riff et des leads de guitare résolument Heavy. Dans une veine similaire nous retiendrons "Enemy" et son refrain catchy (choisi comme premier single), ainsi que le direct "
Victim of the
Will" au chant âpre renforcé de chœurs accrocheurs.
Il convient également de mentionner le rampant "The Man, the
Burden And the Sea" où les claviers en mode symphonique couplé d’un riffing bien Heavy et accrocheur se font entendre. Il en sera de même avec les entrainant "It Comes In the
Dark" et "
Redemption or
Fire" qui tous deux, se distingueront par un galvanisant riff de guitare répétitif et rythme de batterie soutenue, tout comme l'éponyme rehaussé d'un riff et des leads puissants signé Nasson. Ainsi, on s'attardera aussi sur "Not Enough" à l'introduction mélodique dont on retiendra surtout un chant modulable, des chœurs grandioses, rehaussé de motifs et d'un solo de guitare inspiré rappelant Evergey. Nous noterons également l’émouvante "The
Voice Within" interprété de façon déchirante par un Jeff Robledo au sommet de son art.
Avec ce "
Dark Horizons", distribué par le label italien Frontiers Records,
Sinner's
Blood fait plus que confirmer l'essai. Il offre un remarquable disque, varié aux atmosphères changeantes inspiré par
Evergrey,
DGM et
Symphony X. Tout compte fait, admettons que nous avons là un groupe qui a énormément progressé, tant au niveau des atmosphères que de l'instrumentation, et ce, tout au long de ces 49:59 minutes. Indéniablement, il s’agit d’un réel exploit, atteint par très peu de groupes en seulement deux albums.
Dès à présent on peut aisément conclure qu'avec ce deuxième album orné d'une magnifique pochette réalisée par Stan W. Decker, le groupe chilien est en passe de devenir un véritable acteur majeur de la scène Heavy (
Power) Mélodique sud-américaine et internationale. Vivement la suite...
Excellente découverte. J'ai été attiré par la pochette et le son est en fin de compte accrocheur aussi. Merci pour la chronique
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