Corpus in Extremis: Analysing Necrocriticism

Liste des groupes Death Grind General Surgery Corpus in Extremis: Analysing Necrocriticism
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Nom du groupe General Surgery
Nom de l'album Corpus in Extremis: Analysing Necrocriticism
Type Album
Date de parution 12 Mars 2009
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album53

Tracklist

1. Necronomics 00:46
2. Decedent Scarification Aesthetics 01:47
3. Restrained Remains 03:05
4. Final Excarnation 01:43
5. Necrocriticism 02:54
6. Exotoxic Septicity 02:22
7. Adnexal Mass (CD) / Excessive Corpus Delicti (LP) 00:36
8. Virulent Corpus Dispersement 05:17
9. Ichor 03:06
10. Idle Teratoma Core 02:11
11. Perfunctory Fleshless Precipitate 01:54
12. Plexus Necrosis 01:48
13. Unwitting Donor/Cadaver Exchange 01:27
14. Mortsafe Rupture 03:24
15. Deadhouse 04:02
Total playing time 36:22

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General Surgery


Chronique @ BEERGRINDER

15 Fevrier 2009
Certains attendent depuis des lustres une reformation de Carcass qui a d’ailleurs eu lieu récemment, et espèrent un nouvel album à la clef, ce qui reste pour le moment grandement hypothétique. En revanche ce début d’année voit le retour du groupe qui est peut-être le plus digne de succéder aux anglais dans le trône du Death / Grind / Gore, j’ai nommé General Surgery. En activité depuis plus de 20 ans, et ayant sorti une flopée d’EP et Split, les suédois proposent seulement leur second album avec Corpus in Extremis – Analysing Necrocriticism (2009) toujours chez Listenable, rien que dans le titre on sent déjà l’hommage à la bande de Jeff Walker.

Un Necronomics dévastateur et express de 45 secondes renseigne de suite sur les intentions de Joacim Carlsson et les siens : en mettre plein la gueule pour pas un rond. A l’image des musiciens posant en chemises blanches maculées de sang et d’un artwork signé Sven De Caluwe) glorifiant le dieu scalpel, aucune finesse n’est décelable sur Corpus in Extremis, juste une succession de missiles Grind / Death tantôt pesants tel Restrained Remains, tantôt effrénés comme sur un Final Excarnation développant des riffs très carcassiens.

On trouve tout au long de l’album ces petits soli vicieux et très Rock’n’Roll parsemant des compositions directes dépassant rarement les deux minutes et demi, comme sur l’entame du brutal Exotoxic Septicity, combinant à merveille le côté dérangeant de Carcass et la brutalité d’un Vomitory / Deranged. D’ailleurs l’enregistrement au Off Beat Studio de Stokholm et le mastering de Peter In de Betou a porté ses fruits, la production est à la fois énorme mais sans annihiler ce côté crade qui leur va si bien, les guitares sont notamment toujours baveuses et la batterie sonne comme un hachoir claquant sur une planche à découper.

Erik Sahlström remplace ici Grant Mc Williams au chant avec application et talent, même si on sent un peu moins de folie dans le guttural qu’avec son prédécesseur, quelques lignes superposées sont du meilleur effet comme sur le long et écrasant Virulent Corpus Dispersement, très Death Metal. Entre le frénétique Mortsafe Rupture, le déjanté et groovy Perfunctory Fleshless Precipitate ou un Deadhouse final très Punk / Grindcore, les chansons sont suffisamment variées pour entraîner l’auditeur sans problème jusqu’au bout de cette excursion pathologique : un vrai bonheur.

Oui les titres de Corpus In Extremis fleurent bon la régression et sonne comme de l’anti Death moderne par excellence. Si le Death ultra rapide et technique tenait la corde ses derniers temps, ce début d’année 2009 voit le Grind / Death frapper fort avec des Cleptocracy (Kill The Client), Time Waits For No Slave ( Napalm Death) et maintenant ce Corpus In Extremis lui aussi apportant un peu de fraîcheur (avec paradoxalement des paroles pestilentielles…) et de spontanéité.

A se procurer d’urgence.

BG

16 Commentaires

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mrbungle - 22 Mars 2009: Death Grind tel qu'il se pratiquait il y a dix ans de çà; en bref, rien de bien neuf sous le soleil !!
Fabien - 24 Juin 2009: Une nouvelle fois, General Surgery maîtrise très bien son sujet, surfant impeccablement entre deathmetal puissant & carré (aux touches rétro subtiles) et folie grind-gore carcassienne aussi habile que délectable. Brutal en apparence, Corpus in Extremis est ainsi particulièrement fin à l’intérieur.

Toutefois, bien qu’il me demande encore de nombreuses écoutes approfondies (je l’apporte en vacances celui-là, sans hésitation), Corpus in Extremis me semble moins percutant que son illustre prédécesseur. Left Hand Pathology bénéficiait non seulement de l’effet de surprise, disparu sur Corpus in Extremis, mais s’était aussi imposé à moi dès les premières écoutes, à coups de These Walls Could Talk, League Of Extraordinary, Convivial Corpse, me renversant invariablement à chaque passage. La perte du growler originel Grant McWilliams reste également dommageable...

Fabien.
BEERGRINDER - 24 Juin 2009: Honnêtement la différence entre les deux albums est minime je trouve, Corpus in Extremis comporte aussi son lot de titres percutants et inoubliables tels Restrained Remains, Virulent Corpus Dispersment ou Mortsafe Rupture.

Je veux bien t'accorder en revanche que Erik Sahlström, malgré une excellente prestation reste un tout petit cran en dessous de l'ancien vocaliste.
eulmatt - 26 Juin 2009: Hmmm c'est vrai que Left Hand Pathology va longtemps rester culte pour son côté "sorti de nulle part". Corpus In Extremis est la continuité attendue, même si je me surprend toujours à sursauter quand parfois on frôle vraiment trop près le plagiat carcassien et que je ne sais plus qui j'écoute.
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