Cannibal

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17/20
Nom du groupe Bury Tomorrow
Nom de l'album Cannibal
Type Album
Date de parution 03 Juillet 2020
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album14

Tracklist

1.
 Choke
 03:47
2.
 Cannibal
 04:16
3.
 The Grey (VIXI)
 03:59
4.
 Imposter
 03:27
5.
 Better Below
 03:02
6.
 The Agonist
 04:02
7.
 Quake
 04:25
8.
 Gods & Machines
 04:05
9.
 Voice & Truth
 03:06
10.
 Cold Sleep
 03:39
11.
 Dark Infinite
 04:01

Durée totale : 41:49


Chronique @ Groaw

11 Octobre 2020

Cannibal est un bon représentant du metalcore actuel mais pourrait encore se bonifier

Figure prodigieuse de la scène metalcore, Bury Tomorrow fait partie de la vague anglaise des années 2000, aux côtés de Bleed From Within, While She Sleeps ou encore Architects. Certes, ces nombreuses formations n’ont pas tous eu le même succès, certains ayant parfaitement réussi à sortir leur épingle du jeu, sans forcément révolutionner les codes actuels. Pour ce qui est de nos artistes, ces derniers ont tendance à surfer dans la tendance actuelle avec une musique mélodique et une omniprésence de chant clair.

Fort d’une discographie solide, notamment avec leur deux derniers opus, Earthbound en 2016, avec une double prestation vocale façonnée, énergique et des morceaux sans concessions, et Black Flame en 2018, où le caractère instrumental s’est endurci pour gagner en lourdeur et en intensité, les anglais peuvent se vanter d’être dans les groupes les plus attrayants de leur génération et d’être une image montante du décor britannique. Il ne reste plus qu’à voir si Cannibal, sixième opus du quintuor suit cette belle dynamique.

Aux premiers abords, on voit que cette nouvelle galette est dans la lignée directe d’Earthbound : titres assez courts dans leur ensemble et surtout assez directs, ce qui s’apparente fortement des précédentes productions des britanniques. En ce qui concerne la recette instrumentale, on ne notera pas de grandes évolutions : Bury Tomorrow continue à exercer d’une belle bien manière un riffing qui n’est pas forcément d’une grande complexité, très moderne mais qui préserve une puissance pure et régulière.

Certains titres présentent une hargne et une rage affirmée, en témoigne Voice & Truth, où l’on ressent dès les premiers instants une ambiance assez malfaisante, dû notamment à une des guitares dissonantes, au tapping régulier mais accentuant cette sensation perverse et au chant screamé rauque et inquiétante. Au bout de quelques instants, la voix de Daniel Winter-Bates s’emballe et éjecte avec elle toute cette rancœur accumulée jusqu’à présent. Le groupe ne cache pas son attirance vers une musique plus harmonieuse et nous délivre un solo gouleyant et captivant.

Dark, Infinite, dernier titre de l’opus, suit cette même lignée agressive et dévastatrice. Le quintuor britannique nous expose le talent de leur batteur via une intro où il est seul à exposer de son expérience et de son habileté. Une nouvelle fois, la prestation vocale screamée s’avère d’une efficacité et d’une férocité redoutable. Le fait qu’il s’agisse aussi du morceau le plus hâtif et le moins esthétique de l’album, même si le refrain aurait tendance à nous contredire, attise également notre curiosité et notre soif de découvrir l’évolution de la chanson.

Cependant, même si certaines compositions attestent d’une force et d’un esprit corruptif, ce n’est clairement pas le cas pour quelques toiles qui démontrent d’une certaine fatigue et d’un manque cruel de personnalité. Quake, de par son ambiance calme et plante, aux faux-airs de balade puisqu’elle gagnera en virulence, peine à convaincre, sans doute par son chant clair trop appuyé et par sa mélodie quelconque. Le titre éponyme suit un peu cette même veine. Même si plus colérique que son précédent, la magie n’opérera pas bien longtemps, la faute à un scream et un chant clair bien trop prévisible.

Le timbre de voix, ainsi que le travail vocal de Jason Cameron présente d’ailleurs de nombreuses similitudes avec David Draiman de Disturbed. Le duo Winter-Bates et Cameron confirme les excellents ressentis des précédents opus et affiche cette touche d’originalité qui permet à Bury Tomorrow d’être encore étonnant et intéressant. Néanmoins, une fois deux-trois morceaux écoutés, on se rend compte que le schéma vocal, et parallèlement le schéma instrumental, est plus ou moins similaire, ce qui gomme les potentielles stupéfactions que nous pourrions vivre.

Cannibal est sans conteste la pièce la plus décevante de notre quintuor, même s’il garde l’identité propre du groupe. Esquisses parfois redondantes, morceaux manquant d’équilibre et sensations de temps à autre absentes signent un constat plus mitigé qu’à l’accoutumé. Malgré tout, les britanniques peuvent encore compter sur des titres beaucoup plus soignés, oppressants et violents pour maintenir une forme d’optimisme quant à leur avenir, une destinée où ils seront les seuls maîtres.

1 Commentaire

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supertiptip - 15 Octobre 2020:

Je suis complètement d'accord avec toi sauf sur un point. Pour moi Bury Tomorrow c'est du Metalcore d'hier pas vraiment du Metalcore actuel. Il n'y a pas les effets sur la voix, les prises de risques dans le chant, pas d'éléments electronique, pas de nouveau type de breakdown, pas une prod avec un son ultra modifié genre Breakdown Of Sanity... C'est un peu du Metalcore qui à une bonne dizaine d'année pour moi

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