Confessions

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Nom du groupe Buckcherry
Nom de l'album Confessions
Type Album
Date de parution 18 Fevrier 2013
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album29

Tracklist

1. Gluttony
2. Wrath
3. Nothing Left But Tears
4. The Truth
5. Greed
6. Water
7. Seven Ways to Die
8. Air
9. Sloth
10. Pride
11. Envy
12. Lust
13. Dreamin' of You
Bonustracks (Deluxe Edition)
14. Give 'Em What They Want
15. When the Fire Starts

Chronique @ HeadCrush

19 Mars 2013

Plus Rock que Metal et plus séreux qu'il n'en a l'air.

Presque trois ans se sont écoulés depuis la sortie du précédent All Night Long, pas mal de temps passé à tourner puis, ils se sont décidés à donner une suite à leur dernier brûlot, et clairement ce Confessions s'avère être une excellente surprise.
Voici un album restant dans la mouvance Rock / Metal Californien avec des chansons plutôt bien foutues, arrangées aux petits oignons et produites de main de maître alors, quoi de neuf se demandera t'on ?

La réponse va venir peu à peu, en écoutant cet album qui est presque un cas d'école, un disque qui contient tout ce qu'il doit contenir pour rencontrer un succès conséquent chez les amateurs du genre.
Que ce soit l'évident Hit / single qu'est Gluttony, ou encore l'imparable Nothing left but tears ces types donnent l'impression que composer des titres aussi bien foutus est facile, limite ennuyeux mais ne vous y fiez pas, au fur et à mesure que les écoutes s'empilent, on découvre les subtilités que ce soit en terme d'arrangements ou encore de production comme la justesse des choeurs ou encore ce "juste ce qu'il faut de delay" sur les arpèges de guitare.

Ok, la sucrerie coule à flots et une titre comme The Truth est tellement prévisible que cela pourrait en agacer certains même si, une fois encore, des gus capables de composer ce genre de semi ballade, il n'y en a pas tant que ça.
Il est clair que la voix de Josh Todd fait mouche sur tous les titres, encore cette foutue impression de facilité, c'en est déconcertant, vraiment.

Ce disque n'est pas linéaire, un virage est pris à partir de Greed qui si de prime abord ne semble pas différent, délivre un texte plus corrosif que d'habitude, le soli de guitare peut faire penser à plein de choses mais, faire simple et beau n'est pourtant donné qu'à peu de personnes.

La basse est très présente et superbement mise en valeur tout au long de cet album, on la remarque un peu plus sur l'intro de Water mais, sans beaucoup tendre l'oreille, on se rend compte que le travail effectué par Jimmy Ashhurst sur l'ensemble des titres est particulièrement soigné, le rendu est superbe, tantôt omniprésent (le break de Water) tantôt complètement fondu dans la rythmique, son jeu est un des atouts de ce disque.

Deux surprises vous attendent dans ce disque, deux chansons à l'opposé l'une de l'autre et pourtant au fond, assez proches. La première parle du suicide, de l'absence d'une mère avec le regard de son fils resté, là le texte devient plus sérieux, bien sur la chanson se veut d'une certaine légèreté mais, le malaise est perceptible tant c'est chanté avec conviction, le titre ? Sloth.

La seconde surprise vient du titre Pride, pas vraiment chanté, plutôt déclamé mettant l'accent sur le texte une fois de plus. Efficace au possible ce titre est un des joyaux émaillant cet album et j'avoue que je serais curieux de le voir jouer sur une scène.

Ce disque respire une certaine maturité, parait moins insouciant que n'ont pu l'être Black Butterfly ou encore All Night Long, bien sur, cela reste du Buckcherry, identifiable dès les premières mesures mais, les textes de certains titres, la travail effectué sur la production et le mixage élevant cet opus vers des sommets démontre bien que, d'une certaine façon il y a moins de Fun et plus de travail qu'il n'en avaient jamais effectué.

Tout n'est pas parfait sur ce disque, je pense qu'un titre comme Lust ou encore un Air n'apportent pas grand chose, sans être mauvais, ils s'avèrent dispensables, reste enfin un truc comme Dreamming of you dont je ne sais pas vraiment quoi penser si ce n'est que comme les deux titres cités, il n'apporte pas grand chose.

Pour autant, cet album est une bonne surprise, je pense qu'il marque un tournant, celui d'un groupe devenant moins insouciant, qui prend un peu...de bouteille. Le résultat est réussi, je reste encore bluffé par la production, la qualité et surtout la justesse du mixage mettant chaque chose à sa place et ces compositions, juste superbes.

8 Commentaires

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HeadCrush - 20 Mars 2013: Modifs apportées Arno.

Un grand merci, en toute sincérité.
Kalamazoo - 28 Mars 2013: Alors merci pour la chronique ,pour cette petite découverte bien fun de rock de ce premier trimestre 2013.Rien a redire sur ta chro qui m'a de toute façon amené à acheter l'album.

Inconnu dans mon bataillon j'ajouterai quelques petits points .

On tient là un bel album de bonne chansons mais qui comme pour certain groupe ne marque pas une empreinte après l'écoute,on prends un grand plaisir sur le moment à l'instant T

.La production est en effet superbe digne d'un album d'Extreme d'ailleurs certain morceau pêchu rappel un peu ce même groupe jusque dans la composition.

Oui entre Extreme pour le style de composition ,The cult pour la fougue et les couplets de Greed pourrait sans souci faire parti d'un album des Red Hot,il y a de belle reference donc.

Voilà qu'en plus nous avons là un guitariste qui essai et parvient à sortir des sentiers battus avec des solos assez linéaire mais souvent dissonant évitant les descentes montés vibrato classique dans ce style. Il détourne le refrain et s'applique à découvrir de nouveau horizon dans des morceau somme toute classique.

Quand au single il est juste bon à tout casser dans la maison tellement l’énergie du refrain déborde sur ce Gluttony.,qui me rappel un «  Hell Yeah » de Rev Theory

Bref j’arrête merci encore affaire classée c'est du bon !
HeadCrush - 28 Mars 2013: Merci à toi pour ta synthèse, en effet, il ne laisse pas un souvenir impérissable mais en même temps, quand tu le vois dans ta playlist, difficile de ne pas l'écouter.

Pour les Cult et Greed il y a des "tics" comparables en revanche, je n'ai rien détecté à propos des RHCP tu pensais à un album ou une chanson en particulier ? Je suis curieux.

Il y a un élément qui ne m'a pas frappé tout de suite sur cet album, il s'agit des textes, lorsque tu les lis, un truc comme Nothing left for tears racontant un fils qui renie sa mère car elle est encore camée, Greed critique assez sociale aussi ironique que virulente, Sloth et son histoire de suicide ou Pride que l'on peut imaginer assez perso.

Drôle d'album, léger en apparence, solide dans les faits et somme toute, discret.

Parti pour passer l'épreuve du temps quoi.
vicnoctage - 14 Avril 2013: ouais, très bonne chronique..
pour ma part, je suis quand même nostalgique (déjà! ;-) de la succession de tubes qui figuraient sur leurs 4 premiers album (un peu moins sur le 2eme, en fait)...
le précédent "all night long" contenait 2-3 tubes encore mais pas mal de chansons trop commerciales et sans âme, et celui-là ne manque pas d'âme, c'est clair (on sent le vécu) mais je n'en retiens aucun réel tube...
enfin, c'est tout de même un putain de groupe de rock-n-roll, totalement sous-estimé en Europe... pfff
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