Rodrigo «
Fatality », Davi Moreira, Mikael Da Costa : pas très finlandais tout ça et c’est normal vu qu’ils sont originaires d’Amérique du sud. Cependant étant exilés en Finlande et y enregistrant leurs albums on peut considérer que ce groupe est finlandais (on va pas se la jouer droit du sang).
Pour ce deuxième album nommé
Catastrophic Scenes (2005), le trio bénéficie d'une signature chez les espagnols de X-Treem Music (ex Repulse), label du grogneur de
Avulsed. Comme le combo espagnol l’imagerie de
Kataplexia est basée entièrement sur le gore et la boucherie, ce n’est pas le dessin de Sami Haavisto qui me démentira.
Quelques secondes d’écoute suffisent à discerner leur principale influence :
Suffocation. En effet
Human Waste et Effigy of the
Forgotten ont incontestablement laissé des traces indélébiles chez
Kataplexia.
Catastrophic Scenes va droit au but et ne s’embarrasse pas de détails,
Infested Wounds démarre pied au plancher sans la moindre intro, les blast-beat de Rodrigo sont exactement les mêmes que ceux de Mike Smith, même si son jeu est un peu moins varié et technique. Rodrigo est d’ailleurs au four et au moulin puisqu’en plus d’écrire les paroles et jouer de la batterie il est aussi chanteur, à ce niveau la différence avec
Suffocation est quand même nette : beaucoup moins compréhensible que les paroles du Dieu Mullen, mais "over guttural" à la
Devourment : efficace. La production de Jani Loikas et son Course studio est minimaliste et crue, transmettant une lourdeur « crade » à
Catastrophic Scenes convenant parfaitement aux morceaux qui le compose.
Vous l’aurez compris les brésilio-finlandais (ben quoi ?) ne sont pas là pour révolutionner le monde du Death
Metal, juste pour envoyer du lourd et ça ils savent faire ! Le début de
Morgue‘s Reality ressemble carrément à Infecting
The Crypt, d’ailleurs en cherchant bien chaque riff peut faire penser à un passage de
Suffocation. Peu importe ! C’est joué avec conviction et ça dépote, c’est bien ce qu’on demande à un groupe de Death non gay il me semble… avec l’intense et technique
Ashes From Our ou encore Devastating
War, ses parties dantesques de lourdeurs, ses départs à la basse, ses harmoniques saturées monstrueuses, ses accélérations collant au siège, et ses breaks imposant, c’est réussi.
Pour ceux comme moi qui ont écouté 25698 fois Effigy of the
Forgotten,
Catastrophic Scenes de
Kataplexia est une solution de remplacement idéale, n’attendez rien de plus c’est juste bon ! Les 25 minutes de l’album sont quand même un peu courtes mais tout est concentré sans fioritures, titre bouche-trou ou intro à deux balles : si vous trouvez qu’il finit trop vite (ce qui n’est jamais mauvais signe) vous n’aurez qu’à le repasser.
BG
Death friends are not dead.
Fabien.
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